fan-asJOHANNESBURG (AFP) – samedi 13 juin 2009 – 11h41 – La Coupe des Confédérations, véritable mini-Mondial destiné à tester les installations et l’organisation de la prochaine Coupe du monde, ici-même en Afrique du Sud, commence dimanche, avec l’Espagne, l’Italie et le Brésil en vedette.

Afrique du Sud – Irak, à l’Ellis Park de Johannesburg, donnera le coup d’envoi du tournoi (16h00), avant l’entrée en scène de l’Espagne contre la Nouvelle-Zélande, à Rustenburg (20h30).

L’Afrique peut-elle organiser un évènement de l’ampleur du Mondial-2010? Tout le pays répond oui et entend le prouver lors de cette Coupe des Confédérations, malgré les doutes sur la sécurité, les transports ou le logement. Le leader économique du continent n’a ni la puissance financière ni les infrastructures de l’Allemagne, maître d’oeuvre et hôte de l’impeccable Mondial-2006…

Le rythme de la dernière née des compétitions Fifa est maintenant sur les fixé. Elle oppose désormais (depuis 2005) tous les quatre ans, un an avant la Coupe du monde, les champions continentaux, le détenteur de la Coupe du monde (l’Italie) et le pays organisateur.

Vainqueur il y à quatre ans en Allemagne (4-1 en finale contre l’Argentine), le Brésil fait figure de favori (comme toujours), tout comme le champion d’Europe espagnol, invaincu depuis 32 matches, et l’Italie. Même vieillissant, le champion du monde, qui a retrouvé cette saison Marcello Lippi, déjà sélectionneur en 2006, reste un compétiteur hors pair.

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Des supporters sud-africains lors d’un entraînement de l’équipe espagnole le 11 juin 2009 à Rustenburg
© AFP/Archives Pierre-Philippe Marcou
Derrière les trois favoris, l’Afrique du Sud voudra briller sur son sol, et lever l’enthousiasme des foules pour cette compétition, mais les Bafana-Bafana (surnom de l’équipe nationale) ne sont pas au sommet.

Leur qualifications pour les demi-finales passe certainement par un bon match d’ouverture contre l’Irak, car le champion d’Asie 2008 semble être le principal rival pour la qualification en demi-finale des joueurs de Joel Santana. Dans le groupe A, l’Espagne semble nettement supérieure, et la Nouvelle-Zélande est un pays de rugby, pas de football. Les trois buts passés à l’Italie en amical (défaite 4-3) prouvent toutefois que les +Kiwis+ néo-zélandais ne sont pas des victimes désignées.

L’Egypte, incapable de se qualifier pour le Mondial depuis 1990, malgré sa domination en Afrique (les Pharaons ont remporté les deux dernières CAN, en 2006 et 2008), vient se tester face aux meilleures équipes du monde. Mais la génération dorée (Aboutrika, Gomaa, El-Hadary, Barakat…) est encore mal partie sur la route du Mondial-2010 et n’est pas du tout sûre de revoir l’Afrique du Sud l’an prochain.

Les Irakiens, eux, savent qu’ils n’iront pas à la Coupe du monde (ils sont déjà éliminés). Cette compétition est sans doute la seule chance de cette génération, emmenée par le capitaine Younis Mahmoud, de se montrer au monde entier.

Tout un pays meurtri, mais fou de football, selon le sélectionneur Bora Milutinovic, véritable légende de ce jeu (il a conduit cinq sélections différentes en Coupes du monde), espère que cette équipe lui redonnera de la fierté et de la joie, comme quand elle a battu l’Arabie Saoudite en finale de la Coupe d’Asie (1-0, but de Mahmoud).