Joseph Kabila demande à l’église de “rendre à César ce qui est à César”

– Au cours d’un rare face-à-face avec la presse vendredi à Kinshasa, le président congolais a déploré l’implication de l’église dans la politique en RDC. Il s’agissait de la toute première apparition publique de Joseph Kabila depuis les récentes manifestations réprimées dans le sang.

M. Kabila a spécifiquement dénié à l’église catholique la prérogative de s’occuper des affaires politiques.

 “Jésus-Christ n’a jamais présidé une Commission électorale”, a déclaré le président congolais sur un ton d’ironie.

“Rendons à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Quand on essaie de mélanger les deux, c’est dangereux. Le résultat est toujours négatif”, a-t-il affirmé.

Déplorant les pertes en vies humaines, M. Kabila a indiqué qu’il était d’avis que les manifestations soient autorisées mais que les responsables en répondent.

L’église catholique mais aussi certaines autres confessions religieuses exigent la mise en application de l’accord politique signé le 31 décembre 2016 qui permet au président Kabila dont le mandat a expiré le 19 décembre 2016 de rester au pouvoir jusqu’aux prochaines élections.

Ledit accord avait été négocié sous la médiation des évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).

Les Catholiques, spécialement, font pression pour que M. Kabila annonce publiquement qu’il ne se représentera pas au prochain scrutin.

A une question de la presse dans ce sens, le président a simplement demandé qu’un exemplaire de la Constitution soit remis au journaliste auteur.

“Je constate depuis plusieurs années qu’on vous a tout dit. Alors tout. Sauf la vérité… “, a soutenu M. Kabila.

Avec VOA

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