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RFI

Publié le 30-11-2018
Modifié le 30-11-2018 à 02:49

Les participants à la 12ème réunion ministérielle des pays voisins de la Libye qui s’est tenue ce 29 novembre à Khartoum ont tous insisté sur la nécessité d’instaurer la sécurité en Libye. Les responsables réunis ont pointé la manque de coordination sécuritaire entre eux. La réunion s’est tenue en présence des représentants de la France, de l’Italie, de l’Union africaine, de l’Union européenne et de l’ONU. L’ONU, qui prépare une conférence générale de réconciliation nationale en Libye, a reçu le soutien des participants.

Face à l’impossibilité d’organiser des élections générales en Libye, avant la fin de l’année, comme le souhaitait la France, Ghassan Salamé, envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, n’avait d’autre choix que de revenir à son idée première : organiser une conférence de réconciliation nationale regroupant toute les composantes libyennes et s’appuyant sur le principe de l’accord politique de Skhirat.

Cette conférence devrait avoir lieu au début de l’année 2019. Elle nommera un gouvernement d’union nationale qui sera chargé d’organiser des élections courant 2019. Ces élections devront permettre à la Libye de recouvrer la paix et de sortir de la période transitoire qui dure depuis la chute du colonel Kadhafi en 2011.

« L’Union africaine mettra tout en œuvre pour appuyer cette initiative », a annoncé Amira Al Fadel, la représentante de l’Union africaine pour la Libye, qui a soutenu l’idée de cette conférence et a appelé selon l’agence de presse soudanaise (Suna) « à ce que tous les efforts régionaux et internationaux aillent dans ce sens ».

La présence des groupes armés au sud

Les intervenants ont par ailleurs tous exprimé leur inquiétude sur la croissance des activités criminelles transfrontalières à partir de la Libye. Ils ont pointé le manque de coordination entre eux. Un fait qui ne fait qu’« encourager le trafic illégal » selon plusieursintervenants.

Ghassan Salamé a révélé des informations sur la présence des groupes armés nigérians dans le sud-libyen. Plusieurs groupes armés tchadiens et soudanais avaient déjà fait du sud-libyen leur base arrière.

Le ministre des Affaires étrangères soudanais, Al Dardiri Mohamad Ahmad, a exprimé de son côté son espoir que les opérations communes des pays voisins en accord avec Tripoli puissent réduire le danger des groupes armés installés dans le sud-libyen qui s’est transformé en un champ de bataille alternatif.

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