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Dialogue national en vue : Lambert Mende avertit que ce forum ne fait nullement part à un partage de pouvoir !

Lambert Mende-Porte-parole du gouvernement congolais
Lambert Mende-Porte-parole du gouvernement congolais

-Le ministre Lambert Mende en charge de la Communication signale que le dialogue national que s’apprête à convoquer le président de la République dans son souci de parvenir à la cohésion nationale ne sera pas, comme au dialogue intercongolais organisé il y a dix ans, un lieu de partage du pouvoir

A quand le dialogue et sous quel format ?

C’est le président de la république qui a pris l’initiative d’une concertation nationale, je ne sais pas comment il le baptisera. D’aucuns parlent d’un Dialogue national, à l’image de ce qui s’est passé en Afrique du Sud. Après la longue guerre qui a failli emportée la Rd-Congo, il a fallu se substituer au souverain primaire pour décider le contour d’une transition qui a fait son temps puisque qu’on a eu des élections en 2006. Et nous ne pensons donc pas, que ni Addis-Aba, ni New York soient revenus sur la légitimité des institutions issues des élections de 2011. Donc, nous préférons nous en tenir au schéma tracé par le discours du chef de l’Etat qui a appelé ces compatriotes à des échanges dans le cadre d’une large concertation nationale pour obtenir la cohésion nationale face à la menace des désintégrations qui se profile à l’horizon. Il s’agit donc d’une concertation nationale et non un Sun-City bis.

Et le format ?

C’est le président de la république qui a pris cette initiative sur pied de ses attributions constitutionnelles et garant du bon fonctionnement des institutions et c’est donc lui, sur base des propositions lui formulées par des forces vives de la nation, majorité, opposition et de la société civile qui déterminera le format.

Ne sommes nous pas revenus à la situation d’avant Sun City avec la consternation sur à légitimité du président Joseph Kabila et le Sénat ainsi que les Assemblées provinciales hors-mandat ?

Objectivement le pays n’est pas dirigé par le Sénat ou les Assemblées provinciales. La première institution du pays, c’est le Président de la République. Et il est totalement légitime. Il a été élu en 2011 pour un mandat des cinq ans. Où est-ce qu’on va chercher l’idée que nous n’avons pas des institutions totalement légitime. On a une Assemblée nationale qui est totalement légitime et dans laquelle siège la plupart des opposants. Parlez peut-être d’un problème financier qui a différé l’organisation des élections sénatoriales et provinciales.

Le gouvernement s’attèle à le résoudre pour organiser jusqu’aux élections urbaines, municipales. Une chose est qu’on peut en discuter. Parlons des contestations électorales. Est-ce qu’on peut me citer un pays monde il y a eu des élections sans contestation. Il y a eu des contestations aux Etats-Unis avec l’élection de Georges Bush, il y a eu contestation au Ghana également. Est-ce que, cela a remis en cause la légitimité de ces présidents élus. Il y a eu dernièrement des élections au Venezuela, il y a eu une contestation musclée, il y a eu des morts. Est-ce que cela remet en cause la légitimité du successeur d’Hugo Chavez. Il ne faut pas aller chercher le prétexte qu’il y a un vigoureux contentieux électoral pour remettre en cause la légitimité des institutions du pays. Sommes-nous le premier pays à connaître cela.

Vous dite que vous pouvez en discuter. Les opposants disent en discutés signifie partager la direction des provinces. Qu’en pensez-vous ?

Je constate déjà un recul de leur part. Parce qu’au début, il était question de discuter du fauteuil du président de la république. Je suis heureux de constater qu’ils ont abandonné cette chimère. Mais pour les provinces, je pense qu’il y à une réponse. J’inviterai mes collègues de l’opposition à lire très attentivement les lois qui régissent nos institutions. Il y à la Constitution qui stipule de manière très claire que lorsqu’une institution n’a pas pu être renouvelée, elle reste en place jusqu’à l’organisation des élections. Il n’est pas dit qu’on se mette autour d’une même table pour procéder au partage des responsabilités au sein de cette institution. Que ce soit pour le Sénat et les Assemblées provinciales. En cela, la Constitution est claire. Il n’y a que le corps électoral gui peut partager les provinces ou le pouvoir dans les institutions. Je n’ai pas lu un seul texte qui dise le contraire.

Les opposants le déduisent de la tirade de l’Accord d’Addis-Abeba qui demander à Kinshasa de continuer à oeuvrer la cohésion nationale.

Les gens oublient que le gouvernement congolais est l’un des artisans de cet accord. Ce document a été élaboré par des gouvernements parmi lesquels le gouvernement de la Rd-Congo. Sans trop me vanter, je peux dire suis parmi les auteurs de ce document sur lequel on a travaillé à Addis-Abeba et à Newyork. A Newyork nous avons travaillé avec les Français et à Addis-Abeba, nous avons presque travaillé seuls. Mais c’est la plupart des idées que nous avons injectées dans ce texte qui se sont retrouvées infinie dans les résolutions qui ont été votées. Nous n’avons pas eu à l’idée pas plus à nos partenaires de l’Union Africaine et des Nations-Unis de remettre un seul instant en cause les fonctionnements des institutions conformément à la Constitution. On a parlé de la réconciliation par rapport à la menace de désintégration.

Comment entrevoyez- vous le rôle de Mary Robinson. Du côté de l’opposition, la projection est de ramener la classe politique autour d’une même table pour trouver comment partager le pouvoir.

Il suffit de tirer les textes. C’est la résolution 2098 qui prévoit la désignation d’un émissaire spécial par le Secrétaire général des Nations-Unies pour suivre la mise en oeuvre des dispositions de la résolution 2098 en Rd-Congo. Si cela dit, qu’il est question de partager le pouvoir, alors, on acceptera que Robinson vienne pour arbitrer le partage du pouvoir. Mais je n’ai lu nulle part dans cette résolution une idée du partage du pouvoir. La résolution a pour sens le rétablissement de la paix en Rd-Congo. Et on demande au Président de la république dans cette résolution de prendre des initiatives pour faciliter la cohésion nationale. Donc, la partie cohésion est laissée à la disposition du Président de la république. S’il y a des opposants qui remettent en cause la légitimité du Président, ce n’est pas le cas de la communauté internationale.

Dans la résolution la communauté internationale prend acte de l’engagement du Président de république et l’encourage dans ce sens. Je vais aussi demander à nos amis de l’opposition de lire dans la résolution où il est dit que rien ne peut remettre en cause la légitimité du Président de la république et la souveraineté de la Rd-Congo. Robinson sera la pour accompagner les interventions des Nations-Unies qui l’ont dans le sens de la pacification de la Rd-Congo et de rétablissement de la paix. Elle a comme interface le Président de la République.

Le M23, n’est-il pas une épine dans le pied du gouvernement

Le M23 est une épine dans le pied de la Rd-Congo, de l’Afrique et de l’ensemble de la communauté internationale. C’est pourquoi le M23 est appelé a disparaître par la CIRGL, la SADC, et dans la résolution 2098 des Nations-Unies. On ne petit pas accepter en plein 21ième siècle q’un groupe des gens prennent des machettes, couteaux pour voler, piller et exterminer des populations. C’est de la pure sauvagerie. C’est donc, un mouvement qui est appelé à disparaître. Soit exister autrement. Pas sous cette forme là !

Pour vous Kampala, n’est elle pas un compromis pour sauver la face du président Museveni

Nous sommes allés à Kampala pour résoudre des problèmes Rd-Congoiais. Museveni n’est pas Rd-Congolais. Nous sommes partis à Kampala pour donner une porte de sortie à des compatriotes qui malheureusement ne nous comprennent pas. Attendons voir ce que donnera ces nouvelles discutions entre la délégation de la Rd-Congololaise et le mouvement politico-rebelle. Mais, sachez-le, il ne sera pas question une fois de plus de partager de pouvoir.

Une idée peut-être pas évoquée au cours de cet entretien

Je voudrais vraiment en appeler au bon sens à tous nos compatriotes. Et aux collègues de l’opposition. Qu’ils puissent prendre consciences qu’il y a des choses qui sont bien importantes que nos polémiques. C’est d’avoir le sens élevé de la nation. Qu’ils sachent que notre pays est menacé de Balkanisation. C’est à nous Rd-Congolais unis main dans la main de repousser cette ménace. Pensons à l’émergence de ce pays et à son développement.

H.M. Mukebayi Nkoso

2 thoughts on “<!--:fr-->Dialogue national en vue : Lambert Mende avertit que ce forum ne fait nullement part à un partage de pouvoir !<!--:-->”

  1. -ce mecton n’est ni congolais, ni fils biologique ou adoptif de mzée. foutez-le dehors qu’il aille s’occuper de son rwanda.

  2. -votre maxim longi est un synchrétique. son kanambe n’est fils ni biologique, ni adoptif de mzée.

    -il n’est ni jumeau, ni kabange.

    -les problèmes du congo ne le concernent pas.

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