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Le président du Sénat de la RDC agressé par des opposants et hospitalisé près de la gare du Nord à Paris

Le Monde

Leon Kengo, President du Senat

-Le gouvernement congolais a accusé dimanche 1er janvier des partisans du principal opposant au président Joseph Kabila d’avoir agressé le président du Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) samedi à Paris.  L’ambassadeur de France a été convoqué pour s’expliquer, selon le gouvernement congolais.

A Paris, le ministère français des affaires étrangères a confirmé dimanche l’agression de Léon Kengo wa Dondo, 76 ans, samedi vers 17h, ainsi que la convocation de l’ambassadeur de France à Kinshasa.

“DENTS ARRACHÉES, PIÉTINÉ, ROULÉ À TERRE”

Le président du sénat “a été agressé en gare du Nord par les bandes de ceux qui s’appellent les ‘combattants’ proches d’Etienne Tshisekedi, a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, faisant référence aux partisans de l’opposant qui s’est proclamé “président élu” de RDC après le scrutin contesté du 28 novembre.

Selon les premières informations de Kinshasa, M. Kengo “aurait eu des et a été hospitalisé près de la gare du Nord, dans le nord de Paris. M. Kengo étant en “visite privée”, le ministère français a précisé ne pas s’occuper de cette affaire d’agression et a dit ignorer dans quel état de santé se trouvait le président du sénat congolais.

” ÉNIÈME AGRESSION PERPÉTRÉE EN FRANCE”

Selon une source proche de l’enquête à Paris, M. Kengo est arrivé en train depuis Bruxelles à Paris, gare du Nord à 17h, où une voiture avec un chauffeur l’attendait. Alors qu’il pénétrait dans le véhicule, il a été frappé par des hommes pouvant être des compatriotes. La voiture, avec à bord M. Kengo, a pu démarrer, mais a été bloquée dans des embouteillages et à nouveau cernée. La police, appelée, est intervenue pour mettre fin à l’agression et le chauffeur a ensuite conduit son passager dans un hôpital parisien, selon une source proche de l’enquête.

“Nous protestons de la manière la plus ferme contre cette énième agression perpétrée en France au vu et au su des autorités françaises contre des officiels congolais”, a ajouté M. Mende, qualifiant l’attaque contre M. Kengo de “totalement inacceptable”. D’après lui, les agresseurs reprochaient à M. Kengo, leader de l’Union des forces du changement (UFC), arrivé quatrième (4,95 %) de la présidentielle remportée par le sortant Joseph Kabila (48,95 %), de “n’avoir pas retiré sa candidature aux dernières élections, ce qui n’a pas permis à leur chef (M. Tshisekedi) d’être élu”. Ce dernier a obtenu 32,33 % des suffrages.

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