L’annonce a été faite ce vendredi (18 janvier), par la chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI). « La détention de M. Laurent Gbagbo et de M. Charles Blé Goudé (ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes, ndlr) sera maintenue en attendant l’examen de l’appel » du procureur sur leur mise en liberté, ont décidé les juges à la majorité.

Selon le communiqué de la Cour basée à la Haye, la chambre d’appel « a programmé une audience, le 1er février 2019, pour entendre d’autres arguments sur cet appel. »

La procureure Fatou Bensouda de la CPI

La crainte des procureurs

En première instance, les juges avaient ordonné la mise en liberté immédiate des deux hommes suite à leur acquittement retentissant mardi (15 janvier).

Cette remise en liberté a cependant été suspendue un jour plus tard suite à un appel de l’accusation. Les procureurs craignent que Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé ne comparaissent pas devant la Cour si leur présence est requise dans le futur.

L’accusation a déjà affiché « son intention de faire appel » sur la décision d’acquittement de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé. Cette démarche distincte pourrait prendre des mois.

Le bâtiment de la CPI à la Haye aux Pays-Bas

Rappel des faits

En détention depuis plus de sept ans, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise de 2010-2011, née de son refus de céder le pouvoir à son rival, l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara.

Il avait finalement été arrêté en avril 2011 par les forces du président Ouattara, soutenues par l’ONU et la France. Il est le premier ancien chef d’Etat à avoir été remis à la CPI.

L’annonce de son acquittement avait provoqué des scènes de liesse chez ses partisans en Côte d’Ivoire mais aussi un appel des autorités à « garder de la compassion pour les victimes ».
     

Avec AFP

 

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