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Etienne Tshisekedi hors jeu !

La Prosperite
Etienne Tshisekedi

— *Il n’est ni intéressé, ni obsédé. Etienne Tshisekedi wa Mulumba n’est pas, non plus, partisan de la logique du pouvoir pour le pouvoir. Il ne croit même pas à l’idée du partage de quoi que ce soit au sein de l’Opposition politique congolaise.

D’ailleurs, il n’aurait aucune intention de rivaliser d’ardeur avec tous ceux qui compulsent leurs candidatures en vue de se pourvoir au poste de Porte-parole de l’Opposition. “L’Udps et Tshisekedi ne font plus partie de l’Opposition”, a déclaré sans ambages, hier, en fin de la soirée, un des cadres du parti, joint au téléphone. Autrement dit, l’Udps, plusieurs mois après les élections, campe encore sur ses positions initiales quant au combat pour la “vérité des urnes”. Ainsi, selon ce même cadre qui a requis l’anonymat, le Sphinx de Limeté aurait dû diriger le pays, s’il avait été reconnu vainqueur de la présidentielle du 28 novembre 2011. Le poste de Porte-parole ?

“Non, Tshisekedi n’en a pas besoin. C’est, même, à la limite, une provocation”, a-t-il conclu, la main sur le coeur, en affirmant que le lider maximo pense plutôt à autre chose qu’à se fourvoyer désespérément dans des faux combats. Comprenne donc qui pourra ! Qui a dit que Tshisekedi avait besoin de briguer le poste de Parole-parole de l’Opposition ? Qui, finalement, l’avait consulté en ce sens, pour sonder ses vraies intentions sur cette question ? Mais, pourquoi veut-on lui coller une ambition qu’il croit avoir dépassée, après les élections du 28 novembre 2011 ? La ruée est, certes, réelle au sein de l’Opposition. Les uns pensent que Tshisekedi wa Mulumba présenterait le meilleur profil, pour booster l’Opposition vers de nouveaux horizons. Les autres, par contre, estiment que c’est Kamerhe, le tout nouveau venu dans les rangs, qui doit accéder à ce poste, pour signer une nouvelle impulsion. D’autres, enfin, donne la chance à Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, le leader du Mouvement pour le Renouveau, MR, et Coordonnateur de l’Union pour la Nation, l’ex-méga plate-forme de soutien à Jean-Pierre Bemba, lors des empoignades électorales, en 2006. D’autres noms sont également cités tels que Eugène Diomi Ndongala, de la Démocratie Chrétienne, Lisanga Bonganga, Jean-Claude Vuemba ou autre, Ingele Ifoto, de la Dynamique pour la Démocratie au Congo, DDC en sigle. Plus loin, un Outsider, c’est Joseph Olenghankoy des Fonus.

C’est avec raison que l’on peut se perdre en conjectures. D’autant que la confusion qui, depuis longtemps, a fait le lit de cette Opposition, a la peau dure. En dépit de multiples appels à la cohésion et à l’unité, l’Opposition politique congolaise souffre d’une mal gouvernance qui ne dit pas son vrai nom. Dernièrement, tous ses principaux leaders l’ont reconnu, à Fatima, à la Gombe. C’était en marge des assises consacrées à la réflexion axée sur les récents développements de l’Opposition ainsi que sur la définition de ses nouvelles perspectives à l’approche des élections provinciales, municipales et locales, en 2013.

Cette réflexion qui a bénéficié de l’appui de la Fondation Konrad Adenauer, a été un moment important qui a permis de pousser les Opposants à sortir de la torpeur. Gaston Dyndo, Kiakwama Gilbert, Jean-Baptiste Bomanza, Beltchika François-Xavier et

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