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Revivez la troisième journée de notre vidéotest de « Red Dead Redemption 2 »

Et c’est avec la fin de ce chapitre 2 que s’achève notre 3e journée, ce qui n’est pas hyper intuitif mais que voulez-vous, c’est comme ça.

Quid de la suite ? Nous hésitons.

Allons-nous continuer, dès demain, à vous raconter “en live”, la suite du jeu ?

Ou alors fêter les 30 ans de la Megadrive (hé oui, c’est demain !) en rejouant en direct à certains de nos jeux préférés ?

A vous de nous le dire dans le champ “Posez votre question” !

En attendant, n’hésitez pas à retrouver :

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de week-end, et je suis certain que si William n’était pas très occupé à se faire démonter les arcades sourcilières, il en ferait autant. A bientôt !

Une authentique PlayStation 4 premier modèle.

(avec des manettes déchargées) 

Treize heures de jeu : le chapitre 3 commence.

On a déjà joué au poker ainsi que, attention, ne riez pas, aux dominos. 

Willam me dit qu’il le savait. J’avoue que je suis estomaqué. Mille fois merci. 

Il y a tout un volet “vie quotidienne”, gestion du camp, chasse, pêche, qu’on a un peu exploré hier et moins aujourd’hui, parce qu’il faut bien avancer et qu’il ne nous reste plus que trois semaines de direct.

(je plaisante)

(enfin à moitié, on revient quand même demain et mardi)

Elle est très appropriée, plutôt belle, jamais envahissante et s’adapte en permanence à l’action (ou à son absence).

Vous me faites penser que je dois publier une interview d’Olivier Derivière, qui me parlait en début de semaine du potentiel inexploité de la musique de jeu vidéo en tant qu’expression artistique.

Les menus sont lents, lourds, et assez compliqués. On s’étonne par exemple de devoir aller chercher la carte du jeu dans un sous-menu.

Et après douze heures de jeu, je ne sais toujours pas où se situe le résumé des quêtes en cours, ni même s’il existe. William prétend qu’on peut le trouver en appuyant longuement sur “Options”.

Mais pire que les menus, ce sont les combinaisons de touche à retenir. Il y a des centaines de choses à faire dans le jeu, mais plutôt que des actions contextuels, le jeu privilégie des combinaisons de touches pas forcément évidentes à assimiler, d’autant qu’on s’en sert assez rarement.

Il y a des pages très intéressantes qui ont été écrites sur le parallèle entre le jeu et la guerre, qui commence aux chatons de quelques semaines se chamaillant jusqu’à Red Dead Redemption II (avec pas mal d’étapes intermédiaires).

Le pourcentage de femmes dans le jeu est très faible. Nous n’en avons pour le moment croiser que trois, qui étaient systématiques des prostituées*. 

L’éditeur de jeu vidéo Rockstar est du reste régulièrement critiqué pour la façon dont les personnages féminins sont représentées et traitées dans leurs jeux.

* : ok, c’était vrai il y a encore trente secondes.

Je m’en remets à William.

William ?

Hmm… 3 – 1 pour Paris. 

On n’en saura pas plus.

On pense aussi à Breath of the Wild, même si le dernier Zelda propose tout de même beaucoup d’action, et des décors parfois presque abstraits par rapport au réalisme de Red Dead Redemption II. 

Personnellement je garde une tendresse infinie pour les Elite, Daggerfall ou plus récemment No Man’s Sky, jeu gigantesque dans lesquels il n’y a strictement rien à faire. Ou, à une échelle moindre, le très beau Proteus.

Bonjour Nestor,

Quand ça ne tire pas oui, à condition qu’on nous propose de faire autre chose que du cheval. 

Alors que nous avons allègrement dépassé les 12h de jeu, cette phrase, terrible :

– J’aimerais bien voir quand même le chapitre 3…

Il n’avait pas mis son clignotant, je ne l’ai pas vu arriver, je n’ai pas eu le temps de l’esquiver, monsieur l’agent. 

– “Il faut que tu payes ta prime pour pouvoir débloquer la prochaine quête…

– Ou que je meurs.

– Ou que tu meurs.

– Ou que je meurs…”, répète William, d’un air pensif qui n’augure pas que du meilleur.

On n’en a pas vraiment vues en vérité, restez tunés comme disent nos amis Anglo-saxons.

Je profite d’avoir piqué le clavier pour donner mon point de vue, pas nécessairement en accord avec celui de William : je pense que le jeu vidéo est un média très mal nommé, puisque cela fait bien 10 ou 20 ans qu’il est acquis qu’un bon jeu n’est pas forcément un jeu fun. 

Intéressant : le jeu vise par défaut le cavalier.

Si on insiste pour vouloir tirer sur le cheval, on perd des points de “loyauté” qui peuvent à terme nous causer de gros soucis avec la justice.

Alors que si on tire sur les gens, ça passe sans trop de souci. 

Il y a de la truculence dans les dialogues, mais ce n’est pas vraiment du second degré, du méta, ou juste de la parodie, comme cela peut être le cas dans GTA. 

Si vous nous rejoignez, nous testons Red Dead Redemption 2 depuis vendredi, et cela fait désormais trois semaines que Corentin essaie d’abattre cette diligence. 

Je vous l’avais dit. En malgache, certes, mais je vous l’avais dit.

Je dirais plutôt qu’il est désarçonnant. Ce n’est pas un jeu amusant, comme peut l’être un GTA. C’est une immersion, lente, méticuleuse, une ode inattendue à la lenteur, mais qui a son charme. 

On ne saurait mieux le dire, et je suis extrêmement d’accord avec vous, même si la confraternité m’interdit de vous traduire ici. 

(Ary ratsy i Corentin amin’ny lalao video.) 

Pas du tout.

Regardez la peinture par exemple : même si, techniquement, l’art de la peinture à l’huile est plutôt limitée, cela n’empêche pas certains de trouver des qualités à la Joconde.

Un jeu peut manquer de moyen technique, fonctionner sur une console peu puissante, ou souffrir de bugs, et cependant être très beau (ce qui est le cas ici).

(Faux, le malgache se rapproche du malais, pas du japonais, qui est lui généralement classé avec le coréen et l’aïnou).

Je ne me plains pas.

William préférerait être chez lui pour passer son dimanche en famille tout en étudiant les rapports entre les langues japonaises et malgaches. 

La direction artistique est très réussie mais techniquement ce n’est pas une grosse claque.

Maintenant, rappelons que nous jouons sur PlayStation 4, et que le résultat est paraît-il très différent sur Xbox One X.

Rappelons aussi qu’il s’agit du même moteur graphique depuis Rockstar Table Tennis. 

Merci au mode “cinéma”, qui nous offre la possibilité de nous sustenter tout en jouant.

On n’est pas déjà pas très, très bons à la visée, alors si on bouge en même temps, ça va pas trop arranger nos affaires. 

J’ai les réflexes d’Assassin’s Creed, je me cache dans les fourrés, ça ne marche pas.

Les dix prochaines heures de stream seront donc consacrées à fuir.

C’est tout à fait possible. 

On y reviendra éventuellement dans un second temps, le service ne sera lancé que le mois prochain !

De toute façon, il faut des semaines, des mois, des années, avant de pouvoir juger de ces jeux “services”.

Et nos tests/critiques n’ont pas toujours vocation à dire ce que valent les jeux, pour parfois plutôt se concentrer sur ce qu’ils disent.

CL : “Il y avait beaucoup de gens qui vivaient au far west à l’époque ?”

WA, en pleine fusillade : “En tout cas il y en a moins maintenant”.

Ok je descends chercher à manger, je dis à William de bien s’occuper des moutons, je reviens et c’est l’anarchie.

C’est vrai ! Merci Rantanplan. 

Je prends la manette, tremblez, moutons.

N’en jetez plus, voici et de très loin le meilleur jeu de cowboy sur Switch : 

 

Remontons sur la selle et reprenons : notre bande de hors-la-loi s’est établi au sud de la ville de Valentine et tente de se faire passer pour des gens sans histoires (ce qui est très mal nous connaître).

Il y a eu un drame à Black Water dont on n’a pas bien compris la portée ET BIM LE PANNEAU

Une remarque intéressante de Didier Pasamonik, spécialiste de la bande dessinée franco-belge, à propos de Lucky Luke :

“Bien davantage que l’Histoire, c’est le code du western qui régit les aventures de Lucky Luke. Or on sait à quel point il est fabriqué. Cette poétisation de la conquête de l’Ouest par Hollywood a d’ailleurs souvent été écrite par ses propres acteurs : Buffalo Bill, Emmet Dalton, Wyatt Earp, le héros de Tombstone, en Arizona, qui y croisa un jeune acteur, Marion Michael Morrison, connu plus tard sous le nom de John Wayne.”

Le cinéma a formé l’imaginaire du western, et tout autant que la bande dessinée, c’est également à cette école que le jeu vidéo s’est formé, s’y confrontant en permanence. 

Cela pose une question aux reconstitutions en monde ouvert comme Red Dead Redemption 2 : s’agit-il d’une reconstitution historique des Etats-Unis de 1899, documenté par des livres d’histoire ou des témoignages d’époque, ou d’une reconstitution spatiale d’un monde de western, fantasmé à travers le septième art ? 

(Si vous avez la réponse, merci d’écrire à Pixels, Le Monde, 80 boulevard Auguste Blanqui, 75013 Paris). 

Pour ceux qui nous rejoignent : nous testons en direct Red Dead Redemption 2, pour la troisième journée consécutive. Notre avis sur le jeu évolue au fur et à mesure que nous avançons, et après de premières heures assez poussives et malgré la lourdeur et la raideur du héros, on prend désormais du plaisir à vivre cette vie de cowboy crotteux, immersive et pas si trépidante. Par exemple, Corentin, qui tient la manette, vient de s’exclamer “Je me demande si on peut prendre un bain”.  

Alors qu’Arthur, le héros, s’engouffre un ragoût au clair de Lune pendant que nous devons encore attendre nos plats 14 minutes dans le studio vidéo du Monde. La vie est tellement injuste.

Absolument zéro fois. Il faudra peut-être voir au chapitre suivant. 

Il ne le sait pas. Nous sommes des journalistes honnêtes, mais en tant que cowboys, nous avons nos moments de faiblesse. 

Excellente question, Catel. C’est effectivement pertinent et cela colle dans les date : les jeux de survie comme Rust ou Ark ont effectivement explosé entre 2012-2014, durant la phase de conception initiale de Red Dead Redemption 2, et on peut en effet sentir le parallèle. Même s’il intègre cette dimension très différemment.

Je lui pardonne beaucoup de choses, c’est lui qui a commandé notre pitance pour ce midi.
(Que nous attendons un peu fébriles, il faut reconnaître)

Elle est franchement impeccable, variée, dans le ton, immersive, intelligemment utilisée, bien placée, et je cherche un reproche mais je n’en trouve pas, à part, peut-être, que le bruit du ventilateur de la PS4 en fond sonore ne fait peut-être pas très western (mais quoique, il y avait des ventilateurs aussi dans les saloons, et bruyants eux aussi, de quoi se plaint-on ?) 

“On est à douze heures de jeu, et il m’apprend comment on regarde par la fenêtre. J’ai l’impression que l’aventure entière est un tuto sans fin”, s’esclame Corentin, sans que l’on puisse savoir s’il s’agit d’un compliment ou d’une critique.

Je m’en veux tellement.

(bonjour)

“Pourquoi ?”, demande Corentin, manifestement plongé dans sa partie. “Demain ?”, propose-t-il un peu au hasard sans trop savoir qui lui parle et pourquoi. Cet homme ne le dit pas, mais il joue et il a faim, ses capacités cognitives maximales ont été atteintes. 

Autre élément historique, dont Red Dead Redemption 2 ne rend pas vraiment compte, contrairement à une idée répandue l’anglais n’est pas la seule langue parlée à l’époque (vision faussée par les films tournés par Hollywood). Les colons allemands sont très nombreux, notamment dans le Nord central des Etats-Unis, où semble se dérouler le jeu. Sur la décennie 1880-1890, l’immigration allemande représente même

plus du quart

de l’immigration européenne totale du pays. 

Comme souvent dans les jeux Rockstar, les noms de lieux sont fictifs, et le monde réel librement réinterprété. Pour l’instant, on pense pouvoir affirmer que nous ne sommes pas au Texas (ni à Levallois-Perret). 

C’est très fluide et bien amené. Contrairement aux productions Ubisoft qui séparent de manière parfois artificielle leur carte en région, le monde de RDR2 est organique, on passe d’un paysage à un autre juste en se baladant, et il faut consulter sa carte pour s’apercevoir du chemin parcouru. C’est très élégant. 

Le sachiez-vous ? Le gouvernement fédéral octroie à l’époque des lots fonciers massifs aux compagnies ferroviaires pour encourager leur développement, souvent au détriment des tribus indiennes. C’est la naissance des premiers magnats du rail, comme Cornelius Vanderbilt, et dites-moi si je vous embête, Corentin fait rien qu’à se croire au cinéma.

Pour se faire une idée, entre 1840 et 1920, le réseau ferroviaire américain est passé de 5 000 kilomètres à 360 000, essayé-je d’expliquement doctement en lisant mon livre pendant que Corentin met le dawa au Dakota.

Commençons par un point commun inattendu et non moins essentiel entre Lucky Luke et Red Dead Redemption 2 : les trains, moyen de locomotion ô combien emblématique de la période. Ils donnent même leur nom (ou presque) à un album du célèbre cow-boy franco-belge, Des rails sur la prairie. Dans RDR2, ils servent de moyen de locomotion entre les villes – à ce stade, le jeu n’offre pas de fonction téléportation, et les chevaux étant très lents, on est bien content d’en attraper un – parfois comme on peut, comme l’a lâchement immortalisé mon éminent binôme).

Il est tout à fait vrai que Lucky Luke n’est jamais sorti sur Mega Drive, et qu’il s’agissait à l’époque d’une exclusivité Super Nintendo. (Si vous êtes venu.e.s voir des vidéos de jeux vidéo de cow-boy, vous êtes bien tombés)

L’exigence de clarté nous oblige à expliquer que nous fêtons demain les 30 ans de la Mega Drive (principal événement jeu vidéo de cette année 2018) ; que nous affichons depuis le début vendredi de ce vidéo-test de Red Dead Redemption 2 une inquiétante fébrilité devant les attaques de loups et une attirance toute aussi inquiétante pour les arbres (souvent expliqué par une distraction, comme la lecture de vos nombreuses questions et délicieux commentaires). 

L’objectif, vous l’aurez compris, est de live-lire un fact-check d’une bande dessinée pendant un test en streaming d’un jeu vidéo. Autant dire qu’à côté, l’opéra Wagner et son art total fait profil bas.

Voici par ailleurs le livre qui nous accompagnera aujourd’hui (on ne voulait pas déranger un ou une vénérable universitaire un dimanche) : 

Plutôt agréable, voire très réussie en action, même si on ne comprend toujours pas très bien les différentes jauges à l’écran. En revanche, l’interface dans les menus est particulièrement mal fichue, avec une carte disponible dans un sous-menu et une sélection d’armes abominablement pas naturelle. 

Je transmets à Corentin : la boussole est intéressante, car on peut l’afficher tantôt façon GPS, boussole à l’ancienne, ou ne pas l’afficher, selon le degré d’immersion et d’aides voulus. 

Enfin, si j’écris beaucoup, c’est tout simplement parce que Corentin a pris d’autorité la manette pour jouer en premier.

Enfin, nous serons accompagné aujourd’hui non pas d’un invité, mais d’un livre, Les personnages de Lucky Luke et la véritable histoire de la conquête de l’Ouest, qui nous servira autant de matériau pour remettre en contexte Red Dead Redemption 2 que pour nous replonger dans l’histoire des Etats-Unis à la fin du 19e siècle.

Il nous est également arrivé à certaines reprises de tirer sur des brigands, ce qui relève à ce stade un peu de l’obligation syndicale pour ce genre de jeu, mais de manière étonnamment rare. Cette nouvelle session sera l’occasion d’essayer d’avancer dans l’histoire et de voir si elle est capable de nous proposer quelques séquences épiques (sans vouloir manquer de respecter à nos sympathiques mais néanmoins extrêmement calmes randonnées équestres d’hier)

Samedi, cinq heures de jeu plus tard et enfin sorti d’une introduction abominablement lente et dirigiste, on a découvert un monde vibrant et immersion, et une approche du western étonnamment réaliste, parfois proche de la simulation. En tout cas, on a brossé notre cheval, préparé notre café, rasé nos favoris, mangé des boîtes de conserve et pêché au fromage, et c’était bien comme dans un jeu Animal Crossing. 

Vendredi, à l’issue de nos cinq premières heures de jeu, l’avis de Pixels était plutôt mitigé, partagé entre d’un côté de réelles innovations dans la manière d’amener la narration, et une impression générale de lourdeur, manette en main, comme dans la navigation et l’exploration. Il y a même eu quatre bâillements (le professionnalisme nous a formellement obligés à les compter).

Hier, nous étions en présence d’Alexis Blanchet, maître de conférences en études cinématographiques et spécialiste des liens entre jeu vidéo et cinéma. Il a répondu à vos nombreuses questions – réponses dont vous pouvez trouver une sélection dans l’article qui s’affiche en dessous de cette phrase à l’évidence trop longue. 

Françaises, français, Calamity Jane, Calamity John, nous avons le plaisir pour notre troisième jour de test en direct marathon au format étonamment vidéotextuel (TEDMAFEV pour les intimes) de Red Dead Redemption 2.

L’origine de l’article >>

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