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réunion mi-janvier des présidents d’Afrique australe sur la question des FDLR

fdr-Les présidents des pays d’Afrique australe se rencontreront à la mi-janvier pour décider des suites à donner au non-respect par les rebelles rwandais dans l’est de la République démocratique du Congo de l’ultimatum fixé pour leur reddition.

“L’ultimatum fixé par les chefs d’Etat et de gouvernement (…) aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) pour leur désarmement, sous peine de représailles militaires, a expiré le 2 janvier”, a constaté dans un communiqué le président sud-africain Jacob Zuma.

Au sein de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le président Zuma est plus particulièrement en charge des problématiques de sécurité et de défense. Seulement 337 rebelles – sur les 1.500 à 2.000 que compteraient encore les FDLR – se sont rendus depuis l’établissement de l’ultimatum à la mi-2014. “Les FDLR n’ont pas complètement respecté, pour l’instant, les conditions imposées par cet ultimatum”, a déclaré Jacob Zuma.

Graves exactions contre des civils

Les chefs d’Etat d’Afrique australe se rencontreront en Angola les 15 et 16 janvier pour décider de la réponse à donner aux FDLR. M. Zuma a assuré que la SADC est prête à jouer pleinement son rôle. Les FDLR, dont des chefs sont accusés d’avoir participé au génocide des Tutsi en 1994 au Rwanda (800.000 morts selon l’ONU) commettent depuis des années en toute impunité de graves exactions contre les civils congolais (viols, meurtres, pillages, enrôlements d’enfants-soldats) et se livrent à de nombreux trafics, notamment d’or et de charbon de bois.

“En attendant, la SADC lance un appel urgent et sincère aux dirigeants des FDLR et à tous les combattants restants afin qu’ils se rendent immédiatement et sans conditions”, a lancé le président sud-africain.

Les pays de la SADC sont engagés dans la lutte contre les FDLR dans l’est congolais aux côtés des casques bleus de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco). L’Afrique du sud, le Malawi et la Tanzanie participent notamment à une brigade d’intervention de la Monusco, forte d’environ 3.000 hommes et déployées dans les Nord-Kivu et Sud-Kivu, provinces de l’est de la RDC les plus affectées par les exactions des FDLR.

Jeune afrique

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