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La CENI serait-elle née avec des germes d’un conflit en latence ?

Source: La Prosperite

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) serait-elle née avec des germes d’un conflit en latence ? Oui, dira la société civile même si à l’Assemblée Nationale, on n’est pas de cet avis.

Parmi ceux qui lèvent des boucliers face à ce qu’ils considèrent comme une exclusion, il y a ceux qui parlent d’articles de la loi portant organisation et fonctionnement de a CENI posant problème. Les deux articles pointés du doigt sont le 7 qui est complété par le 9. Ici, l’indépendance d’une personnalité à désigner, parmi les sept, tel que le stipule l’article 9 de la loi sur la CENI, est mise en cause d’autant plus que, ladite personnalité ne peut qu’être redevable vis-à-vis de ceux qui l’associe au camp. Serait-il par hasard question de la place que l’Union pour la démocratie et le Progrès Social (UDPS) voudrait occuper ?

Tout porte à croire que les négociations que le parti du sphinx de Limete fait avec le MLC, principale force de l’Opposition parlementaire, tendent dans ce sens là. Voyons un peu, est-ce que la constitution d’une équipe de quatre contre trois pourrait être le gage des élections transparentes ? N’oublions pas tout de même que, même si l’on est malin, il y a toujours plus malin que soi. Malgré que la présence de la société civile ne puisse pas garantir des élections libres et transparentes mais lorsqu’on sait qu’en devenant membre de la CENI on peut s’enrichir, on peut deviner la suite avec sept membres qui sont juges et parties. Surtout que, personne ne peut réfuter l’idée selon laquelle «Celui qui est dans la commission électorale, est assis sur une mine d’or ».

A moins que les mille nouveaux magistrats y regardent du dedans, peut-être. Sinon, ce serait trop tard quand les partis politiques désavoueraient leurs représentants. Les précautionneux craignent que ce format de la CENI soit fait à dessein par des malins. Pour eux, des intentions velléitaires qui ne seront comprises qu’un peu plus tard, se cachent dans cette formule de la CENI. De toutes les façons, la loi est déjà promulguée et il ne reste que la composition de l’équipe qui viendra faire la remise et reprise avec Mohulungu Malumalu et les siens.

Pour le reste, les uns et les autres ne peuvent dire que « advienne que pourra », nous sommes habitués au juridisme. Par ailleurs, la machine électorale est marche. Non seulement que l’option était déjà levée mais la réunion interinstitutionnelle présidée par Joseph Kabila, le samedi 31 juillet dernier, a mis l’accent sur la tenue des élections dans le délai institutionnel. Déjà, Tshisekedi a annoncé sa candidature. Il ne reste qu’à croiser les doigts pendant les treize mois qui restent.

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