(La Prospérité)

Dr. Tshisekedi

Dr. Tshisekedi

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Parti cher à Etienne Tshisekedi, a confirmé depuis le mois d’avril dernier, à l’issue de son premier Congrès, sa participation aux prochaines échéances électorales. En commençant par les élections municipales et locales de 2010. C’est un début d’une bataille à l’allure des fauves.

Cependant, l’Udps voudrait à ce que la Commission électorale indépendante (CEI) disparaisse, ayant déjà fait son temps dans son contexte bien déterminé. Elle est devenue, à en croire les ténors de la fille aînée de l’opposition, caduque dans son assise juridique, caduque dans sa structure, dans son fonctionnement, et caduque par le fait d’avoir perdu de sa crédibilité après que les élections, organisées par elle en 2006, ont débouché sur des contestations et exposé le pays au risque de guerre civile en pleine capitale. C’est le Secrétaire Permanent et Porte-parole du Parti, François-Xavier Belcthika Kalubye qui l’a dit mercredi 10 juin, au cours d’un point de presse tenu au siège du Parti à Righini dans la commune de Lemba. Belcthika a exigé la disparition pure et simple de la CEI dans un bref délai, et la création de la CENI, Commission électorale nationale indépendante.

Il a, par ailleurs, indiqué que l’Assemblée et le Sénat discutent à présent un projet de loi relative à la création, l’organisation et le fonctionnement de cette Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). La CENI est prévue par la Constitution du 18 février 2006. Elle doit remplacer la CEI, la Commission Electorale Indépendante, Créée à Sun City parmi les institutions d’appui à la démocratie conformément à l’Accord Global et Inclusif. Mais, comme toutes les institutions d’appui à la démocratie qui ont servi sous le régime défunt de 1+4 et qui ne sont plus, la CEI doit également partir. Le Secrétaire Permanent a signifié que l’UDPS considère la création de la CENI comme une question de haute portée nationale. Et que l’adoption de la loi y relative requiert, dans un vaste débat national, une large participation de toutes les forces vives du pays. Il s’agit des formations politiques de l’opposition (parlementaire et extra- parlementaire), confessions religieuses, organisations spécialisées dans le domaine des élections, syndicats ouvriers et patronaux, organisations professionnelles, associations civiles, etc.

Il a pour ce faire, attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale pour la paix civile dans le pays, et essentielle pour la crédibilité du processus démocratique en cours dans le pays. Revenant sur la question, l’Ambassadeur Beltchika a renchéri que la disparition de la CEI est un impératif constitutionnel et une exigence politique. « Nul ne peut tenter de prolonger la vie de la CEI, sous une forme ou sous une autre, sans trahir la Constitution, sans heurter de front l’opinion, et sans provoquer une réaction appropriée de la part de tous ceux et toutes celles qui combattent pour l’avènement d’un Etat de droit au Congo ». Ceci permettrait, dit-il, d’éviter les erreurs du passé, d’éviter le risque des troubles à la paix civile dans le pays. Toute affaire cessante, il a dit qu’il est nécessaire de surseoir l’examen de la loi en discussion au parlement et convoquer un forum regroupant les catégories des classes sociales précitées pour discussion et option d’une solution consensuelle, avant l’adoption de ladite loi.

Au sujet de la forme que devrait prendre le Forum National sur la CENI, l’UDPS poursuit des consultations avec toutes les forces politiques et sociales du pays sans exclusive, et appelle l’opinion nationale à la vigilance sur la question. Elle fera savoir incessamment sa proposition en détail, aux termes des consultations en cours et demande à tous les patriotes et à tous les démocrates de se serrer les coudes pour sauver la paix civile et la crédibilité des élections à venir.

La Prospérité