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RFI

Publié le 23-11-2018
Modifié le 23-11-2018 à 23:23

Une trentaine de jihadistes ont été tués lors d’une opération de la force française Barkhane, a annoncé l’état-major des armées vendredi dans un communiqué. La ministre des Armées Florence Parly parle d’une « action complexe et d’ampleur qui a permis de neutraliser un important détachement terroriste au sein duquel se trouvait probablement l’un des principaux adjoints de Iyad ag Ghaly, Hamadoun Kouffa, chef de la katiba Massina ».

« Il y a une forte probabilité qu’Hamadoun Kouffa ait été mis hors d’état de nuire lors de cette opération », a expliqué tout à l’heure au téléphone le colonel Patrick Steiger, porte-parole de Barkhane. « Ce qui est sûr, c’est qu’une trentaine de combattants ont été neutralisés dont une partie sont des cadres de la katiba Massina », a-t-il ajouté.

L’opération des militaires français a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Mopti, dans le centre du pays. Il s’agissait d’abord d’un raid aérien, puis des troupes ont été héliportées sur la cible, qui était un camp de la katiba Massina.

Si la mort d’Hamadoun Kouffa est confirmée, c’est un vrai coup dur pour le GSIM. D’abord ce serait le deuxième chef de katiba à être tué par les soldats français en une semaine. Vendredi dernier, l’état-major annonçait la mort d’Al-Mansour Ag Alkassim, un cadre qui combattait dans la région de Tombouctou.

Il y a deux semaines, le GSIM publiait une vidéo faisant la part belle à Hamadoun Kouffa aux côtés de Iyad Ag Ghaly. « Notre opération a clairement démenti le fait qu’ils prétendent pouvoir se déplacer dans la région en toute liberté », a conclu le colonel Steiger.

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