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RDC: Une clause de l’accord-cadre signé par onze pays africains divise la classe politique congolaise (SYNTHESE)

Ban addis abeba– La clause sur la réforme des institutions de l’Etat souscrite dans l’accord-cadre signé le 24 février à Addis-Abeba par 11 pays africains dans l’objectif de pacifier la partie est de la République démocratique du Congo (RDC) , a divisé la classe politique congolaise.

“La réforme des institutions de l’Etat ne signifie pas qu’il y a une illégitimité du pouvoir”, a déclaré mercredi Raymond Tshibanda, ministre des Affaires étrangères, lors d’un point de presse tenu à Kinshasa, ajoutant que “la RDC est un pays qui est encore en reconstruction, donc la réforme n’est pas encore terminée”.

Pour le chef de la diplomatie congolaise, la réforme doit continuer dans les secteurs de la décentralisation, de l’armée et du service de sécurité de l’Etat.

“Le président de la République parle de la concertation et de l’échange en vue de renforcer la cohésion nationale face à des menaces qui surviennent de plus en plus, mais les amis de l’opposition reprennent la chose et la transforment à leur goûts. Ils parlent d’un dialogue national”, a indiqué mecredi Lambert Mende, porte-parole du gouvernement.

“Il y a plus d’un mois que le président a commencé à préparer cette initiative, il y a des acteurs au niveau institutionnel et même non institutionnel qui ont été reçus par le président, tout cela s’inscrit dans le cadre de ces concertations, il faut donc oublier le dialogue national, c’est déjà dépassé et ca fait parti de l’histoire de notre pays”, a-t-il ajouté.

Contacté par téléphone, l’opposant Vital Kamerhe, président national de l’Union pour la Nation congolaise (UNC), a estimé que le chef d’Etat doit restructurer les institutions de l’Etat, notant que ceci prouve à suffisance qu’il y a une absence de légitimité des institutions actuelles en RDC.

D’après M. Kamerhe, cet accord-cadre, qui demande au gouvernement congolais de promouvoir les objectifs de la réconciliation, de la cohésion nationale et de la démocratisation, ouvre implicitement la voie à un dialogue national qui doit être inclusif et piloté par un médiateur neutre encadré par des co- méditeurs nationaux qui maitrisent mieux les problèmes du Congo ( RD Congo).

Pendant ce temps, dans la capitale congolaise, les opposants ne cessent pas de clamer haut et fort pour l’organisation d’un dialogue national, dont les sujets doivent porter sur tous les problèmes politiques et sociaux, surtout la crise de légitimité des institutions depuis les élections de novembre 2011.

L’accord-cadre, signé par onze pays de la région, est destiné à stabiliser la RDC, où les conflits ont provoqué une grave crise humanitaire. L’avancée du groupe rebelle armé du M23, qui avait pris le contrôle de la ville de Goma fin 2012, a notamment entraîné d’importants déplacements de population.

 

Source: Xinhuanet

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