Grece-Des ministres qui se retrouvent pour des négociations interminables à Bruxelles, des échéances de remboursement de prêts fixées au 30 juin, des positions présentées comme irréconciliables : le marathon des négociations grecques a encore dominé l’essentiel de l’actualité européenne ces derniers mois.
Sur le terrain, les réformes imposées par la Troïka, et une économie aux abois pèsent toujours aussi lourdement sur les citoyens. A l’hôpital, à l’école, aux champs, dans les trains et dans leur quotidien, les Grecs ressentent plus que jamais la violence de la crise.
Reportages de Frédérique Lebel et Charlotte Stievenard.

DES ÉLÈVES SECOUÉS PAR LA CRISE
Frédérique Lebel/RFI
GRECE La crise à l’école26/06/2015

La crise marque les familles et plus particulièrement les enfants. Selon une étude de l’Unicef publiée l’an dernier, 40 pour cent des enfants grecs vivent dans des familles dont le revenu se situait sous le seuil de pauvreté en 2012. Dans un collège/lycée d’une banlieue populaire d’Athènes, à Kipseli, enseignants et élèves doivent composer tous les jours avec cette nouvelle pauvreté, qui marque les corps et les esprits. Reportage signé Frédérique Lebel.

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VERS LA PRIVATISATION DU PIRÉE?
Au Pirée, en Grèce, le terminal 2 est déjà chinois.© Charlotte Stievenard
La privatisation du port du Pirée26/06/2015

L’équipe Syriza a déjà beaucoup rogné sur ses promesses de campagne et joué le compromis, notamment sur la question des privatisations. C’est le cas du port du Pirée. L’Etat va céder 51% de l’autorité portuaire. Sur place, Charlotte Stievenard a rencontré des dockers et des acteurs économiques inquiets de ce prochain bouleversement.

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DES MÉDICAMENTS AU COMPTE-GOUTTES
Le pharmacien Konstantinos Lourantos doit gérer la pénurie de médicaments et la chute du pouvoir d’achat des clients.Frédérique Lebel/RFI
GRECE PENURIE MEDICAMENTS26/06/2015

Ce n’est qu’une des conséquences de la crise, et des mesures d’austérité préconisées par la Troika . Les médicaments font de plus en plus défaut en Grèce. Tout d’abord parce que les patients n’ont tout simplement pas les moyens de les acheter mais aussi parce que le marché est sous-approvisionné par les grandes compagnies pharmaceutiques. Pharmaciens, chirurgiens, patients , tout le monde doit faire appel au système D, pour soigner et se soigner. Reportage à Athènes de Frédérique Lebel.

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DES INFIRMIÈRES AU NOIR DANS LES HÔPITAUX
Aux cotés de ces infirmières légales, des centaines d’infirmières « illégales » travaillent à l’Hopital Evangelismos d’AthènesFrédérique Lebel/RFI
Grèce infirmières illégales26/06/2015

Le secteur de la santé en Grèce est un des premiers touchés par la crise et la cure d’austérité. Le pays ne consacre plus que 5% de son PIB au système public de santé. Une nette baisse depuis 2012. Et le nombre d’infirmières par habitant, 3.3 pour 1000 , représente la moitié de la moyenne européenne, soit un des plus faibles du continent… Pour pallier le manque d’infirmières les patients grecs ont depuis longtemps l’habitude de payer une infirmière privée et déclarée comme telle. Mais avec la crise on voit apparaitre une nouveau phénomène, celui des infirmières illégales, non déclarées, souvent immigrées. Elles viennent faire leur publicité et travailler dans l’enceinte même de l’hôpital sans être inquiétées. Reportage de Frédérique Lebel dans le plus grand hôpital d’Athènes, Evangelismos.

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UN RÉSEAU FERRÉ QUI DÉRAILLE
La gare centrale d’Athènes. Vétuste, elle ressemble à une petite gare de province.RFI/Frédérique Lebel
Revoir à la baisse le réseau ferré26/06/2015

L’Union Européenne et la banque Mondiale surveillent de près les grandes entreprises nationales grecques, dont certaines cumulent des déficits abyssaux. C’est le cas de la compagnie nationale des chemins de fer dont la dette de 13 Milliards d’euros, représente 7,4% du PIB. Pour se moderniser la société a dû emprunter sur les marchés privés et avec la crise ses revenus ont chuté de 30%. Dans un pays ou les consommateurs n’ont pas vraiment la culture du voyage en train, Tren Osé va devoir se concentrer et moderniser la ou les quelques lignes rentables.Reportage de Frédérique Lebel.

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L’HUILE D’OLIVE POUR SAUVER LA GRÈCE?
Dimitris Didaskalou, sur son tracteur, devant ses oliviers à Corinthe. La région produit 15 % de la production nationale.RFI/Frédérique Lebel
L’huile d’olive26/06/2015

Avis de tempête sur le marché mondial de l’huile d’Olive. Les deux plus gros producteurs européens l’Espagne et l’Italie, doivent respectivement faire face à une sécheresse intense et à une nouvelle maladie, la Xylella Fastidiosa, qui décime les oliviers, surtout dans le sud de l’Italie. Des mauvais facteurs qui pourraient faire le bonheur de la Grèce troisième producteur européen. Mais dans les faits c’est un tableau bien différent qui ressort de Corinthe, une région agricole du Péloponnèse. La concurrence mondiale sur le marché de l’huile d’olive est rude, et les agriculteurs s’inquiètent de cette nouvelle maladie dont ils ne savent pas grand-chose et qui pourrait être fatale à leur exploitation. Frédérique Lebel

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200 000 JEUNES PRIVÉS DE NATIONALITÉ GRECQUE
Nikos Adoubidan (à gauche) dans les locaux de génération 2.0Frédérique Lebel/RFI
GRECE NATIONALITES JEUNES26/06/2015

Ils seraient 200 000, deux cent mille enfants, jeunes adultes nés de parents étrangers à qui la Grèce refuse d’accorder automatiquement la nationalité grecque. Une génération oubliée en quelque sorte. Une première loi qui date de 2010 avait tenté de revoir le code très restrictif de la nationalité, mais elle a été invalidée par le conseil d’Etat. Depuis, le gouvernement Syriza , issu des dernières élections, veut à nouveau faire passer une nouvelle législation qui donnerait à ces jeunes, élevés et éduqués en Grèce, un passeport grec .
Reportage de Frédérique Lebel  – RFI