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11 Novembre 2013 : LA CPI VEUT SE CACHER POUR LIBÉRER GBAGBO

L. Gbagbo-Comme les oiseaux qui se cachent pour mourir, les juges de la Cour Pénale Impérialiste (CPI) veulent se cacher pour libérer Laurent Gbagbo en catimini afin d´éviter de montrer leurs faciès déconfits par la honte sous la huées des africains dignes prêts pour s´amasser le jour J devant le bâgne des néo-colonisateurs à la Haye.
La CPI a peur de la mobilisation des ivoiriens et des africains dignes pour le 11 novembre 2013 à la Haye. Elle veut pour cela libérer le président Laurent Gbagbo pris en otage pour sa popularité déroutante en toute discrétion sans tambours des patriotes et sans applaudissements des pro-gbagbo.
La Cour Pénale Impérialiste (CPI) fait donc croire qu´ il n’y aura pas d’audience publique concernant l’affaire « Le Procureur contre Laurent Gbagbo » à la date du 11 novembre 2013.  Pour décourager ceux qui veulent assister à la libération de Laurent Gbagbo en direct à la Haye, cette information  est mentionnée dans le calendrier provisoire des audiences pour 2013. Or il ne faut pas perdre de vue qu´un calendrier provisoire peut être modifié à tout moment car il n´est pas définitif.
En outre, le porte parole de la CPI Fadi El Abdallah insiste pour marteler qu´il n’est pas nécessaire de tenir une audience pour rendre un verdict de la Chambre préliminaire ou la Chambre d’appel. Les juges peuvent décider de le faire par écrit. Il ajoute que la  décision en appel concernant la libération provisoire de M. Gbagbo formulée par la Défense suite à l’audience du 11 juillet peut intervenir à tout moment, avant comme après le 11 novembre 2013, date du nouvel examen du dossier de M. Gbagbo.
C´est une manoeuvre de diversion pour éviter que l´on fasse une fixation sur la date du 11 novembre. Toutefois, toutes ces informations montrent que des tractations se font en coulisse pour libérer le présumé innocent sans que la CPI ne perde définitivement sa crédibilité. Cette cour aux ordres des occidentaux tente en dernier ressort d´imposer des restrictions à un otage contre lequel elle n´a aucune preuve à charge pour lequel elle devrait prononcer simplement un non-lieu.
C´est ainsi qu´on évoque des conditions de libération provisoire où il est question de « droit de voyager ou de voir des proches »: « Pour ce qui concerne les conditions de la libération provisoire de M. Gbagbo, il appartient aux juges d’en décider les conditions. Qui peuvent découler de son état de santé au pays d’accueil. Aussi, les juges décideront si M. Gbagbo a le droit de voyager ou de voir des proches lors de cette période de liberté provisoire ». Cette décision reviendrait à la Chambre préliminaire I.
C´est à croire qu´à la CPI, la popularité du Président Gbagbo est considérée comme un délit et qu´elle considère qu´il faille lui nier sa liberté de rencontrer ses proche et sa liberté de mouvement (le droit d’aller et venir ä l’intérieur de son pays, d’y avoir sa résidence ; le droit de quitter son pays et d’y revenir…)
Voilà une flagrante violation de l´article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : « 1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence ä l’intérieur d’un Etat. 2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Pourquoi la CPI veut-elle nier ce droit à un présumé innocent auquel elle n´a plus d´arguments juridiques à imposer?
On va aller jusqu´au bout (OVAJAB) de nos interrogations pour trouver où le bât blesse. De même Laurent Gbagbo a été arrêté et déporté sous les feux des projecteurs, de même il sera libéré sous un tonnerre d´apPlaudissements. À quoi bon jouer à cache cache Fatou?
Apollinaire SÉRY-(Ivoirois)
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