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RFI

Publié le 07-01-2019
Modifié le 07-01-2019 à 09:57

Noureddine Bedoui s’est rendu ce week-end dans les régions frontalières du sud du pays. Une tournée inédite pour parler de la sécurisation des frontières, mais aussi pour répondre aux demandes de développement des habitants de ces régions sahariennes isolées.

L’image ressemble à celle de beaucoup de visites ministérielles. Mais samedi, trois ministres algériens, celui de l’Intérieur, celui du Commerce et celui des Travaux publics, étaient à Tinzaouatine, une ville à la frontière du Mali, à 2 500 kilomètres au sud de la capitale. La première visite ministérielle dans la ville depuis l’indépendance du pays en juillet 1962.

Dans la même journée, les trois ministres se sont rendus à In Guezzam, à la frontière avec le Niger cette fois. Ils ont annoncé une série de projets de développement pour les deux communes : routes, écoles, piscine ou encore ambulances. Noureddine Bedoui a affirmé que sa priorité était la sécurisation des zones frontalières et que pour sécuriser, il fallait répondre aux demandes de développement des habitants.

Il y avait urgence. Au mois d’août, une violente manifestation à Djanet, près de la frontière libyenne, a remis à la Une la colère d’habitants dont la situation économique s’est aggravée avec le renforcement du contrôle des frontières. En réaction, au mois d’octobre, la présidence avait annoncé un programme spécial de développement pour les régions frontalières. Les ministres doivent quant à eux poursuivre leur visite à In Salah et Tamanrasset.

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