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Le come back controversé à Goma de l’ex-chef rebelle Bertrand Bisimwa et ses compagnons d’arme

bertrand_bisimwa2_1– L’ex chef politique du M23, Bertrand Bisimwa a annoncé dimanche son retour imminent à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. La même province que lui et ses hommes ont martyrisé pendant plus de deux ans. Intervenant sur la radio Kivu One, l’homme fort de l’ex-rébellion défaite a affiché sa volonté de rentrer au pays. Bisimwa s’est dit prêt à sensibiliser ses collègues se trouvant encore dans des camps au Rwanda et en Ouganda pour regagner le pays. ‘‘J’attends participer ici à Kampala à la réunion de mise en œuvre de la déclaration de Nairobi avant de retourner à Goma’’, a-t-il déclaré. Dans la ville de Goma, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende Omalanga a affirmé que le souci du gouvernement, c’est de voir tous ses ex-rebelles rentrer au pays même ceux qui seront poursuivis par la justice. ‘‘Depuis le jour où la déclaration était signée à Nairobi, les portes étaient déjà ouvertes. A ce que je sache les autres animateurs du M23 sont déjà rentrés au pays pour la plupart’’, a précisé Mende. Le ministre de la communication et medias a dit ne pas connaitre le sort réservé à Bertrand Bisimwa même s’il n’a pas voulu dire clairement que le chef rebelle n’était pas sur la liste des criminels devant répondre de leurs actes devant la justice. ‘‘C’est aberrant de prétendre juger quelqu’un et de l’empêcher de rentrer là ou il doit être jugé. Je ne connais pas le sors de monsieur Bisimwa. Manifestement, il ne fait pas partie des personnes pourchassées par des mandats’’, a-t-il martelé.  En outre, il a rappelé que le gouvernement a pris une décision réfléchie et il était inconcevable, selon lui,  de s’opposer au retour de ces personnes. Déjà Serge Kambasu Ngeve et Mashigiro Nzey, deux cadres de l’aile M23 opposée à Bisimwa sont rentrés au chef-lieu du Nord-Kivu. Pour la majorité de la gomatraciens, le retour des assassins du M23 est une insulte contre les habitants du Nord-Kivu. ‘‘Comment ces gens qui ont tué, peuvent revenir calmement ici. Ils ont commis des crimes sur la population civile et  vous pensez que cela va passer inaperçu’’, a dénoncé Kasereka, un motard rencontré au rond-point Bdgl. Les stigmates de crimes commis par les rebelles du M23 lors de l’occupation de la ville de Goma au mois de novembre 2012 demeurent encore vifs. Dans la classe politique locale, le retour des bourreaux sur  lieu du crime divise l’opposition et la majorité. A l’opposition politique, Maitre Jean Pierre Lumbu lumbu, point focal de l’Union des Forces Acquises au Changement a jugé inopportun le retour des responsables du M23 à Goma. Il pense que les plaies ne sont pas encore cicatrisées au sein de cette population meurtrie du Nord-Kivu pour qu’elle tolère la cohabitation avec ces bourreaux. ‘‘Les enfants du Nord-Kivu ne sont pas encore psychologiquement préparés pour accueillir et accepter ces bourreaux d’hier’’, a prévenu Lumbu Lumbu. Par contre à la majorité présidentielle, son coordonateur provincial, Mukuba Sylvestre a précisé que la déclaration finale des pourparlers de Kampala conclue à Nairobi autorise aux anciens rebelles de retourner au pays mais, a-t-il renchéri, les auteurs reconnus de crimes de guerre seront poursuivis par la justice. Pour maitre Omar Kavota, le porte-parole et vice-président de la société  civile du Nord-Kivu, les brebis galeuses doivent être arrêtées et traduites en justice. Cependant, cet activiste accepte que seuls les ex-rebelles qui ne sont en connivence avec l’étranger pour déstabiliser de nouveau la province, puissent rentrer au pays. \

Avec 7sur7.cd

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