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Barbarie des hommes de Ouattara : Ils commencent à regretter Gbagbo déjà

Par Le Temps

On croyait qu’avec le départ de Gbagbo, les choses allaient s’améliorer, mais les choses ne font que s’empirer tous les jours, on ne sait plus qui fait quoi », déplore cette femme, dans le reportage de France 24 à Abidjan diffusé depuis le 13 avril, parlant de l’insécurité. Le même jour, selon un témoin joint au Plateau, qui a remis l’anonymat, « les rebelles ont vidé la banque du trésor : voitures, ordinateurs, télévisions, argent, frigo, tout, ils ont tout pris ». De Yopougon à Vridi, en passant par Koumassi, Marcory et autres, sous prétexte de rechercher des armes, les hommes d’Alassane Ouattara rentrent dans les domiciles et abattent froidement des gens ayant l’air de supporter Gbagbo. Selon un habitant de la Cité des Arts, le jeudi 14 avril, en début d’après midi, les hommes de Ouattara, en armes, ont encerclé le quartier. Et il y a eu un qui a demandé « C‘est à qui cette Mercedes ? Je la veux ! » Et lorsqu’on lui a répondu que le propriétaire est absent, il a exigé qu’on lui téléphone afin qu’il vienne lui remettre cette voiture. Mais comme personne n’avait son numéro, le soldat de Ouattara aurait confié aux personnes trouvées sur le lieu d’informer le propriétaire de cette Mercedes qu’il reviendra la chercher. La France et ses médias donnent le sentiment que ce sont les patriotes qui détiennent les armes et créent l’insécurité. Pourtant, ils savent pertinemment que les nombreux rebelles de Ouattara, qui n’avaient pas désarmé avant la présidentielle, et qui ont même été pus armés pour renverser Gbagbo, ont été déversés à Abidjan. Ils menaient déjà la vie dure aux Fds à Abobo et lorsque ces forces loyalistes légales se défendaient, l’on criait à la barbarie contre les populations civiles. En plus de ceux là, en entrant à Abidjan, la rébellion a libéré tous les prisonniers à qui elle a distribué des armes pour l’aider à chasser Gbagbo. Gbagbo étant parti, les armes demeurent pour ces anciens prisonniers, des moyens de piller, de braquer et de survivre. Si donc l’insécurité s’est accrue, pourquoi c’est aux patriotes qui n’ont pas la tradition de pillage qu’il faut s’en prendre ? pourquoi ne pas penser à ceux qui, pendant huit ans, ont vécu de pillages à Bouaké et dans les zones sous le contrôle de la rébellion de Ouattara ? Pourquoi, si l’utilisation des armes lourdes contre les populations civiles est vraiment interdite par l’Onu, les hommes de Ouattara, venus d’aucune école de maintien d’ordre, se promènent-ils à Abidjan avec des Rpg et autres armes lourdes, à la recherche de patriotes et miliciens ? Des gens qui possèdent illégalement les armes depuis huit ans, et qui disent faire le ratissage aujourd’hui sous prétexte que d’autres en possèdent maintenant. Soyons sérieux. Mais on se rappelle bien qu’avant les élections, avant les attaques des forces d’Alassane, la vie, même si elle n’était pas trop souriante pour tous du point de vue économique, elle était quand même vivable, contrairement à l’air Ouattara où les rebelles rentrent chez vous pour vous exiger le fond de votre tirelire. Raison de regretter déjà Gbagbo.

Fousseni Koné

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