Le Rassemblement de l’opposition se déchire en RDC

-Une bonne partie de membres du Rassemblement a porté son choix, vendredi, sur Joseph Olenghankoy pour diriger la principale plateforme de l’opposition, réagissant à la désignation, la veille, de Felix Tshisekedi à ce même poste par un autre groupe de la même coalition. Pour l’heure, chaque camp ne reconnait que son candidat.

La principale coalition de l’opposition constituée en mars 2016 autour d’Etienne Tshisekedi, est au bord de l’implosion. Elle se réunit désormais en deux camps.

Affirmant avoir réuni le grand nombre des membres, un groupe des membres de l’opposition ont opté pour Joseph Olenghakoy pour être le président du Rassemblement.

Parmi eux, Bruno Tshibala, secrétaire général adjoint du parti de Tshisekedi et porte-parole du Rassemblement a déclaré à l’issue de la réunion qu’il fallait revenir à la légalité.

“Même les évêques doivent tenir compte de la réalité. La majorité a décidé autrement”, a affirmé M. Tshibala.

L’autre camp a désigné jeudi soir Felix Tshisekedi, fils du feu Etienne Tshisekedi, au même poste de président du Rassemblement et Pierre Numbi du G7, coalition rangée derrière Moise Katumbi, à celui du président du Conseil des sages.

La désignation de Felix Tshisekedi s’est faite, selon Christophe Lutundula, cadre du G7, par un consensus majoritaire.

“Il y avait 6 candidats pour le poste du Conseil des sages… De ces consultations est sortie une majorité confortable –pas d’individus mais de composantes- qui a appuyé la candidature de Pierre Lumbi”, s’est défendu M. Lutundula

Pour sa part, Joseph Olengnakoy, la désignation du fils de Tshisekedi a été faite en l’absence des candidats, et “est donc irrégulière”, martèle-t-il.

“Il n’y avait aucun autre candidat à cette séance”, explique-t-il.

Le Rassemblement est donc au bord de l’implosion. Et les tergiversations dans lequelles il plonge ne font que retarder la mise en application de l’accord signé sous la médiation des évêques le 31 décembre avec l’opposition et en vue de résoudre la crise née de la fin du mandat du président Kabila et de la non-tenue des élections en décembre dernier.

L’accord prévoit l’élection présidentielle en décembre 2017. Le président Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001, ne pourra plus se représenter selon la Constitution.

L’application de l’accord est bloquée par les discussions autour de la désignation du Premier ministre. Le décès d’Etienne Tshisekedi, le 1er février dernier, a davantage compliqué la donne car la tâche de designer le Premier ministre lui revenait.

voa

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