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Que révèle-t-elle exactement la polémique interminable sur le Traité de Nice ?

 

Joël Asher Lévy-Cohen *
Joël Asher Lévy-Cohen *

-‘‘Les faiblesses d’un Peuple moribond’’ ou ‘‘les tares d’une Nation désenchantée’’                                                                                                              Autopsie et psychanalyse d’une Collectivité déboussolée

La Ville française de Nice est, en réalité, le chef-lieu du Département des Alpes-Maritimes. Elle est, surtout, réputée pour ses casinos, lesquels attirent comme des mouches les grandes fortunes de la planète. Située sur la célèbre Côte d’Azur, celle-ci n’est pas du tout étrangère à la vie politique congolaise. Cela est d’autant plus vrai qu’elle a, d’ailleurs, servi autrefois de résidence domiciliaire, tout comme de lieu de villégiature, au tristement célèbre Maréchal-despote Mobutu Sese Seko du Zaïre.

Force est de reconnaître qu’en qualité de résidence du chef de l’État zaïrois, un certain nombre de pièces politiques et diplomatiques s’y sont bel et bien déroulées. Parmi celles-ci, la fameuse rencontre Tshisekedi-Mobutu le 21 novembre 1996 en vue de ressouder la cohésion nationale face à l’agression physique de la souveraineté étatique par trois pays limitrophes. À savoir : ‘‘le Burundi, l’Ouganda, et le Rwanda’’. Au cours de cette guerre d’agression et de partition, ces puissances régionales agissaient, en fait, sous le couvert de la tristement célèbre Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL).

De nos jours, Nice est en passe de devenir évidemment un lieu de cauchemar pour le Peuple congolais. Surtout pour avoir été le ‘‘théâtre’’ de la signature d’un Traité qui porte son nom le 17 janvier 2012. En fait, cette convention lie le Conseil national congolais (CNC), une plate-forme politique et gouvernementale créée par ledit pacte, à la Confrérie des Hospitaliers et à l’Union fédérale industrielle et financière pour la réalisation des programmes présidentiels de la Fédération de Russie. Conformément à la volonté des parties signataires, l’objectif primordial dudit accord se résume substantiellement à la liberté et à la démocratie, à la sécurité et à la prospérité, donc à la dignité au profit du peuple de la République démocratique du Congo.

Ce faisant, ledit accord attribue au Collège Hospitalier un pan insignifiant du territoire de la République démocratique du Congo. En fait, il lui octroie une superficie totale de 25 Km2. Aussi octroie-t-il l’exploitation exclusive des ressources pétrolières de cet État au consortium russe susmentionné. Bien entendu en échange d’un certain nombre d’avantages matérialisés sous forme d’infrastructures et d’équipements, de droits et profits. Il importe de souligner effectivement que ce pacte est abusivement associé au bradage du territoire national et, par voie de conséquence, à la prostitution de la souveraineté du pays.

Toutefois, que révèle-t-elle exactement l’âpreté de la polémique qui entoure la divulgation dudit Traité de Nice à l’opinion publique ? Il convient de constater que celle-ci intervient une année après sa signature et son entérinement ! Alors que toutes les tractations entourant l’accouchement de cette convention de Nice étaient publicisées. Force est, par ailleurs, de constater que cette polémique continue toujours de gronder. Elle n’a guère du tout l’air de désenfler. Elle continue de faire rage avec les mêmes acteurs. Surtout les mêmes débatteurs qui ressassent à longueur de journée les mêmes arguments. En les lisant, tout comme en les écoutant débiter les mêmes discours, d’ailleurs formatés par le logiciel de la propagande et de la démagogie, on a véritablement l’impression d’écouter les mêmes paroles, le même refrain d’une même chanson, sur fond d’une même musique, sur un même disque rejoué à maintes reprises sur une même chaîne.

Y a-t-il, à cet égard, des raisons particulières qui expliquent véritablement cette absence de dégonflement ? Il importe de souligner que la diaspora congolaise regorge, en réalité, beaucoup de laissés-pour-compte de la société occidentale. Pour meubler leur temps, ‘‘Internet’’ est bel et bien devenu un expédient favori.

Une chose est sûre et certaine, l’acuité du débat, ainsi que sa longévité sur la toile – cela fait d’ailleurs pratiquement plus d’un mois que la polémique fait rage sur l’Internet – traduit un profond malaise dont souffre cruellement l’homo congolensis. Il prouve au moins que le Congolais est, en effet, un être traumatisé. C’est un sujet, à n’en point douter, déprimé. Ce mal qui ronge sournoisement son psyché, terrasse violemment sa personnalité, s’exprime brutalement par son manque évident de réalisme et de pragmatisme. Cela est d’autant plus vrai qu’il n’a pratiquement pas de prise sur la réalité ambiante.

Façonné à l’image d’un potier par le Mobutisme destructeur de l’âme humaine, le Congolais finit par perdre tout repère. Il se conduit très exactement comme un véritable tonneau vide abandonné à lui-même sur un sentier abrupt. Lorsqu’on observe d’ailleurs ses moindres faits et gestes, on constate plutôt un individu totalement absent. Il est donc ailleurs. Cela veut dire que celui-ci vit dans le vide, dans le néant. Même un vide a un fond qui obéit à ses propres principes.

Toutefois, le vide du Congolais n’a absolument ni loi ni règle. Conséquence logique : ce sujet n’a pratiquement plus la tête sur ses épaules. Cet être inconscient se comporte aisément à l’image d’un ‘‘zombie’’, d’un ‘‘possédé’’ ou d’un ‘‘envoûté’’ qui fonctionne à l’instar d’une véritable machine. Non pas selon sa propre volonté mais plutôt selon les phantasmes et les lubies d’un manipulateur patenté. En clair, il a perdu toute conscience éclairante. Il a perdu toute faculté mentale. En fait, il ne jouit pratiquement plus de toute lumière intellectuelle lui permettant d’apprécier son environnement avec un sens critique, surtout un sens de responsabilité et de discernement propre aux êtres humains.

Le traumatisme d’une Nation

Le ‘‘Mobutisme triomphant’’ a bel et bien laissé des traces indélébiles dans le subconscient congolais, telles que le goût de la mégalomanie, le dédain de son entourage, le mépris viscéral de son prochain, l’inhibition de l’intelligence créatrice et de tout esprit d’initiative, le vedettariat ou l’esprit du m’as-tu-vu. Parmi d’autres séquelles mobutistes qui continuent de handicaper profondément et mentalement le Congolais, il y a bien sûr l’allergie au débat contradictoire, la versatilité, la réfraction tous azimuts du développement et du progrès humain[i]. De tout temps, celui-ci a pratiquement vécu dans une véritable zone de confort qu’il estimait indéfiniment acquise en raison d’une propagande politique et d’une idéologie partisane qui l’ont rendu complètement amnésique, apathique et insensible à toute évolution.

‘‘À chaque chose malheur est bon, dit-on’’ ! C’est cette guerre sévissant très virulemment dans l’Est de la République démocratique du Congo qui est venue ouvrir les yeux endormis du Congolais. Ces affrontements militaires ont fait voler en éclats plusieurs certitudes nationales. La première de ces vérités instillées par l’idéologie du pouvoir autocratique est la ‘‘grandeur’’ inestimable et la ‘‘puissance’’ incommensurable du pays dans sa sphère d’influence immédiate.

À ce niveau, ce conflit armé des plus meurtrier a, effectivement, prouvé que le Grand Congo merveilleusement chanté par le ‘‘nationaliste’’ et ‘‘panafricaniste’’ Patrice Emery Lumumba, y compris le paléo-révolutionnaire Laurent-Désiré Kabila, n’était en vérité qu’une forteresse en papier, un château de sable. C’est cette suprême humiliation qui est très mal vécue par l’être congolais. Fortement ébranlé dans son orgueil de grand et traumatisé par une défaite militaire sévèrement infligée par un minuscule pays d’ailleurs pratiquement inexistant sur la cartographie mondiale, le Congolais dont le monde est visiblement devenu sens dessus dessous, a perdu tout sens à la réalité. Il est sensiblement devenu un être déconnecté.

Très inquiet de perdre l’intégrité physique de son État d’ailleurs profondément moribond, ce sujet national est en fait devenu un véritable malade. En l’espèce, il s’agit d’un véritable obsédé mental. Souffrant en réalité d’hypocondrie, ce patient voit automatiquement et systématiquement partout des complots susceptibles d’emporter à tout moment son pays. À cet effet, il rejette même sans concession certaines initiatives louables et respectables qui pourraient à terme servir ses propres intérêts et garantir solidement sa sécurité. Y compris la survie de son territoire archi-convoité par les requins et les charognards de tous ordres. C’est dans cette perspective pathologique qu’il faut situer la levée de bouclier contre le Traité de Nice qui, pourtant, lui apporte bien des avantages que des inconvénients.

La schizophrénie d’un Peuple

La schizophrénie est par essence une pathologie mentale. Celle-ci se manifeste virulemment auprès d’un patient qui est complètement déconnecté de son monde immédiat et environnant. Concrètement, elle se traduit par l’absence réelle de prise sur la réalité ambiante et environnante. De nos jours, cette maladie terrasse cruellement le Congolais qui a perdu tout repère et tout sens critique.

Vivant perpétuellement dans un monde magico-imaginaire, ce peuple africain est totalement obsédé par des complots. Même les plus injustifiés. De ce fait, il évolue visiblement dans le même univers pathologique que ‘‘Hidalgo Don Quichotte de la Manche’’. Ce héros littéraire immortalisé par Miguel de Cervantès qui a façonné la langue espagnole moderne, voyait partout, incessamment, des complots. À telle enseigne qu’il a fini par confondre gratuitement les moulins à vents qui servent pourtant à moudre les céréales, donc à nourrir la Collectivité humaine, à une colonne de cavalerie ennemie, c’est-à-dire une troupe d’envahisseurs ennemis. Voilà à quoi est malheureusement réduit, aujourd’hui, l’être congolais : ‘‘un sujet totalement confus, incapable de distinguer, avec discernement, ses intérêts légitimes ou primordiaux’’.

La dépression nerveuse d’une Collectivité

Se sentant continuellement humilié par le petit Rwanda et ayant perdu toute faculté de raison, le Congolais a certes soif de revanche et surtout faim de prouver toutes ses capacités. À cet égard, il ne s’accroche plus qu’à la seule violence comme unique mode de pensée et d’action en vue de résoudre ses problèmes cruciaux dont il ne maîtrise par ailleurs aucun paramètre. Celui-ci ne s’accroche plus qu’à la violence pour se donner réellement une bonne conscience et une raison de vivre.

À cet effet, le Congolais, entièrement convaincu de sa stratégie, n’hésite nullement à s’improviser à tout bout de champ combattant ou résistant. De même que le soudard Laurent-Désiré Kabila s’était improvisé libérateur de la République démocratique du Congo de la tyrannie macabre mobutienne, de même celui-ci s’improvise, sans coordination aucune, sans cohérence aucune, libérateur de la patrie des forces d’agression externe et d’occupation interne. À ce titre, il déploie sa violence physique autant que verbale contre tout celui qui va à l’encontre de ses phantasmes et lubies. Ont, en réalité, fait les frais de cette stratégie qui respire le hooliganisme nombre d’officiels de la République démocratique du Congo.

Par conséquent, sont ‘‘passés’’ au Moulinex, pour utiliser l’expression consacrée, c’est-à-dire ont subi les affres de la colère des combattants ou des résistants, Mme Colette Tshomba Ntundu, MM. Édouard Mokolo wa Pombo, Léon Kengo wa Dondo, Léonard She Okintundu, Lambert Mende Omelanga, dit le perroquet ou la pie du pouvoir, etc. Malgré ce passage à tabac musclé, copieux des dirigeants politiques et gouvernementaux qualifiés à tort ou à raison de ‘‘collabo’’, le régime mercenaire de Joseph Kabila Kabange, ‘‘le honni de la population’’, est toujours en place. Quel bilan ou quelle efficacité pour une stratégie pourtant perçue comme porteuse d’espérance et de changement ?

C’est cette stratégie de violence – physique et verbale – d’ailleurs, par nature, contreproductive qui est principalement dirigée à l’encontre des signataires du Traité de Nice. À ce niveau de bassesse morale et de petitesse intellectuelle, le Congolais s’illustre magistralement par des invectives et des menaces de mort. Il se distingue par des insultes et des quolibets de mauvais goût à l’endroit des promoteurs de ladite convention. Comme, dans ce genre d’opérations souvent téléguidées par la propagande haineuse et la démagogie mensongère, il est vraiment question d’attribuer ses malheurs à un ennemi visé, le ‘‘Luba du Kasaï’’ est, par conséquent, devenu la seule et unique cible délibérément choisie, pour des raisons gratuites de haine ethnique et tribale. Il est devenu le seul et unique ennemi expiatoire alors que le fameux Traité de Nice décrié a été, également, manifestement signé par d’autres individus originaires de plusieurs ethnies et régions du pays.

Qu’est-ce qui explique en réalité ce traitement discriminatoire ? Qu’est-ce qui justifie cette attitude exclusive ? Pourquoi ce silence subit, cette chape de plomb sur des origines ethniques et régionales des autres signataires et promoteurs de la fameuse Convention de Nice ? Le Congolais qui prétend défendre ardemment, donc vaillamment, la souveraineté et l’intégrité physique de son territoire national, n’est-il pas en train de préparer lui-même, par sa folie et sa bêtise, les conditions morales du démembrement matériel, donc de l’éclatement de son État chéri ? Par conséquent, n’est-il pas lui-même réellement le véritable problème à son problème ? À cause de l’incongruité de son comportement et surtout de sa manière d’appréhender la réalité !

Une communauté bipolaire

Face à la problématique territoriale qui hante plus d’un, le fameux Traité de Nice décrié révèle, en fait, une bipolarité aiguë qui partage et coupe en deux la société congolaise, qui caractérise cette Collectivité déboussolée. Eu égard à la philosophie identitaire bantoue, à la culture de l’identité conférée par la terre à l’être négro-africain, celle-ci révèle en réalité une fracture abyssale entre Modernistes et Traditionalistes. Ce qui revient donc à dire que cette polémique sur le fameux pacte de Nice doit interpeller tous les pans nationaux et toutes les composantes populaires.

Cela est d’autant plus vrai qu’il y a d’un côté, les défenseurs de l’approche affective de la relation entretenue par l’être négro-africain et le territoire qu’il occupe perpétuellement et lui transmis d’âge en âge par de braves ancêtres dont ils sont en principe les légataires universels. C’est-à-dire les vrais héritiers légitimes. Ceux-ci en ont une vision purement sentimentaliste. En effet, la Terre qu’habite et cultive le Négro-africain, est à vrai dire source de son identité. Celle-ci lui confère sa personnalité animique.

À cet égard, en tant que legs ancestral ou héritage traditionnel, la terre ne peut aucunement être souillée ni cédée de quelque manière que ce soit par des héritiers vivants qui l’ont d’ailleurs reçue directement, immédiatement, des aïeux protecteurs. En réalité, cette conception archaïque du territoire ancestral entraîne ipso facto l’absence d’exploitation matérielle de nombreuses terres très souvent laissées en friches au Congo en particulier et en Afrique en général. En d’autres termes, cette vision passéiste généralement fondée sur la peur et la répression psychique des contrevenants s’inscrit pertinemment dans le refus de l’évolution des conditions matérielles des êtres humains. Dans cette catégorie, se situent les détracteurs du Traité de Nice qui ont évidemment une vision statique de la réalité territoriale. Dans leur argumentaire, ils ne cessent d’évoquer, faut-il le rappeler, la terre des ancêtres.

De l’autre côté de la grande muraille de Chine, émergent ou campent solidement les promoteurs d’une vision dynamique de la terre. C’est-à-dire : ‘‘les tenants d’une conception évolutive du territoire national’’. Pour cette équipe d’avocats de l’évolutionnisme culturel – la révolution des mentalités –, la terre confère, certes, l’identité et la personnalité animique à l’être négro-africain. Cependant, cette perspective n’est guère suffisante dans la mesure où elle le rend, tout à fait, vulnérable par son manque évident à capitaliser son territoire national. Et ce à tout point de vue. Par conséquent, il faut, de leur point de vue, nécessairement modifier, logiquement métamorphoser l’approche relationnelle entre la terre et l’être humain pour permettre à celui-ci de bénéficier de toutes ressources et de toutes possibilités que lui offre en réalité un territoire. Pour ce faire, ils préconisent de tisser avec l’espace géographique ou l’environnement physique des liens de type matérialiste ou des relations de type commercial ou mercantiliste.

Pour les signataires et promoteurs du Traité de Nice, la République démocratique du Congo ne saurait être réduite à un simple habitat environnemental. Elle est également un immense marché qui doit procurer à tous ses ressortissants la prospérité, donc la puissance matérielle, et la sécurité, le confort et le bien-être dont ils ont naturellement besoin pour vivre dignement en tant que Collectivité humaine et surtout Communauté de valeurs. Pour ce faire, le peuple congolais doit, au maximum, tirer positivement parti de son territoire en exploitant judicieusement l’ensemble de ses ressources matérielles. Comme une telle entreprise économique exige à n’en point douter des capitaux et des technologies qui font cruellement défaut au pays tout entier, il va de soi que l’État en tant que garant de la sécurité collective et les citoyens en tant que promoteurs de la dignité individuelle fassent conjointement appel à de différentes forces étrangères. Une telle stratégie permettrait de mettre en valeur le territoire national en lui dotant d’infrastructures et d’équipements qui participent activement à la consolidation de sa puissance matérielle et à la survie de sa liberté, à la sauvegarde de la dignité humaine et à la promotion de la sécurité sociale de sa population.

Donc, par ses multiples enjeux relatifs au développement économique de la Collectivité publique et au progrès social du Citoyen, le Traité de Nice met pratiquement en évidence la ligne de démarcation entre Traditionnalistes et Modernistes. Il met sensiblement en lumière la bipolarisation conceptuelle qui existe entre attardés ou handicapés mentaux et avant-gardistes intellectuels. Cette convention cristallise le combat permanent entre Évolutionnistes et Archaïques dans un pays qui est pourtant appelé à se muter profondément. Sous peine de disparaître de ses propres contradictions.

Le Pacte de Nice prouve également que l’être humain est forcément appelé à se dépasser. Il est fondamentalement de son intérêt. C’est dans cet exercice du dépassement de soi que celui-ci acquière nécessairement la maturité. C’est-à-dire le sens de responsabilité. C’est dans cet acte éminemment grandiose qu’il jouit logiquement de la liberté de penser en homme d’action et d’agir en homme de pensée pour son bien-être personnel et la satisfaction collective.

  • Joël Asher Lévy-Cohen

Journaliste indépendant

www.joelasherlevycohen.com



[i] C’est le processus d’abrutissement mental ou de l’abêtissement intellectuel. À ce niveau, la plus grave erreur des promoteurs et signataires du Traité de Nice consiste à penser, à croire qu’ils s’adressent indubitablement à des êtres éminemment civilisés, dont la pensée est structurée et organisée. Les Congolais n’ont pas encore atteint ce stade d’évolution autant spirituelle et morale que matérielle et intellectuelle. Leur conscience humaine n’est pas suffisamment ascensionnée au niveau le plus élevé de la créature humaine. Elle est encore au niveau animal. Ceux-ci agissent et vivent comme des bêtes féroces. À cet égard, est-il normal de voir un peuple qui se targue d’être digne, vivre à côté des fatras, des immondices qui compromettent la santé publique et la sécurité de la population ? Par conséquent, on ne parle pas de développement et de progrès, de démocratie et de liberté à des abrutis mentaux. C’est vraiment une perte de temps et d’énergie. Avant d’y arriver, il faut nécessairement et impérativement procéder à la ‘‘démobutisation’’ complète de la société congolaise. C’est un processus thérapeutique de longue haleine. Cela peut prendre toute une génération. C’est-à-dire au moins 25 à 30 ans maximum. Certes, le Maréchal- despote Mobutu Sese Seko du Zaïre est effectivement mort, il y a 15 ans. Mais, son esprit destructeur reste encore très présent et très actif en République démocratique du Congo. À preuve, tous les dirigeants politiques, gouvernementaux et administratifs actuels du pays se réfèrent sur le terrain de la bonne gouvernance, donc de la pratique gestionnaire, aux méthodes somme toute éprouvées, limitées et suicidaires du Mobutisme impénitent.

Par Joël Asher Lévy-Cohen *

1 thought on “Que révèle-t-elle exactement la polémique interminable sur le Traité de Nice ?”

  1. MUKER KOM-NDA NKOM-NDA NDANGYÉ, Libre Penseur Indépendant

    « Traité de Nice, un prétexte pour Ngbanda de se blanchir ».

    S’il est vrai que le projet de Nice peut être prometteur pour le développement de la RDC, la sensiblisation des premiers bénéficiaires est de rigueur comme le confirme Kalombo en cas de délocalisation du projet de l’île de Mateba au Kasayi :

    « Si cela ne dependait que de moi, pour resoudre le probleme de l’ile de Mateba, je pourrais sensibiliser les Chefs coutumiers du Kasayi pour trouver un endroit qu’on pourrait mettre a la disposition de ces Hospitaliers pour qu’ils sortent le Kasayi de son age de la PierreTaillee ».

    S’il faut ménager les chefs coutumiers du Kasayi en les sensibilisant, pourquoi ne le ferait-on pas pour les autres chefs coutumiers du Katanga, Gbadolite et de l’Île de Mateba?
    Mais le vrai problème n’est même pas au niveau de cette sensibilisation préalable des chefs coutumiers concernés, car tout est faussé dès le départ.

    Si le prétexte est la Balkanisation du territoire de la RDC, il y a beaucoup d’incohérence dans la révendication.

    1. Des faux problèmes de tribalisation des signataires pour mieux régler les comptes des vieux démons.
    Pendant que les signataires sont de plusieurs ethnies, il est curieux que tout est focalisé seulement sur les Lubas qui seraient contre les NeKongo en leur volant leur terre, et pourtant, Gbadolite, Katanga, Kasï étaient retenus comme sites des projets de ce fameux Traité.

    Comme on le voit, Ngbanda visait la diversion en touchant les fibres sensibles de la tribalisation pour créer une popularité et en profiter de se blanchir. Et les Congolais sont tombés dans son piège comme le stigmatise le journaliste indépendant Joël Asher Lévy-Cohen

    « Comme, dans ce genre d’opérations souvent téléguidées par la propagande haineuse et la démagogie mensongère, il est vraiment question d’attribuer ses malheurs à un ennemi visé, le ‘‘Luba du Kasaï’’ est, par conséquent, devenu la seule et unique cible délibérément choisie, pour des raisons gratuites de haine ethnique et tribale. Il est devenu le seul et unique ennemi expiatoire alors que le fameux Traité de Nice décrié a été, également, manifestement signé par d’autres individus originaires de plusieurs ethnies et régions du pays » Joël Asher Lévy-Cohen Journaliste indépendant
    2. Ngbanda a réussi son coup de réveiller les vieux démons tribaux : Instrumentalisation, manipulation de la tribalisation comme œuvre de l’endoctriment colonial : « diviser pour bien régner » :

    « Je pense précisement à une présence disproportionnée des LubaKas dans les zones minières du Katanga tout autant que la grande présence rwandaise à Masisi ». Mastaki

    2.1. Est-il possible au compatriote Mastaki de nous dire ce qu’il entend par une présence disproportionnée des LubaKas dans les zones minières du Katanga et

    Comment résoudre ce problème selon lui :

    « Contrairement à cette situation, nos frères LubaKas sont des congolais et la gestion doit prendre cette situation en considération. D’ailleurs, même les Belges avaient géré les deux situations différemment ». Mastaki

    2.2 Comment corriger équitablement des faits historiques par un pays responsable, et quels sont ces faits historiques à corriger?

    « Toutefois, il faut aussi admettre qu’il existe des faits historiques qui doivent être équitablement corrigés par un pays responsable ». Mastaki

    2.3. Est-il question de cette introspection comme solution?

    « OUI, je suis d’accord avec vous ( Jean Pierre Vununu), ils devraient, en tant que communauté nationale, faire un peu d’introspection sur leur comportement au niveau national. OUI, je suis d’accord avec eux, leur communauté ne devrait pas souffrir des folies Mobutu-Nguz-Kyungu. Personne ne devrait singulariser et “martyriser” une seule communauté congolaise. Nous ne devons pas l’accepter… » Mastaki

    2.4. Le Traité de Nice, une affaire de famille ? » Jean-Pierre Vununu
    « Un Rwandaishutuconfirme par les Hospitaliers qui n’ont pas voulu de lui parce que non Congolais d’origine. Me Polo a Raleighet l’un des signataires du Traite de Nice l’a declaresur le plateau d’une television chretienneen repondanta la question de savoir pourquoi l’APARECO et l’UDPS ont etechoisis et non l’UNC ».Cher Compatriote et Frère TatuKalombo Mukulumpa
    « Cher Tatu Wetu,
    Peut être que les Hospitaliers dont parmi eux des personnes(d´origine congolaise) proches à ces formations citées ci-dessus auraient mieux trouvé de faire passer facilement cette piluleamer via leur connaissance au sein de l´APARECO et l´UDPS. Il ne s´agissait pas d´un choix sur des critères patriotiques car eux-mêmes les Hospitaliers leur intention de nuire à notre souveraineté dans la conception d´un tel Traité laisse à désirer. Avez-vous lu, Le Traité de Nice, une affaire de famille ? » Jean-Pierre Vununu
    2.5. La compromission des Balubakat (soit les Lubas du Katanga dans la prise en otage de Kabila ne serait-il pas une raison pour les Lubakas de se désolidariser d’eux pour se faire appeler des Kasaïens?

    « J’ai particulièrement aimé le conseil que vous avez voulu adresser à nos frères LubaKas qui veulent, abusivement, s’appeler “Kasaïens”… Le texte pris dans le contexte de la révolte de Nzita (et de bcp d’autres frères NeKongo) sur le “Traité de Nice” m’a fait comprendre, même si le contexte semblait “violent”, que beaucoup de congolais portent un regard semblable sur les frères LubaKas ».Mastaki

    En conclusion : ce n’est pas impossible que le soutien inconditionnel à Joseph Kabila chez les Balubakat soit parmi des raisons de la réticence des Lubakas de se désolidariser avec eux :
    « Le document final du congrès lubakat réitérait son soutien “inconditionnel” à Joseph Kabila, “unique candidat du peuple luba”, qui lui assurera “une victoire éclatante” et dont la devise est “Joseph Kabila Kabangre ou rien !”.
    La tribalisation de la politique ne paye jamais, car, il y aura toujours des mécontents, même au sein de la même ethnie : en voici la preuve avec ces griefs contre le mauvais fils ingrat et non reconnaissant, malgré le choix entre le Choléra et la lèpre!
    « Selon lui, la commission socio-économique du congrès ” a relayé les griefs des Lubas envers le chef de l’Etat, considéré comme un mauvais fils parce que le Nord-Katanga” , dont sont originaires les Lubas du Katanga, “n’a rien reçu ” de sa présidence. Tandis que la commission politico-stratégique, présidée par Jean Mbuyu (qui fut conseiller spécial du chef de l’Etat pour la Sécurité), “devant laquelle des partisans de Joseph Kabila ont demandé pardon pour lui, a établi des plans pour le faire réélire”, explique le chercheur ».
    De la guerre tribale à la guerre des religions
    « Le document diffusé par cette seconde commission note que, ” la CENI (NdlR : Commission électorale nationale indépendante, impliquée dans les fraudes électorales à grande échelle de 2011 ; dirigée par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, parent de Joseph Kabila et Luba du Katanga) n’étant pas sous la totale supervision de notre camp, il faudra que la Balubakat (soit les Lubas du Katanga) se dote d’une structure parallèle de maîtrise du processus” électoral. Cette seconde commission juge aussi “nécessaire de susciter la mise en place de réseaux d’observateurs protestants, islamiques et/ou œcuméniques pour contrebalancer l’influence du réseau catholique(Renadoc) ».
    3. Les partisans de l’UDPS sont tombés dans le piège de NGBANDA avec leur syndrôme de victimisation et de culpabilisation.
    3.1. Une complicité évidente avec signatures
    Un « Traité de Nice »
    Et ce qui semblait impossible s’est réalisé : le 17 janvier, dans un salon du palace niçois, le Conseil national congolais a vu le jour. Sa déclaration constitutive, baptisée « Traité de Nice », a été ratifiée notamment par le Dr François Tshipamba, le porte-parole en Europe du principal opposant à Joseph Kabila, Étienne Tshisekedi.
    « Si on n’y parvient pas, ce sera un bain de sang »,nous confirmait hier au téléphone, depuis Kinshasa, le conseiller politique de Tshisekedi. « Nous avons créé à Nice une représentation en exil de notre gouvernement… qui, ici, ne peut pas s’exprimer.»
    Tshisekedi est, en effet, depuis la présidentielle de novembre, assigné à résidence. Comme Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, il s’est proclamé «président de la RDC » au lendemain d’un scrutin dont il réfute le verdict. Tout comme, d’ailleurs, l’Église catholique, qui avait également conclu « à la plus extravagante des fraudes électorales ». Source: Nicematin

    3.2. Des contradictions et tergiversations de démenti de culpablisation

    L’UDPS A KINSHASA DENONCE LES DERIVES D’UN FAUX DEBAT SUR LE PSEUDO TRAITE DE NICE.

    http://www.congonetradio.com/udps-pseudo-traite-nice-20130112.html
    Mr. Corneille Mulumba, secretaire National au Plan et proche de SEM Tshisekedi, President elu de la RDC, dement toute implication de l’UDPS dans des accords secrets conclus par un groupe de congolais en Europe.

    Les participants aux pourparlers de Nice y etaient a titre personnel et esperaient occuper des postes importants dans l’administration et gouvernement du nouveau president de la RD Congo.

    Les erreurs et reves de ce petit groupe de congolais ne peuvent engager le peuple congolais.
    Voici la declaration de l’UDPS.

    http://www.congonetradio.com/udps-pseudo-traite-nice-20130112.html
    Lambert Ngoi
    ngoilambert2011@gmail.com
    Citoyen de la RD
    Congo Japon

    4. Les démentis de l’UDPS réconfortent NGBANDA qui en profite pour se blanchir malgré son Mea Culpa suivant :
    Écoutons Honoré Ngbanda dans le projet de société de l’Apareco :
    « Car dans cette crise qui frappe aujourd’hui notre pays,nous sommes tous responsables. A des degrés divers certes, mais tous, sansexception, nous en portons la responsabilité: Kasa-Vubu, Lumumba, Tshombé, Mobutu, Mpolo, Mulele,Tshisekedi, Malula, Mosengwo, Diangenda, Bokeleale, Kabila, moi, toi, lui, …Tous, nous avons péché, et tous, nous avons déçu notre peuple ». Projet de Société de l’APARECO.

    Mais curieusement, Ngbanda s’arrange pour se soustraire en focalisant l’histoire autour de l’assassinat de Lumumba en se passant pour Héro au même titre que Kimbangu et Lumumba comme défenseur de l’intégrité nationale.
    Dans son plaidoyer, il exploite des faux experts écrivains et historiens qui falsifient l’histoire de la RDC : – HISTOIRE DU CONGO-
    Léonard Mulopo parle de l’assassinat de Patrice Lumumba et ses compagnons
    Actuellement Secrétaire national Exécuif en charge de la Mobilisation au sein de l’APARECO ,
    Mr Mulopo a été membre de la commission chargée des assassinats et violations des droits de l’homme au sein de la CNS (Conférence National Souveraine) Il est également chercheur et écrivain. Il avait entre autres , auditionné Mr Tshisekedi sur ce dossier précisemment …

    http://www.youtube.com/watch?v=tPrdL1Lb8aM&sns=em
    .
    http://www.divshare.com/download/23669673-186
    Mais curieusement, parmi les personnes impliquées dans l’assassinat de Lumumba, les noms de Kasavubu qui était Président, complice avec Mobutu ainsi que Tshombé qui ne cachaient pas leur haine contre Lumumba ont disparu de la liste pour ne retenir que Mr Mobutu Sese Seko, Mr Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, Mr Victor Nendeka, Mr Joseph Ileo et Mr Jonas Mukamba (Ex PAD MIBA). Nous espérons que notre fameux expert écrivain partisan Léonard Mulopo ne s’arrêtera pas seulement à la période entre 1960-1970 pour établir tous les assassinats, mais aussi jusqu’en 2013 comme le stigmaatise si bien Lumumba ici :
    « Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrais-je dire d’autre? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonisateurs, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo,
    c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on vous regarde du dehors tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens du fond de moi-même que tôt ou tard, mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au colonialisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur¬¬ ». Patrice Émery Lumumba
    Écoutons Honoré Ngbanda dans le projet de société de l’Apareco :
    « Car dans cette crise qui frappe aujourd’hui notre pays,nous sommes tous responsables. A des degrés divers certes, mais tous, sansexception, nous en portons la responsabilité: Kasa-Vubu, Lumumba, Tshombé, Mobutu, Mpolo, Mulele,Tshisekedi, Malula, Mosengwo, Diangenda, Bokeleale, Kabila, moi, toi, lui, …Tous, nous avons péché, et tous, nous avons déçu notre peuple ». Projet de Société de l’APARECO.

    4. Des questions à Ngbanda

    Si le vrai souci des révélations de Ngbanda est le respect de l’intégrité territoriale et de dénoncer les complices des assassinats en RDC depuis 1960 jusqu’à nos pourquoi son silence sur les faits suivants :

    4.1. Il savait bien que Mobutu était impliqué dans l’assassinat de Lumumba ainsi que Tshisekedi, pourquoi, il a accepté de collaborer avec les mêmes impliqués dans cet assassinat depuis 1972-1997? Pourquoi, comme conseiller à la présidence, il ne les avait pas dénoncés pour attendre ce déballage suite au Traité de Nice?
    4.2. Pourquoi avoir attendu jusque 2013 pendant que le traité était déjà signé depuis janvier 2012?
    4.3. Il compare le traité de Nice aux Accords de Lemera : pourquoi ils ne révèlent pas le texte intégral de ces accords avec les noms des signataires et déposer une plainte de la même façon qu’il fait des bruits avec les signataires du Traité de Nice? Pourquoi deux poids deux mesures?

    4.4. Pourquoi son silence des violations territoriales à l’époque de Mobutu et son implication personnelle dans la formation de Museveni et Kagamé des Terroristes actuels de la RDC depuis 1984?
    Tant que Ngbanda se taira sur ces violations, il démontre clairement que c’est une diversion au profit du pouvoir actuel.

    Espérons que son expert écrivain et chercheur nous dira la vérité sur les signataires des Acccords de Lemera et les violations territoriales par Mobutu dont voici quelques faits :

    1. Trahison à l’Est de la RDC par le pouvoir colonial belge entre 1946 et 1956 au détriment des autochtones Bahunde jusqu’à l’époque de Mobutu.
    « Le Masisi est resté le ventre mou de cette résistance des autochtones à cause de la politique d’immigration des Banyarwanda entreprise dans ce territoire par le pouvoir colonial belge entre 1946 et 1956 au détriment des autochtones Bahunde. Cette politique s’est poursuivie après l’indépendance avec l’arrivée massive des populations Hutu dont une bonne partie à suivi la cession par le Maréchal MOBUTU d’une partie des terres de Masisi à son ami, feu le président Juvenal HABYARIMANA du Rwanda »! PROF. MUGARUKA.

    2. Quand Mobutu fait entrer le loup dans la bergerie
    « Ce qui n’est pas sans rappeler le bradage du territoire congolais par le despote zaïrois du temps de sa splendeur tyrannique. En effet, Mobutu Sese Seko du Zaïre avait réellement cédé pour des sommes complètement dérisoires une partie du Katanga équivalente à 7000 Km2 à la société allemande OTRAG en vue de l’expérimentation des missiles balistiques[viii] et la célèbre Ile d’Idjwi, frontalière au Rwanda, au régime siamois de Juvénal Habyarimana. Cette Ile précieuse en ressources renferme, en réalité, d’importantes réserves de coltan : ‘‘un métal précieux et stratégique composé de colombium et de tantale et dont la très haute teneur en tantale est d’ailleurs très prisée par les industries aérospatiale et informatique[ix]’’ » Joël Asher Lévy-Cohen
    Journaliste indépendant

    3. Notre journaliste indépendant Joël Asher Lévy-Cohen poursuit en ces termes concernant les Accords de Lemera :
    « En outre, les accords de Lemera font explicitement don d’un pan territorial, c’est-à-dire une bande d’une superficie de 300 km de largeur, attenante aux frontières ougandaises, rwandaises et burundaises, aux forces d’agression physique à la souveraineté territoriale de la République démocratique du Congo. Or, cette portion territoriale attribuée à toutes ces puissances ne rapporte aucunement à l’État congolais en termes de revenu financier et d’investissement en capital humain et matériel ». Joël Asher Lévy-Cohen
    Journaliste indépendant

    Et pourtant l’article 2 du Titre Premier : Du territoire et de la Souveraineté de la République était clair sous le Deuxième République comme à l’entrée de l’AFDL :
    Tout pouvoir émane du peuple qui l’exerce par ses représentants ou par la voie du Référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.
    Mais, il est curieux que Ngbanda qui était supposé connaître toutes ces dispositions n’a jamais dénoncé cette Haute trahison depuis Mobutu qu’il conseillait, moins encore porté plainte contre les signataires des Accords de Lemera qu’il instrumentalise sans mentionner les noms des signataires pour ne faire du bruit qu’avec le Traité de Nice dont il en sait quelque chose avec son secrétaire Shungu qui préfère le mutisme.
    Pourquoi deux poids deux mesures? Voilà un test de ceédibilité de tous ceux qui crient au loup en se déguisant soi-même en agneaux! C’est malin!

    Le machiavélisme de l’impérialisme néocolonial en complicité avec des marionnettes actrices de l’ombre et de la lumière.
    Comme aide-mémoire, nous allons balancer certains principes machiavéliques qui expliquent ce complot international contre la RDC avec la complicité des marionnettes actrices de l’ombre et de la lumière, même au niveau national.
    On pourra retrouver certains extraits des citations de Machiavel dans « L’Analyse du discours de M. Joseph Kabila sur l’état de la nation devant les Sénateurs et les Députés » Par Fweley
    Diangitukwa, Politologue Blog : http://www.fweley.wordpress.com/

    1. Pour attirer l’attention des gens qui croient naïvement aux discours des hommes politiques, Machiavel prévient :
    « Tel seigneur des temps présents qu’il n’est pas bon de nommer n’a d’autres mots à la bouche que ceux de paix et de fidélité ; mais en fait il se montre leur farouche ennemi »
    À propos du mépris de l’éthique des conviction et de responsabilité dans les paroles et l’agir, il est écrit ce qui suit dans Le Prince de Machiavel au chapitre XVIII :
    « L’histoire de notre temps enseigne que
    seuls ont accompli de grandes choses les princes qui ont fait peu de cas de leur parole et su adroitement endormir la cervelle des gens […] C’est pourquoi un seigneur avisé ne peut, ne doit respecter sa parole si ce respect se retourne contre lui et que les motifs de sa promesse soient éteints […]
    Et les hommes ont tant de simplesse, ils se plient si servilement aux nécessités du moment que le trompeur trouvera toujours quelqu’un qui se laisse tromper […]
    mais tu dois avoir entraîné ton cœur à être exactement l’opposé, si les circonstances l’exigent […] Il (un prince)
    doit donc disposer d’un esprit en mesure de tourner selon les vents de la fortune, selon les changements des situations »

    2. Pour conclure, il est à noter que les extraits de citation de Machiavel sont tirés de « L’Analyse du discours de M. Joseph Kabila sur l’état de la nation devant les Sénateurs et les Députés » Par Fweley
    Diangitukwa, Politologue
    Blog : http://www.fweley.wordpress.com/qui se résume ainsi :
    « D’une façon générale, les hommes jugent plus souvent d’après leurs yeux (et leurs oreilles, c’est nous qui précisons) que d’après leurs mains : chacun est en mesure de voir (et d’entendre, c’est nous qui précisons), bien peu sont en mesure de toucher (et de comprendre, c’est nous qui précisons) » Fweley
    Diangitukwa, Politologue
    Blog : http://www.fweley.wordpress.com/

    [KIVU-AVENIR] RDC/ L’APARECO France décortique et dénonce le « Traité de Nice » sur Congomikili !!

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