Curry_NBA-Golden State était trop fort. Malgré les efforts de LeBron James, les Warriors ont en effet décroché le quatrième titre NBA de leur histoire, venant à bout des Cavaliers 4 victoires à 2 après leur succès dans le match 6 à Cleveland (105-97). Une victoire décrochée sur l’autel du collectif.

LeBron James a beau être le meilleur joueur du monde, les Warriors sont, eux, la meilleure équipe de la Ligue. Si l’icône de Cleveland a bien réussi un temps à entretenir le rêve d’un premier sacre pour la cité de l’Ohio, et ce malgré les absences de Kyrie Irving et Kevin Love, blessés, la force collective de Golden State, déjà irrésistible en saison régulière avec 67 victoires pour seulement 15 défaites, a prévalu jusqu’au bout. A tel point que Stephen Curry, le MVP 2014-2015 n’a même pas eu besoin de flamber plus que de raison pour donner le coup de grâce aux Cavaliers (105-97).

A l’inverse de son compère des Splash Brothers,Klay Thompson, de nouveau encalminé par les fautes, le jeune artificier a évidemment une nouvelle fois été à son avantage comme en attestent ses 25 points à 8 sur 18 aux tirs, 8 passes, 6 rebonds et 3 interceptions, mais c’est bien en équipe que les Warriors sont allés décrocher le quatrième titre de leur histoire, quarante ans après le dernier. Et pas seulement parce qu’ils sont cinq joueurs de Golden State à terminer avec plus de dix points au compteur, Andre Iguodala, co-meilleur marqueur des siens avec 25 points, à 9 sur 20 aux tirs, et d’ailleurs élu MVP des Finales, et Draymond Green, auteur, lui, d’un triple-double pour terminer avec 16 points, 11 rebonds et 10 passes, n’ayant rien à envier à leur meneur vedette.

Cleveland, extérieur nuit

Car les hommes de Steve Kerr, titré dès sa première année sur un banc NBA, ont tout autant brillé en défense. Même LeBron James, pas passé loin d’un troisième triple-double lors de ces Finales avec 32 points, 18 rebonds et 8 passes, en a fait les frais comme en témoigne son 13 sur 33 aux tirs. C’est certes toujours mieux que ses compères des lignes arrières, une fois encore transparents. A l’image d’Iman Shumpert et James Jones, auteurs d’un 2 sur 12 à eux deux, ou de J.R. Smith, qui a certes pris feu dans les dernières minutes en enquillant trois tirs primés à la suite, mais qui doit se contenter d’un piètre 5 sur 15 aux tirs pour ses 19 points. Aussi, Timofey Mozgov et Tristan Thompson pouvaient bien briller, avec 17 points, 12 rebonds et 4 contres pour l’un et 15 points et 13 rebonds pour l’autre, et permettre aux Cavs de remporter la bataille du rebond, il en aurait fallu encore plus pour rivaliser avec ces Warriors et décrocher le droit d’aller disputer un match 7 à Oakland.

Et si après avoir compté 13 points de débours à l’issue du premier quart (28-15), les Cavs sont parvenus à entretenir l’espoir grâce à une belle réaction dans le deuxième acte, au point de mener au retour des vestiaires (47-45), il aura suffi d’une nouvelle accélération pour que Golden State reprenne ses aises. Forts de leurs douze points d’avance à l’entame de la dernière ligne droite (73-61), les Californiens pouvaient gérer et en dépit d’une petite alerte suite à la flambée de J.R. Smith, Cleveland recollant à quatre longueurs à 33 secondes de la fin (101-97), savourer leur sacre. « Ça paraît irréel », pouvait bien apprécier Iguodala, dont la promotion dans le cinq de départ lors du match 4 aura fait basculer le cours de ces Finales.

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