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RDC – BELGIQUE- Circulaire sur le Passeport : Henri MOVA SAKANYI: Vilipendé à ZAVETEM par les passagers Congolais désabusés par la tracasserie douanière Belge à l’arrivée d’un vol N° 359 du 27-01-2010 en provenance de Kinshasa.

Par BONGOS Roger

Chaque vol en provenance de la RDC et à destination de la Belgique est un calvaire pour les Congolais

 Embarqués le jeudi soir (22h30) à l’aéroport de Ndjili, les nationaux en séjour dans la capitale congolaise pour les festivités marquant la fin d’une longue année. Ne s’attendaient pas de vivre un calvaire à leur arrivée sur le sol Belge (Douane). Les uns pour la sortie vers la ville de Bruxelles, les autres en correspondance pour Londres et Paris.

Connaissant le comportement acerbe et acariâtre de ces douaniers et profitant par la même occasion pour marquer le soutien inconditionnel au refus de visa à leur Ministre humilié joyeusement par Kinshasa. Ils avaient durci le ton et les contrôles en représailles des humiliations subies par le gouvernement Congolais (de bonne guerre). La fermeté que les Congolais de la diaspora apprécient!

Aujourd’hui ces douaniers redoublent leur brutalité à l’encontre des congolais sous prétexte d’une touaille adressée dans leur administration par la chancellerie Congolaise, portant sur la caducité de l’ancien passeport.

Intraitables, bornés sans concession, exhibant la circulaire de l’Ambassadeur qui met à mal les voyageurs congolais. Celle-ci dira sans détour que les anciens passeports ne seront plus valables à compter du 1er janvier 2010. Dans chaque mutation ou transformation d’un contexte, le délai imparti est primordial pour permettre aux personnes désireuses d’obtenir ce document de s’affairer pour rester dans le délai. Et également de permettre à l’administration initiatrice de l’action, ait le temps de faire les derniers réglages pour la bonne marche des opérations.

 Un temps pour la transition à la lumière de l’Euro et le franc Belge, commente un occidental témoin de cette bévue. Le temps de la distribution de ce fameux sésame à la majeure partie de demandeurs. Il s’avère aussi que ces passeports ne sont pas disponibles dans la boutique d’Henri MOVA. Quoi faire ?

 La cinquantaine de Passagers excédés, fatigués par ce long voyage, le froid hivernale qui frappe le continent suivi de ce qu’ils qualifient tous d’agression de ces agents zélés.

Les prémisses de pétages de plombs pointent à l’horizon ! La montre tourne pour les Parisiens et Londoniens qui devaient faire leurs correspondances en 1 heure, en traversant le long couloir pour attraper le vol de 9h45’. La tension monte entre les douaniers et les passagers en correspondance. Ceux qui devraient terminer leurs courses à ZAVETEM (Belgique) adoptaient une attitude de réserve, de peur d’être poursuivis par leur pays d’accueil.

Circulaire irresponsable et contestable

Les noms d’oiseaux fusent à l’encontre de Monsieur MOVA SAKANYI. Comme la température est rude dans toute l’Europe, ce chef de la diplomatie Congolaise a été habillé pout l’hiver, il n’aura pas besoin d’aller faire le lèche vitrines pour les soldes d’hiver.

Chaque minute grignotée par le temps, la tension était à son paroxysme. A 10 heures 30, pour préserver la sécurité de l’aéroport. Dans une grande cohue, le patron de ce service a prit la résolution dans le souci d’apaiser cette foule incontrôlée, d’appeler la chancellerie Congolaise pour son aval.

A 11h15, le tout puissant MOVA SAKANYI Ambassadeur, donnera son quitus dans la huée qui caractérise l’incurie de sa décision contestée sur le fond et sur sa forme. Qui d’ailleurs le classifie dans l’approximation professionnelle qui ne le grandit pas suite à ces multiples désagréments subis par les Congolais. Les décisions à l’emporte pièce sont souvent synonymes caractéristiques de manque criant de concertation.

Le drame de voyageurs portant le passeport Congolais et produits exotiques

Comment peut-on prendre une telle décision arbitraire d’envoyer une circulaire de cette nature, sans prendre la mesure de la gravité de cette démarche. D’autant plus que, ces fameux passeports ne sont pas disponibles dans des ambassades Congolaises à travers toute l’Europe. Cette décision inique nous amène à fortiori dans un anachronisme sans précédant. S’exclame Francine M, (Londres) une jeune Congolais. Elle conclue en ce terme ; Maintenant qu’est ce que je dois faire? Je viens de louper ma correspondance, quelle incompétence de cette chancellerie !

Brigitte B. L. (Paris Melun) la quarantaine bien trempée au regard doux, médusée perdant son latin, avec un rictus nerveux, dira dans son désarroi ; Je n’ai même pas un radis pour prendre un hôtel, un TGV même pas de quoi acheter une carte téléphonique pour prévenir ma famille.

Les douaniers dans leurs folies et le non respect de clients, ont été inflexibles, démerdez-vous ! Ou vous attendez le vol de demain samedi 09 janvier 2010 à 08h45 ou vous prenez un train pour Paris ou Londres. Le malheur ne vient pas seul, les intempéries ont affectée les réseaux ferrés. Impossible d’attraper un train pour ces destinations. La crise de nerf ! Lâchera- t- elle avec une petite larme. C’est dramatique ce que ces Belges font de nous, ils nous traitent comme de moins que rien. Pourquoi donc ?

Ils exigent à tous ces passagers d’ouvrir leurs valises sans tarder. Tous sans exception ! Ils fouillent, extirpent de ces valides, tous les poissons fumées, les Fubwa, Pondu ( produits exotiques, feuille de manioc). Ils les mettent de coté. Un bon pactole pour le commerce parallèle !

Une dame remontée lance son cri de détresse, pourquoi ils nous laissent voyager avec de tels documents et nous compliquer à l’arrivée ? Ils volent nos aliments sous prétexte de les détruire ! C’est un acte délibéré, de mépris et raciste pour humilier les Congolais. En plus avec l’aide de notre ambassadeur.

Une autre crie dans une démence dans pareille, miyibi, miyibi (voleurs, voleurs). Quand la douane saisi un produit illicite, dans la loi douanière, elle doit vous produire un procès verbal de destruction. Là nous n’avons que nos yeux pour pleurer.

Les douaniers Belges revendraient les produits exotiques saisis auprès d’un réseau bien organisé

Un de ces douaniers, arrache la valise de Brigitte B. L. pour l’exiger de l’ouvrir sous peine de destruction. Elle s’exécute ! Les MBOTO « moto moko » (Poissons d’une qualifié exceptionnelle) sont saisis. Il le pèsera avec un sourire narquois (9kg), et dira à la victime, c’est destiné à la destruction… La pauvre Brigitte supplia le douanier de lui en laisser un seul paquet. Elle repartira avec son seul paquet, révoltée et lui dit. Allez y, les vendre à Matonge chez des personnes qui magouillent avec vous, et vous achèterez de quoi à manger à vos enfants avec l’argent sale ! ses 350 $ partis en fumée, comme les poissons d’ailleurs.

Une dame d’un certain âge, commerçante sur Bruxelles (restaurant à Uccle), soufflera dans l’oreille de Brigitte ; Vous avez raison ma chérie, j’ai déjà trouvé dans un magasin à Ixelles mes produits qui ont été saisis ici même. Ce jour là, j’ai beaucoup pensée à MOBUTU qui disait, il faut un corrupteur pour avoir un corrompu !

Un petit collectif est constitué pour réclamer une solution immédiate à cette épineuse histoire. Ils se trouvent face à un mur d’incompréhension déconcertante. Un vrai mur nauséabond Belge sans cœur éprit de haine et de préjugés. Pendant ce temps, notre Ambassadeur est au petit soin dans ses bureaux feutrés.

A 12h40’, la survie humaine fait surface, chacun commence à trouver la solution à ses problèmes. Ce n’est pas le propre de Congolais de faire bloc devant une situation de crise. La seule malheureuse dame qui est restée à l’aéroport, ne sachant quoi faire ou mettre la tête, sans sou dans la poche. Elle trouvera son salut, seulement avec son téléphone qui fonctionne avec un petit crédit.

Sa famille prend en charge cette pauvre dame par l’intermédiaire d’une personne vivant à Bruxelles. Elle quittera l’aéroport à 14h45, soulagée et extenuée par cette mésaventure !

Au final, elle a perdue : 350$ de poissons, du temps, un billet de TVG , un billet d’avion à moitié utilisé et la confiance à nos gouvernants.

Les Congolais, gros clients chez le voyagiste SN

A l’image de ce traitement infligé aux Congolais par le voyagiste Belge SN, j’ai pris la ferme résolution d’aller à la pèche d’information. J’ai poussé la porte de 3 agences de voyages. Une en face de TATI Barbes, 2 sur château d’eau. (Boulevard). Ma question se portait sur les meilleurs clients de l’agence. Les deux agences de château d’eau, ont été claires, c’est les Congolais qui font les 2/3 de leur chiffre d’affaires.

 A titre d’exemple concret, la capacité d’ un avion – A340 ou A340 Prestige est de 280 à 300 passagers. A raison de 8 voyages A/R par semaine vers la RDC, la société de transport aérien fait un Chiffre d’affaires colossale à raison d’une moyenne de 950 € par client pour la SN en basse saison et 1500 en haute saison. Et une moyenne de 1500 € pour AIR France en basse saison. 2500 € pour la haute saison. Faites le calcul, le créneau est porteur ! (AIR France / KLM a fait une progression de 79% sur le remplissage de sa flotte, avec une rentabilité annuelle sur l’ensemble de réseaux de 25 800 M€, +11,8%.)

Le mépris de voyagiste SN avec ses reflexes colonialistes à l’égard des Congolais

Un tour chez SN à Roissy Charles de Gaulles. Même constat, la prédominance viendrait de la communauté Congolaise (bon client). Pourquoi, traitent-ils les Congolais avec mépris et dédain ? Pour le gouvernent Congolais ne mettrait-il pas une flotte pour ce long courrier ? (même un achat en leasing) La scène que j’ai vécue personnellement à Roissy m’a poussé à traiter cette compagnie de ségrégationniste. Pourquoi les douaniers français « laissent-ils passer les produits exotiques » en provenance d’Afrique ?

Bonne année à Son excellence Monsieur Henry MOVA et son équipe.

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