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Scandale en RDC : « Joseph KABILA » organise la contrefaçon du franc congolais

Source: KongoTimes 

La fondation « Daruwezi », qui n’a de fondation que le nom de son fondateur, Monsieur Daruwezi, Administrateur Directeur Général de l’ANR (Agence Nationale de Renseignement) basée à Kisangani, est dirigée par l’ADG Daruwezi sous la haute protection de « Joseph Kabila » en personne. Mais cette dernière oeuvre des kulunas en cravate qui sévissent au sommet de l’Etat congolais n’a malheureusement pas pour but de soulager tant soit peu les souffrances des congolais habitant cette région où règnent toutes sortes de violence avec de multiples effets collatéraux. Cette fondation, s’il en est, sert plutôt à couvrir une activité mafieuse. Une de plus et pas n’importe laquelle! En effet, parallèlement aux autres manufactures officielles de la Banque centrale, la fondation « Daruwezi » se livre plutôt à la fabrication clandestine des vrais faux billets officiels de 100 Francs congolais qu’elle déverse directement sur le marché en dehors du circuit légal de l’institut d’émission.

Notre source très crédible et très bien introduite au sein de cette « fondation » nous a fourni une série d’informations capitales dont nous gardons encore secrètes les plus sensibles, pour le besoin de sa sécurité ainsi que pour la suite du dossier. En dehors de «Joseph Kabila» et de Daruwezi qui en sont les cerveaux-moteurs, notre source nous a communiqué l’identité de cinq autres acteurs qui participent au fonctionnement de ce réseau mafieux. Il s’agit de :

•Monsieur DJAFFAR, sujet libanais installé à Kisangani et qui est, tenez-vous bien, frère cadet du tristement célèbre KHANAFFER, celui-là même qui avait organisé l’opération analogue de contrefaçon de la monnaie nationale zaïre avec la complicité de certains généraux de Mobutu, et qui fut expulsé du Zaïre par le gouvernement Kengo en 1996.
•Mlle DARUWEZI, Administrateur-gérant de la fondation « Daruwezi », elle est la soeur cadette de l’ADG DARUWEZI. Elle est en outre la maîtresse de «Joseph Kabila». Ce qui vaut la longévité de son frère à la tête de l’ANR malgré des nombreuses et récurrentes bourdes commises.
•Monsieur Emile BONGELI qui fut naguère vice-premier ministre dans le dernier gouvernement de MUZITO.
•Monsieur Jean-Claude MASANGU, Gouverneur de la Banque centrale du Congo. Il assure une couverture de « légalité » à cette opération.
•Monsieur AUTSAI ASENGA, Gouverneur de la Province orientale.
La haute qualité des personnalités impliquées dans cette maffia aurait pu garantir l’étanchéité du réseau et de ses activités. Mais malheureusement pour la bande des prédateurs, le comportement ostentatoire de certains membres dont Emile BONGELI a provoqué la curiosité des milieux diplomatiques et financiers de Kinshasa. Parmi eux les représentants du FMI qui chercheraient à démanteler le réseau jusqu’au niveau des principaux preneurs-distributeurs ainsi que de leurs cambistes à travers le pays. Outre ce comportement «dangereux», certains membres du réseau offusqués et déçus par la mauvaise répartition des gains ont adressé un rapport confidentiel au «parrain», entendez « Joseph Kabila », pour dénoncer Mr. DARUWEZI qui empocherait à lui tout seul 60% des recettes globales, et laisserait 40% à Joseph Kabila et à tous les autres membres. Informé de la réaction très négative du « raïs » et se sentant menacé pour son fauteuil de l’ADG/ANR, Monsieur DARUWEZI a appliqué le principe de la parabole biblique en procédant très rapidement au placement de ses hommes de confiance et ses protégés à des postes stratégiques de l’ANR tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays et cela, sans tenir compte des critères administratifs d’expérience (ancienneté) et de compétence. Le cas le plus flagrant, est celui de l’affectation de son propre fils, engagé à l’ANR/DSE il y a six mois seulement, à la station oh combien stratégique de l’ANR à l’ONU avec rang de 2e Secrétaire d’ambassade. Ce jeune homme n’a évidemment suivi aucune formation professionnelle appropriée pour occuper valablement ce poste hautement stratégique pour le pays!

De son côté, le gouverneur de la Province orientale, Monsieur AUTSAI ASENGA, est très anxieux, nous dit-on, car il voit ses performances compromises quant à la réalisation du programme des « cinq chantiers » pour sa province. En effet ces derniers mois, les quelques travaux de route réalisés tambours battants l’avaient été grâce à l’affectation de quelques miettes reçues de la vaste opération maffieuse de contrefaçon de la monnaie nationale par ceux-là même qui sont responsables devant la loi de la protection du franc congolais! Mais selon deux autres sources concordantes, la fuite ferait déjà des vagues dans certains milieux diplomatiques et consulaires qui seraient tous à la recherche des preuves pour cette énième bavure au sommet de l’Etat en RDC.

Certains parrains qui avaient propulsés et imposés cet imposteur au sommet de l’Etat congolais regrettent aujourd’hui en secret leur geste. Ceux parmi eux qui veulent à tout prix garder la mainmise sur leurs pré-bandes en RDC réfléchissent déjà sérieusement sur la manière d’opérer « une fuite en avant ». L’atmosphère est donc celle d’un sauve-qui-peut, nous disent certains diplomates en poste à Kinshasa.

Informé, Evariste BOSHAB tente plutôt d’étouffer le scandale. Mais pour combien de temps ?
Dans l’entourage du Président de l’Assemblée nationale, c’est la panique nous dit-on. Notre source au sein de la fondation «Daruwezi» est formelle : Monsieur Evariste BOSHAB est pleinement saisi du dossier. Avec toutes les preuves impliquant « Joseph KABILA ». En effet, son propre cousin, Monsieur Martin IKUKI, Administrateur et ancien Directeur des Investigations à l’ANR/DSI lui a remis un dossier complet avec des preuves irréfutables. Du coup, le nouveau patron de la chambre basse du Parlement congolais fut saisi du syndrome de KAMERHE. Il se voit déjà sur la chaise éjectable, si jamais ce scandale explosait à partir de lui ou de son bureau. Il redoute surtout qu’un député de l’opposition se saisisse du dossier et provoque le scandale.

Mais pour combien de temps saura-t-il jouer à ce petit jeu de cache-cache dans cette ville de Kinshasa où la radio trottoir émet plus puissamment que la radio-télévision nationale congolaise (RTNC) ? De toutes les façons, il peut compter sur l’aide précieuse de L’oeil du Patriote qui a déjà alerté les milieux compétents à diligenter une action d’enquête pour que la vérité ne soit pas étouffée…

Paris, le 23 mars 2010

Candide OKEKE

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