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RFI

Publié le 19-11-2018
Modifié le 19-11-2018 à 11:20

En RDC, ce dimanche, 17 militants de « Vigilance citoyenne », qui étaient détenus à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, ont été remis en liberté. A leur sortie, ces jeunes ont réaffirmé la poursuite de leur lutte qu’ils qualifient de noble. Ils avaient été arrêtés en plein marché public, le marché dit des anciens combattants, en train de sensibiliser la population contre l’achat des votes.

Juste après avoir quitté la prison, la jeune Gloria Senga et ses collègues se sont engagés à poursuivre leur lutte : « Les combats ici, ça va continuer. Le changement est un processus. Si nous n’arrivons pas à atteindre l’idéal que nous poursuivons même nos enfants, nos petits-enfants continueront ces combats ».

Et la présidente de Vigilance citoyenne d’ajouter : « La prison n’est qu’une étape, n’est qu’une conséquence de la responsabilité que nous avons prise devant Dieu, devant la nation ».

Accompagnés de leurs mères venues les attendre à la porte de Makala, ces jeunes ont réservé leur première visite à leur encadreur, Christopher Ngoyi Mutamba. Pour cet ancien prisonnier politique qui compte parmi ceux qui avaient été libérés à la faveur de l’accord de la Saint-Sylvestre, les militants de Vici sont des héros : « Il n’y a que ceux qui n’ont jamais été en prison qui ne réalisent pas ce que c’est que la prison. Et la prison au Congo, c’est un mouroir. Mais vous êtes des héros ».

Pour Me Donald Kabasela, l’avocat de Gloria Senga et de ses collègues, il y a tout simplement acharnement. Vendredi, tous les dix-sept sont attendus au parquet de Kalamu. Les 17 militants de VICI restent poursuivis pour incitation à la désobéissance civile et trouble à l’ordre public. Pour bénéficier de cette libération provisoire, ils ont eu à débourser 50 dollars chacun.

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