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Sommet Afrique/Etats-Unis: Joseph Kabila est à Washington…

bjk1-Le Président Joseph Kabila est arrivé à Washington la nuit du dimanche 3 au lundi 4 août 2014 pour participer au 1°Sommet Afrique/Etats-Unis initié par le Président américain Barak Obama. Ainsi, aux côtés de ses pairs africains invités pour la circonstance, il représente la République Démocratique du Congo, pays-pivot d’Afrique centrale par lequel se croisent les Afriques francophones, anglophones, lusophones et arabophones.  Membre à la fois de l’Union africaine, la RDC évolue au sein d’importantes organisations régionales et sous-régionales comme le Comesa (dont elle assure la présidence en exercice de 2014 à 2015), la Cirgl (qui tient son prochain sommet à Kinshasa en ce mois d’août 2014), la Cééac, la Sadc etc.

 

 

            En d’autres termes, avec le leadership que lui confère sa position géographique, géopolitique et géostratégique, la République Démocratique Congo ne pouvait nullement être absente des assises de la Maison-Blanche. D’où, naturellement, la participation de Joseph Kabila Kabange, celui-là même qui avait eu le courage de déclarer à Georges Bush en 2001 : “Je viens remettre le Congo sur la table des décideurs“; tous les indicateurs de l’époque semblant avoir mis une grosse croix sur ce pays.

            Il est vrai que bien des forces politiques et sociales acquises à une frange de l’Opposition se sont déployées dans des structures formelles et informelles en vue de dissuader sinon de décourager le Président Joseph Kabila d’effectuer ce voyage : mémos, meetings, sit-in etc. sont mis à contribution pour ce faire. Il paraît même que cette nuit du 3 au 4 août 2014, un activiste des droits de l’homme, membre de Vsv, aurait été enlevé en pleine séance de prière ! De quoi rappeler l’article d’un journal proche de l’Opposition “Tshisekedi-Kamerhe-Fayulu” ayant annoncé le 30 juillet 2014 le meeting de ce jour en ces termes : ” Le meeting de ce 4 août coïncide avec l’ouverture du sommet Etats-Unis-Afrique à Washington auquel, sauf changement de dernière minute, Joseph Kabila prendra part. Un seul coup de feu à la place Sainte Thérèse sera donc entendu par tous les dirigeants qui seront présents aux côtés de Barack Obama. Ce qui ternira davantage l’image de la République démocratique du Congo qui foule aux pieds les principes de la démocratie et de l’Etat de droit“.

            Ces forces sont bien obligées de s’en rendre compte : comme le coeur, l’Etat a ses raisons que la raison peut ne pas connaître. Ce qui fait dire à Rfi, dans la dépêche intitulée ” Washington à l’heure du sommet Etats-Unis/Afrique“, mise en ligne aujourd’hui même à 6h03 : ” Barak Obama interviendra mercredi après une conférence de presse commune des chefs d’Etats, et demain pour clore le forum des affaires. C’est d’ailleurs l’axe principal de cette grand-messe à laquelle participent de nombreuses entreprises américaines“.

            La dépêche ajoute : ” Les chefs d’Etat africains arrivent à Washington sans illusions” d’autant plus que “ Ce premier sommet Etats-Unis/Afrique n’est pas le lieu pour approfondir des relations avec Barack Obama. Aucun rendez-vous bilatéral n’est au programme. Les sherpas ont d’ailleurs préparé pour leurs présidents des rendez-vous hors des rencontres officielles, avec des chefs d’entreprises et des parlementaires“.

            Certes, notant que l’Afrique est mal connue des Américains, surtout l’Afrique francophone, Rfi trouve que l’image de l’espace francophone “ n’est pas excellente à cause des crises et des changements de Constitution programmés“. Cependant, précise-t-elle, “Les sherpas des présidents en sont conscients et chacun a travaillé pour tenter de rétablir l’image d’une Afrique diverse, et qui réussit“.

            N’en déplaise alors aux oiseaux de mauvaise augure : Joseph Kabila continue d’honorer l’engagement pris en janvier 2001 d’être de tous les rendez-vous où se traite la paix pour son pays.

            Washington, au travers de la donne des affaires, doit être considéré comme un acteur sinon l’acteur majeur dans la résolution de la crise sécuritaire imposée à la RDC.

            Le séjour du Président Joseph Kabila à Washington ne peut que s’inscrire dans cette logique.

 

Omer Nsongo die Lema

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