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Omniprésente pauvreté

Par Le Potentiel

Pas question d’être devin ou prestidigitateur pour d’abord comprendre et se faire par la suite la conviction selon laquelle la pauvreté c’est le mal le plus profond et le plus détestable auquel les Congolais puissent être confrontés sur cette planète des hommes. ” C’est notre seul et plus grand ennemi “, dit-on.

Certes, il n’y a rien de neuf sous les tropiques. C’est du déjà entendu. On en a tellement parlé ; on le ressasse qu’il peut passer inaperçu. Cela est d’autant plus vrai que ce n’est pas pour la première fois que le sujet ayant trait à la pauvreté est à l’ordre du jour. Il a déjà été évoqué – et continue à l’être – sous toutes ses coutures. Mais, il n’empêche que le président du Sénat y soit revenu sans pour autant en avoir fait son choux gras.

Mardi le 15 mars, à la faveur de l’ouverture de la session du Parlement, il met en épingle trois ou quatre paragraphes de son allocution, s’étant fait fort de les consacrer à la pauvreté ; une pauvreté qui assaille les Congolais dont la plus grande majorité vit en dessous du seuil de la pauvreté dans un pays où devrait en principe couler le lait et le miel.

Ne s’entourant d’aucune circonlocution, le président de la Chambre haute va donc tout droit au but. Il met le doigt dans la plaie, non pas pour ” remuer le fer “, mais pour essayer de voir dans quelle mesure le pays, à commencer par les institutions nationales, peut trouver des solutions idoines à la situation de détresse que vivent les Congolais dans leur ensemble.

” La pauvreté demeure omniprésente dans toutes les parties du pays. Chacun de nous s’en rend compte à l’occasion des vacances parlementaires “, constate-t-il, avant de faire raisonner chacun de parlementaires. ” Aux yeux des élus que nous sommes, dit-il, aucune performance macroéconomique n’est utile si elle n’est pas profitable à la population “. Cela ; précise-t-il, doit se traduire par l’affectation des ressources vers des secteurs hautement porteurs de progrès. La remise de la dette devra permettre le financement des secteurs de la santé, de l’éducation et des infrastructures en vue de la réduction du niveau de la pauvreté.

Dans tous les cas, rappelle le président du Sénat, ” il n’y a pas de lutte contre la pauvreté sans création d’emplois “. Et cerise sur le gâteau : ” La croissance économique, lâche-t-il, ne doit pas rester un simple jeu d’écriture. Il faut qu’elle se traduise par l’amélioration concrète du niveau de vie de la population “. Cela passe notamment par la création de la classe moyenne et par le soutien à l’entreprenariat national.

Voilà qui est bien dit. La question qui doit continuer à nous triturer les méninges est celle de savoir s’il y a place à la résignation ou au fatalisme pour les Congolais dont la pauvreté et la misère sont demeurées jusqu’à preuve du contraire leur compagne de tous les jours.

Le pari que les Congolais doivent s’assigner est – blague dans le coin – celui de ” bouter ” la misère ” dehors “. Ils ont pour obligation de rayer de la carte l’omniprésence de la pauvreté et de la misère. Surtout lorsqu’on sait que le pays n’a qu’un seul ennemi : la pauvreté et la misère. De toute évidence, c’est un challenge à gagner à tout prix. Il n’en est pas d’autre qui vaille. Aux Congolais de ne pas surtout se tromper de cible…

En attendant, une lapalissade de vieille mémoire : ” dis-moi ce que tu fais de ton frère et de ta sœur étreints par la pauvreté et la misère et je te dirai qui tu es ! Dis-moi ce que tu fais de ton frère et de ta sœur qui vivent avec moins d’un dollar par jour et je te dirai qui tu es ” !

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