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Côte d’Ivoire : le FPI appelle la CPI à libérer Laurent Gbagbo

L. Gbagbo-Le Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo, a appelé, mercredi 5 juin, la CPI à libérer l’ex-président ivoirien. Le FPI estime que l’accusation a échoué à apporter des preuves de sa culpabilité.

Pour le Front populaire ivoirien (FPI), la Cour pénale internationale (CPI) doit prononcer la « relaxe pure et simple » de Laurent Gbagbo, actuellement en détention à La Haye.

Dans un communiqué publié mercredi, le FPI estime que le bureau du procureur de la CPI, « en dépit du temps relativement long (2 ans) et des moyens colossaux dont il a bénéficié pour mener à bien ses enquêtes, n’a pas été en mesure de produire des (éléments) probants pour étayer ses accusations de crimes dont le président Laurent Gbagbo se serait rendu coupable ».

Selon le texte, le parti, qui « n’a eu de cesse de proclamer l’innocence de son président-fondateur », « s’estime, aujourd’hui plus qu’hier, fondé à demander légitimement à la CPI » sa libération « afin de renforcer sa propre crédibilité ». Assurant que sa libération « constituera le socle d’une réconciliation nationale réelle », le FPI a invité « instamment » l’Union africaine à intervenir auprès de l’ONU pour que la CPI prenne « la décision équitable de la relaxe pure et simple du président Laurent Gbagbo ».

Tournant

Ce communiqué du FPI intervient après un tournant dans l’étude du dossier Gbagbo à la CPI. Lundi, la juridiction internationale a estimé que les juges en charge du dossier avaient besoin d’informations ou d’éléments de preuve supplémentaires de la part du procureur avant de mener un éventuel procès contre l’ex-président ivoirien.

Détenu à La Haye depuis fin 2011, Laurent Gbagbo, âgé de 68 ans, est soupçonné d’être « co-auteur indirect » de quatre chefs de crimes contre l’humanité commis durant la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait environ 3 000 morts.

Le Rassemblement des républicains (RDR), parti du président Alassane Ouattara au pouvoir depuis deux ans, a réfuté une « victoire » des pro-Gbagbo après la décision de la CPI d’ajourner la décision sur un procès. Le camp Ouattara a toutefois mal caché sa déception et son embarras. Selon le RDR, l’ancien chef de l’État porte la responsabilité de la crise meurtrière de 2010-2011 en ayant refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010.

(Avec AFP)

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