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RFI

Publié le 06-01-2019
Modifié le 06-01-2019 à 08:36

Le procureur général de Tripoli a établi une liste de présumés rebelles et malfaiteurs recherchés pour leur rôle dans le conflit libyen. Des mandats d’arrêt ont été émis contre 36 d’entre eux. Mahamat Mahdi Ali, le fondateur du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), dont le nom figure sur cette liste, dénonce une manoeuvre des autorités de Tripoli.

Selon le fondateur du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (Fact), son nom figure sans raison sur cette liste. Mahamat Mahdi Ali accuse les autorités libyennes d’avoir torturé des opposants tchadiens pour la dresser.

« Notre lutte est nationale, notre lutte est laïque. Nous combattons le régime dictatorial d’Idriss Déby. Nous n’avons aucun intérêt de nous immiscer dans le problème libyen. Nous n’avons pas le droit d’être avec un belligérant contre un autre. Nous luttons contre la dictature tchadienne et aussi nous luttons contre Daech.

Et donc, cette accusation tendant à nous assimiler à des mercenaires à la solde de certaines idées ou contre d’autres, nous la réfutons totalement ».

à (re)lire: Mahamat Mahdi Ali: «Le Fact n’est pas un groupe armé composé de mercenaires»

RFI: Pourquoi, à votre avis, est-ce qu’à Tripoli on a émis ce mandat d’arrêt contre vous ?

« La raison principale c’est que un des membres d’une faction de l’opposition tchadienne a été enlevé à Tripoli par des islamistes. Ils l’ont torturé. Et d’ailleurs, cette liste a été extorquée sous l’effet de la torture ».

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