Tout au long d’un récit aussi inclassable qu’implacable, Salman Rushdie s’empare des travers de notre époque pour les faire résonner avec les questionnements universels.

Trente ans après la parution des Versets sataniques, qui lui ont valu une condamnation à mort de l’ayatollah Khomeyni, Salman Rushdie publie La Maison Golden. Ni tout à fait réaliste ni tout à fait « réaliste magique », ce roman de l’écrivain de 71 ans aborde entre autres questions celles des migrations et de l’identité. Ces thèmes, très actuels, font écho à la vie de l’auteur naturalisé Américain depuis deux ans et anciennement indien puis britannique, lequel réfute l’idée selon laquelle René Unterlinden, personnage du roman, serait son double littéraire.

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