Cameroun Séparatisme Enlèvement Afrique Libération des enfants enlevés dans le nord-ouest anglophone du Cameroun Tweeter print © Reinnier Kaze, AFP | Bamenda, capitale anglophone du nord-ouest du Cameroun, le 16 juin 2017. Vidéo par Marcel AMOKO Texte par FRANCE 24 Suivre france24_fr sur twitter Dernière modification : 07/11/2018 Les autorités camerounaises ont annoncé mercredi la libération d’écoliers enlevés à Bamenda, dans le nord-ouest anglophone du pays, où évoluent des mouvements séparatistes. Les écoliers de Bamenda ont été libérés. Un total de 78 élèves de cette ville majeure du Cameroun anglophone, théâtre de troubles indépendantistes, ont été enlevés puis relâchés en cinq jours, ont annoncé mercredi 7 novembre l’Église presbytérienne du Cameroun et les autorités. »Dieu soit loué, 78 enfants et le chauffeur ont été libérés. Le directeur et un enseignant sont toujours avec les ravisseurs. Continuons à prier », a déclaré Samuel Fonki, membre de l’église presbytérienne du Cameroun et prêtre chargé des négociationsLe groupe d’élèves de la Presbyterian Secondary School de Nkwen avait été enlevé la veille de la prestation de serment du président Paul Biya, 85 ans, qui a inauguré son septième mandat mardi. C’est le premier rapt de cette ampleur après l’élection présidentielle d’octobre 2018 remportée par Paul Biya. Le déroulé des événements, l’identité des ravisseurs et les conditions de libération de ces élèves brièvement kidnappés restaient floues. Kidnapped Schoolchildren seen for the first time by the public. They will reunite with their families soon.#Bamenda #Cameroon pic.twitter.com/p1YDaI75fy  Peter Tah (@TFomonyuy) 7 novembre 2018 Dans les deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, une crise socio-politique sans précédent s’est installée fin 2016. Elle s’est transformée fin 2017 en conflit armé. Des affrontements entre armée et séparatistes, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, s’y produisent quasiment tous les jours depuis plusieurs mois.Les séparatistes ont décrété un boycottage des établissements scolaires, estimant que le système scolaire francophone marginalise les étudiants de la minorité anglophone du pays.Les attaques de séparatistes armés contre des écoles sont nombreuses depuis le début du conflit. Le jour de la rentrée scolaire début septembre, un directeur d’école a été assassiné, un professeur mutilé et plusieurs lycées attaqués. Mi-octobre, 6 élèves avaient été enlevés dans une attaque de lycée également à Bamenda, selon des sources concordantes. Les autorités avaient démenti.Enfin, 11 élèves toujours à Bamenda auraient également été enlevés le 31 octobre. Ils sont apparus récemment dans une vidéo de six minutes qu’a pu consulter l’AFP, déclinant un à un, en anglais, leur identité. Ces adolescents indiquaient avoir été enlevés par les « Amba boys », les séparatistes anglophones.Avec Reuters et AFP Première publication : 07/11/2018 Tweeter print
Read More