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Félix Tshisekedi a rencontré mardi le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo

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-Alors que la société civile lui réclame des sanctions contre le milliardaire israélien Dan Gertler, le président congolais a rencontré le lobby juif aux Etats-Unis. Une offensive aux enjeux multiples.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi est en visite aux Etats-Unis. Celui-ci a débuté son séjour de 72 heures par une rencontre ce dimanche (01.03.2020) avec le Comité des affaires publiques israélo-américain qui représente la communauté juive des Etats-Unis.
Une rencontre qui intervient alors qu’en RDC, le chef de l’Etat est sous la pression de la société civile. Celle-ci lui demande d’enquêter sur des activités du milliardaire israélien Dan Gertler, impliqué dans de nombreuses affaires liées à l’industrie minière.

Un contexte marqué par une enquête contre Dan Gertler
Même s’il n’y a pas de lien direct connu entre les ennuis de Dan Gertler en RDC et la rencontre du président Félix Tshisekedi avec le lobby juif américain, le contexte retient l’attention.
La justice congolaise enquête en effet sur un prêt douteux de 128 millions d’euros que Dan Gertler, peu avant d’être la cible de sanctions américaines en 2017, a consenti à l’entreprise nationale minière Gécamines.
L’homme d’affaires israélien est très proche de l’ex-président Joseph Kabila qui l’a rendu incontournable dans les secteurs des mines et du pétrole durant ses deux mandats.

Dans son discours ponctué d’applaudissements, Félix Tshisekedi a fait de la lutte contre la corruption une base de sa relation avec le lobby pro-israélien en assurant que “les défis nouveaux liés à la lutte contre le terrorisme, la corruption et le blanchiment des capitaux ainsi que la lutte contre la cybercriminalité nous donnent l’opportunité, que dis-je, l’obligation de renforcer nos liens pour des objectifs partagés”.
L’engagement contre la corruption vise des enjeux multiples
Félix Tshisekedi a aussi besoin des lignes de crédit promis par le Fonds monétaire international (FMI), un autre enjeu de son engagement affiché contre la corruption.
Une visite du président congolais au siège du FMI est d’ailleurs au menu de son voyage aux Etats-Unis.
Le 24 février, un collectif de sept organisations de la société civile à l’origine de la campagne “le Congo n’est pas à vendre” lui a adressé une lettre demandant des sanctions à l’encontre de Dan Gertler.

La RDC détient d’importants gisements de cobalt (Katanga, 14.10.2006-Archives)
Emmanuel Umpula Nkumba est le directeur exécutif de AfreWatch, une ONG membre de ce collectif. Il rappelle que “déjà en 2017 des entreprises liées à Dan Gertler ont été sanctionnées par le Trésor américain”.
Les entreprises de l’homme d’affaires sont mises en cause dans des faits de blanchiment d’argent et de corruption. “Malheureusement en RDC, il n’y a pas assez d’intérêt pour initier des enquêtes et c’est pourquoi nous avons décidé d’adresser une lettre au président de la République lui demandant de prendre des mesures”, regrette Emmanuel Umpula Nkumba.
Jusqu’ici, Félix Tshisekedi n’a pas montré son intention d’inquiéter son prédécesseur et partenaire de coalition Joseph Kabila.
Mais les pressions extérieures l’ont visiblement contraint à affaiblir plusieurs pro-Kabila, dont le chef de son parti (PPRD) et ancien candidat à la présidentielle Emmanuel Ramazani Shadary, l’ex-chef des renseignements Kalev Mutondo, ou encore Albert Yuma, le patron de la Gecamines, qui n’a pas le droit de quitter Kinshasa en raison du dossier judiciaire lié au prêt des 128 millions d’euros.

Avec DW

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