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MACABRE RECUPERATION POLITICIENNE DE LA MORT DE MAMADOU NDALA

mamadou-kabila-« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément », affirmait Nicolas Boileau. Et pour le paraphraser, on peut soutenir, sans crainte d’être contredit, que « de la forme grammaticale et symétrique d’un argumentaire dépendent la franchise de son auteur et la véracité de son contenu ». C’est ainsi qu’en lisant avec assez d’attention la plupart de textes diffusés à la suite de la disparition du Colonel Mamadou Ndala, on se rend vite compte des intensions qui animent leurs auteurs. Il s’agit de la Coalition Internationale pour la Déstabilisation du Congo (CIDC).
 
C’est le jeudi 2 janvier 2014 en fin d’avant-midi que la nouvelle faisant état de la mort de l’homme sur qui reposait désormais l’espoir de tout un peuple a commencé à circuler, telle une trainée de poudre. Aux environs de 12h25 (TU), la sonnerie de mon téléphone signale qu’un nouveau message vient de me parvenir. Vite, je m’empresse à découvrir le contenu de ce message qui m’arrive en plein milieu de la journée. « Le colonel Mamadou n’est plus », suis-je surpris de lire sur l’écran de mon téléphone portable. Telle est la manière dont j’ai appris la disparition de ce Grand Congolais, ce Martyre et Héros d’un Congo libre, souverain, uni et fort.
Affligé, angoissé…, ne sachant à quel saint me vouer, je me suis mis à chercher à en savoir d’avantage. Après avoir passé plus d’une heure au bout du fil, je me suis rendu compte que ce qui avait les allures d’un cauchemar était effectivement une réalité. Ma journée était complètement bouleversée, entamée par l’une de ces mauvaises nouvelles que j’e n’ai plus reçu depuis celle du 16 janvier 2001 annonçant la mort tragique du Soldat du peuple, M’zee Laurent Désiré Kabila. Mamadou Ndala venait de voir ses derniers jours sur le champ de bataille. Comme qui dirait : « qui se ressemblent se rencontrent toujours, même dans leur façon de naître ou de mourir ».
Se servir du drame…
Alors que la nouvelle a troublé les Congolais, les vrais, certains d’entre eux qui ont opté de faire le chemin de la trahison semblent s’en être foncièrement réjouis. A la manière de tous les ennemis de la nation et du peuple Congolais, ils veulent se servir de ce drame incommensurable comme un adjuvant à leurs visées mercantilistes. Ceux-ci n’ont trouvé mieux à faire que d’exploiter le sentiment de révolte, de colère et de frustration qui anime les citoyens congolais pour distiller leurs intoxications. Négativistes sur le Congo et sur ses institutions, les ennemis de la république se contentent de raconter ce qui leur passe par la tête pour diaboliser le Chef de l’Etat. Il s’avère donc plus que nécessaire de rétablir la vérité des faits.
« Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement et les mots pour le dire, viennent aisément », affirmait Nicolas Boileau. Et pour le paraphraser, on peut soutenir, sans crainte d’être contredit, que « de la forme grammaticale et symétrique d’un argumentaire dépendent la franchise de son hauteur et la véracité de son contenu ». A lire avec assez d’attention, la plupart des textes que les trainés de la Coalition internationale pour la déstabilisation du Congo (Cidc) se sont empressés de poster sur les réseaux sociaux et autres forum de discutions sur internet on se rend vite compte des intensions de leurs auteurs.
Cela ne demande aucunement l’expérience des psychanalystes de la trempe de l’acteur principal de la série télévisée « Lie to me » pour se rendre compte et du désire de mentir qui anime certains plumiers et l’envie de nuire à la réputation de la Rd-Congo ainsi de son commandant en Chef. Sinon, comment serait-il possible qu’un quidam, rédacteur, journaliste, etc., soit-il se permette d’affirmer dans ses écrits que « nous réfutons avec la dernière énergie la version officielle sur la mort du vaillant Colonel ». Ce avant d’ajouter : « Les Congolais exigent la vérité sur l’assassinat du Colonel Mamadou Ndala ». En d’autres termes, il se proclame détenteur de la vraie version ou seul témoin des événements alors qu’il est à de milliers de kilomètre du pays et du lieu de la commission des faits.
Joseph Kabila pointé du doigt…
Ce qui est pire, ces confrères osent pointer, de leurs plumes dévergondées, le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, comme auteur de l’assassinat d’un de ses propres meilleurs éléments au sein des Forces armées. Accusation qu’ils formulent avec tellement de légèreté qu’on est tenté de s’interroger sur les vraies motivations de leur démarche. Réfutant la version selon laquelle le colonel Mamadou Ndala avait été tué dans une embuscade tendue par les éléments de la rébellion ougandaise de l’Adf-Nalu, ces fossoyeurs tiennent désorienter les Congolais. Heureusement que les enquêteurs ne les écoutent pas.
Pour eux, Ndala aurait été tué par un « tireur » faisant partie d’un groupe imaginaire de trente cinq commandos qui seraient partis de Kinshasa pour aller renforcer son équipe. Pour tenter de crédibiliser cette thèse hypothétique, ils s’accordent à citer, comme source, le lieutenant de Mamadou Ndala qui serait allé déposer le corps sans vie du colonel à un lieu qu’eux seuls connaissent. Ils oublient de souligner que le lieutenant de Mamadou a été, comme son commandant, retrouvé calciné dans la leur jeep. Alors, d’où ont-il tiré toutes ces boutades qu’ils s’évertuent à distiller sur le net ? Eux seuls peuvent encore inventer une autre source car quoi qu’il en soit, leur désir de déstabilisation de la Rdc est plus fort que les impératifs professionnels du métier de journaliste.
Aussi, ceux qui depuis hier s’évertuent à narrer des histoires sur les réseaux sociaux et autres forums de discussion internet ont-il oublié de se renseigner suffisamment sur la nature du prétendu groupe de trente cinq tireurs d’élite parti de Kinshasa pour semble-t-il renforcer la sécurité du Colonel. Un raisonnement que même les bêtes sauvages se seraient abstenus d’avancer, d’autant plus qu’aucune tactique militaire ne prévoit l’ajout des effectifs en pleine opération. Ce qui serait possible, au cas où il était décidé le remplacement du bataillon dans toute son entièreté. Et même si, ajout pourrait y avoir, ce n’est pas à la disposition d’un commandant de bataillon que ces hommes devaient être affectés.
Et où étaient passés le Chef d’Etat-Major Général, le Chef d’Etat-Major des forces terrestres, le commandant région et le commandant zone opérationnels pour que le Président de la République, Joseph Kabila se permettre d’affecter des troupes à un bataillon en pleine opérations ? Surtout que ces journalistes se permettent même de nier la nature et les auteurs de l’attaque qui a causé la mort de cet autre Soldat du peuple. Leurs arguments n’ont rien à voir avec le souci primordial poursuivi par le métier de journaliste qui n’est rien d’autre que d’informer. Ils tentent plutôt de désorienter l’attention, causer la zizanie dans l’opinion et laisser libre champ aux ennemis de la paix, de la cohésion nationale et du développement de la Rdc.
C’est ainsi que toute analyse attentive sur la mort tragique du Colonel Mamadou Ndala et sur tous les commentaires qui l’entourent portent à convaincre que « de la forme grammaticale et symétrique des argumentaires, avancés par les uns et les autres, dépendent la franchise de leurs hauteurs et la véracité de leurs contenus ».
Jean-Luc MUSHI-MPAKU
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