432 voix contre, 202 pour. Après un large rejet au Parlement, l’accord négocié pendant de longs mois par Theresa May est désormais enterré. Mais la situation du Royaume-Uni avec l’Union européenne est loin d’être réglée.

Pour Thomas Cole, représentant de la campagne People’s Vote, seul un second référendum peut désormais sortir le pays de cette crise.

« Je pense que la prochaine étape est qu’il doit y avoir un vrai débat pour décider de consulter les électeurs de nouveau sur le sujet. Et je pense que les élus de tous les partis doivent être clairs : ce sont les électeurs qui ont commencé ce processus, c’est à eux de le terminer. Il nous faut un vote par référendum. Et pour cela, il nous faut étendre l’article 50. »

Pour les militants du Brexit, la seule option est de mener à bien la sortie de l’Union, votée en juin 2016. « Nous avons voté pour quitter l’Union européenne, nous ne voulons plus rien avoir à faire avec elle », assène un militant du « Leave ».

« Et tous ces arguments sur le fait que l’Allemagne ne nous laissera plus acheter ses voitures, c’est n’importe quoi. Nous avons eu un référendum, mené par ce gouvernement conservateur, nous avons voté 52% contre 48% pour le retrait et nous attendons de quitter l’UE le 29 mars. »

Crise de confiance

Une vaste majorité de Londoniens se demande simplement s’ils peuvent encore faire confiance à leur classe politique. Une Londonienne néo-zélandaise s’indigne : « Je suis une citoyenne néo-zélandaise, un pays qui fait partie du Commonwealth, donc j’ai pu voter, mais bizarrement la raison pour laquelle j’ai le droit de vivre dans ce pays est parce que mon mari est un citoyen européen ! »

Elle dit souhaiter un deuxième référendum, tout en doutant que cela résoudra le problème. « Les divisions sont toujours les mêmes qu’en 2016. Rien n’a été expliqué. On ne nous dit pas la vérité sur ce qui va suivre », s’inquiète-t-elle.

La Première ministre Theresa May espère malgré tout conserver son poste et renégocier un accord avec Bruxelles. Elle devra avant cela faire face à un vote de défiance ce mercredi, demandé par le leader de l’opposition, Jeremy Corbyn.

Qu’elle reste au pouvoir ou non, le Brexit est loin d’être une réalité.

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