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RFI

Publié le 14-11-2018
Modifié le 14-11-2018 à 13:05

En Guinée, la marche des femmes de l’opposition de ce 13 novembre a été dispersée par des jets de gaz lacrymogènes dans la capitale, Conakry.

Quelques centaines de manifestantes se sont réunies mardi 13 novembre à Conakry, la capitale de la Guinée, pour protester contre les violences policières et réclamer justice pour les personnes qui ont perdu la vie en marge des manifestations politiques.

Coiffées d’un foulard rouge en signe de colère, ces femmes brandissaient les portraits des victimes tout en pointant la responsabilité des forces de sécurité. « Ils sont là pour tuer nos enfants ! s’écrient-elles. Pourquoi ? Ils rentrent dans les maisons pour frapper nos mamans ! Vraiment, on en a marre ! On est fatigués ! »

« Qu’on ne tue plus ! »

« Nous sommes là pour manifester notre colère suite aux tueries que nos enfants ont subies depuis que M. Alpha Condé est au pouvoir, explique une manifestante. Maintenant, nous sommes venues pour manifester notre colère ! Notre indignation ! »

La semaine passée, deux jeunes hommes ont perdu la vie en marge d’une manifestation et un policier a succombé à ses blessures. « Nous serons satisfaites le jour où on verra qu’il y a eu des enquêtes policières et qu’il y a manifestation, poursuit une autre manifestation. Qu’on ne tue plus ! »

A l’approche du rond-point Belle Vue, la marche a été dispersée par des gaz lacrymogènes. « Une action en justice est ouverte de manière systématique pour chacun de ces cas », affirme le garde des Sceaux, Cheick Sako, qui dit comprendre la colère des familles tout en soulignant la difficulté de mener des enquêtes.

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