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Insécurité grandissante à Rutshuru.

fardc-goma-L’insécurité bat son plein dans le Territoire de Rutshuru. En date du 29/11/2014, deux personnes ont été kidnappées sur le tronçon Rutshuru centre – Bunagana. Il paraîtrait que ce groupe qui kidnappe les gens à Rutshuru a érigé son Quartier Général à Rutshuru juste sur le tronçon Rutshuru Centre-Rwanguba à un endroit appelé Gasha, tout près de la société électrique locale appelée MONDO GUSTO. Le chef de ce groupe est bel bien connu par la population. Il s’appellerait Emmanuel Biriko communément appelé «Manoti ».

 

La population de Rutshuru demande au Gouvernement Provincial et ou au Gouvernement Central de Kinshasa de leur venir en aide et déloger ces criminels dont leur adresse est connue.

 

La population déplore aussi la négligence qu’affiche la MONUSCO à Rutshuru. En effet, le Quartier Général de ces criminels qui sabotent la PAIX à Rutshuru se trouve à 3km de celui de la MONUSCO. Pour ceux qui connaissent bien Rutshuru, le Quartier Général de la MONUSCO se trouve localisé à Kiwanja. Malheureusement, selon la population locale, la MONUSCO n’intervient pas du tout pour protéger cette population. Les criminels attaquent et tuent des gens presque chaque jour, mais la MONUSCO n’en dit absolument rien et ne réagit même pas. La population de Rutshuru se demande si la MONUSCO a encore et toujours la mission d’observation et non d’intervention.

 

Pour le moment il paraîtrait que les femmes ne vont plus aux champs de peur de revivre encore les tragédies anciennes de kidnapping, viol, mutilation de leurs sexes, fusillées, tuées ou brûlées vives. Quand les hommes et les femmes ont chacun peur de sortir de la maison, qui nourrira qui, qui prendra soin de la famille?

 

A Nyamilima, la situation est catastrophe, les gens meurent chaque jour. Ce qui est incompréhensible est que la population dit que l’insécurité à Nyamilima est causée par un conflit entre les Nandais qu’on dit affiliés au FDRL et les Banyabwisha autochtones qu’on dit aussi affiliés aux Mai-Mai. Donc parmi les Nandais et les Banyabwisha les uns accusent les autres d’appartenir à tel ou tel groupe clandestinement armé (FDLR et Mai-Mai). Et dans ce conflit semble-t’il, si c’est un Nandais qui meurt, c’est la pagaille au sein de la population partout dans Nyamilima. La population demande alors d’être sécurisée par l’Etat Congolais. A suivre

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Godé Chiri Haguma

Criminologue et Economiste

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