Mauritanie : les partenariats public-privé, un mariage contrarié

Mauritanie : les partenariats public-privé, un mariage contrarié

Favorisés par l’État pour développer les infrastructures, les partenariats public-privé sont freinés par la méfiance entre le monde de l’administration et celui de l’entreprise.

Comme tous les pays en développement, la Mauritanie a un énorme besoin de fonds pour combler ses déficits en infrastructures, et ses capacités de financement autonome sont faibles. Son fort taux d’endettement (supérieur à 70 % de son PIB) l’empêche d’avoir recours aux marchés financiers. La Société nationale des industries minières, « vache à lait » de l’État, a souffert de la chute du prix du fer et n’est plus en état de financer tout et n’importe quoi…

Le gouvernement a compris qu’il était temps de se tourner vers les capitaux privés pour accélérer la croissance et l’emploi. Avec le concours de la Banque mondiale (30 millions de dollars [25,9 millions d’euros]), une loi organisant les partenariats public-privé (PPP) a été adoptée, et ses décrets d’application ont été publiés en novembre 2017.

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