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RDC: Impayés depuis près de dix mois – Les assistants de l’Unikin menacent de débrayer

Par Diosso Olivier

logo_unikin1L’impaiement des salaires constitue, dans la plupart des cas, le motif d’arrêt de travail et de grève amorcée par les employés tant du secteur privé que public. L’Enseignement supérieur et universitaire n’est pas épargné. A l’Université de Kinshasa (Unikin), des assistants, attendant leur mécanisation depuis de longs mois, s’apprêtent à sécher les enseignements.

Les assistants de l’Université de Kinshasa (Unikin) nommés depuis avril 2009 demeurent à ce jour impayés, signale Digital Congo. Ils refusent d’être considérés comme des bénévoles, bons pour le travail d’intérêt communautaire. Aussi envisagent-ils observer un arrêt de travail après une marche de protestation projetée dans les tout prochains jours pour exprimer leur mécontentement, indique la source. Qui fait remarquer qu’ils mettront ainsi le gouvernement devant ses responsabilités.

Les membres du corps académique de l’Unikin sont étonnés de constater que la régularisation de leur cas pour la mécanisation tire en longueur. Alors qu’ils auraient appris que le paiement de leurs salaires devait débuter au cours de l’exercice budgétaire 2009. A en croire la même source, «la régularisation de leurs cas a été recommandée pour 252 nouvelles unités par l’Assemblée nationale à la suite d’une commission d’enquête diligentée sur les maux qui rongent l’Université de Kinshasa, et présidée par le député Denis Kambayi depuis 2008. Et la prise en compte de ces nouvelles unités aurait été alignée dans les prévisions budgétaires de 2009.»

Malheureusement, relève Digital Congo, ces enseignants de l’Unikin, qui ont presté pendant plusieurs années et après l’engagement formel décidé par l’Assemblée nationale et autorisé par le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (Esu), totalisent près de 10 mois d’arriérés de salaires auquel ils ont pourtant droit depuis leur nomination.

C’est ainsi que, rapporte la source, ils sont déterminés à saisir l’Assemblée nationale pour que dès la reprise de la session parlementaire prochaine, le ministre de l’ESU et son collègue du Budget puissent faire l’objet d’une interpellation. Ils auront à s’expliquer sur l’utilisation des crédits alloués dans le cadre de la rémunération des concernés. Pour un des assistants interrogés par la source, la justice ne peut être administrée à deux vitesses. Car personne ne peut accepter de travailler sans être payé, alors qu’on est responsable d’une famille.

Aussi demande-t-il «au gouvernement Muzito de payer leurs arriérés de salaires afin que la justice soit aussi appliquée pour eux comme il doit l’être sur tous les plans».

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