KOFFI OLOMIDÉ S’ENGRAISSE AU CONGO-BRAZZAVILLE AVEC UN CONCERT POLÉMIQUE À 150.000 FCFA.

koffi-olomide-en-tanzani Après quatre ans d’absence au Congo-Brazzaville, l’artiste-musicien Koffi Olomidé devait faire son grand retour ce week-end sur la scène brazzavilloise. Avec au programme deux spectacles très attendus, vendredi 31 janvier 2014 et samedi 1er février 2014, mais dont les coûts jugés, « exorbitants », suscitent depuis quelques semaines une vive contestation parmi certains Congolais.

C’est contre [X] que le le colonel Marcel Ntsourou porte plainte pour plusieurs chefs d’accusation liés à son arrestation le 16 décembre 2013 dernier. Sa résidence avait alors été prise d’assaut lors d’une fusillade à son domicile.

C’est notamment le cas de Joe Washington Ebina qui a appelé ses compatriotes à boycotter le spectacle de la star de RDC, au motif que le coût du spectacle est exagérément élevé : 150 000 FCFA, rapporte « Les Dépêches de Brazzaville ».

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Joe Washington Ebina a lancé cet appel au boycott au cours du point de presse qu’il a animé le 30 janvier 2014 à la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville. « Nous n’en voulons pas à l’artiste musicien, mais à ceux qui l’ont invité à se produire à Brazzaville. Nous nous insurgeons plutôt contre le caractère immoral et asocial de ce concert », a indiqué Joe Washington Ébina.

Dans sa communication, le président de la « fondation Ebina » se dit « consterné, chagriné et scandalisé par l’initiative ». Pour lui, organiser un simple concert musical au prix de 150 000 FCFA à Brazzaville est, selon ses termes, « indécent et inadmissible ».

Agir ainsi est une manière de se moquer des Congolais pris en otage au quotidien par une misère sans précédent. Celle-ci se traduit par l’accès difficile aux soins primaires, à l’éducation de base ainsi qu’à tous les autres services sociaux de base.

« Pour moi, organiser un concert à 150 000 FCFA, c’est faire injure aux travailleurs congolais très mal payés, aux chômeurs et à tous ceux qui vivent au quotidien dans la précarité », a-t-il insisté.

Le président de l’ONG humanitaire a souhaité en lieu et place de ce concert que des actions humanitaires soient organisées en faveur des indigents.

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Interpellé récemment sur ce sujet sur « Télé Congo », Koffi Olomidé avait rappelé que « je ne suis que chanteur », avant d’indiquer que le tarif de sa prestation était fixé par les promoteurs du concert: le « Panafrica » que dirige Mme Sara Ndenguet.

« Il faut que les gens sachent que ce n’est pas moi qui décide du prix », avait confié le patron du groupe Quartier Latin au présentateur du journal. Lorsque ce dernier lui rappela, qu’en tant qu’artiste, il avait aussi un mot à dire, voici sa réponse : « Le mot ne suffit pas. D’ailleurs, si je dis plus d’un mot, je risque d’être sanctionné quatre ans encore (rire) », avait-il lancé, allusion à sanction qui l’a écarté quatre ans durant de la scène congolaise (Brazzaville). Pour des raisons restées à ce jour floues.

Revenant sur le prix du concert, Koffi olomoidé, le mentor de Cindy le cœur, reconnaît toutefois que « c’est un peu cher, mais je pense que ça vaut peut-être la peine : Nous avons très bien préparé ce spectacle, les gens qui viendront manger en écoutant notre musique ne seront pas déçus ». Et de préciser : « Il faut quand même le dire haut et fort : il n’y a pas que les billets à 150 000 FCFA vendredi 31 janvier 2014. Le samedi 1er février 2014, il y a un grand concert populaire à 10.000 Fcfa », a-t-il conclu.

 

Cordialement,
La Direction du « RÉSEAU NERRATI-PRESS ».

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