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	<title>Radio LAVDC &#187; Economie</title>
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	<description>La Voix de la democratie congolaise</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Sep 2010 14:35:36 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Le FMI et la dette de la RD Congo</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 04:26:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Tony Busselen(Alterinfo)
Nous avons demandé au CADTM, le Comité pour l’Annulation de la dette du Tiers-Monde, de nous partager leurs analyses sur l’allègement de la dette et sur le rôle du FMI. L’analyse a été élaborée par Renaud Vivien qui est membre du CADTM Belgique et Luc Mukendi, Gracia Tshibangu, Eric Lubangu et Christian Kabongo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Tony Busselen(<strong>Alterinfo</strong>)</p>
<p>Nous avons demandé au CADTM, le Comité pour l’Annulation de la dette du Tiers-Monde, de nous partager leurs analyses sur l’allègement de la dette et sur le rôle du FMI. L’analyse a été élaborée par Renaud Vivien qui est membre du CADTM Belgique et Luc Mukendi, Gracia Tshibangu, Eric Lubangu et Christian Kabongo qui sont membres du CADTM Lubumbashi.</p>
<p>Quel est le montant exact des dettes annulées suite à la décision du FMI et de la Banque Mondiale du 1er juillet 2010 ? <span id="more-5497"></span><br />
Si l’on en croit les sources officielles comme le FMI, la RDC bénéficiera d’un allégement de 12,3 milliards de dollars, dont 11,1 milliards de dollars au titre de l’initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et 1,2 milliard de dollars au titre de l’initiative d’allégement de la dette multilatérale (IADM). La RDC est le trentième pays à atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE mise en place par les institutions financières internationales (IFI) en 1996 et renforcée en 1999.<br />
Le montant de cet allègement de dette est le plus important jamais consenti à la RDC. Mais ne nous y trompons pas : l’objectif n’est pas de régler le problème de la dette extérieure publique congolaise mais seulement de la ramener à un niveau &laquo;&nbsp;soutenable&nbsp;&raquo;, selon les critères du FMI. Ce qui signifie ramener la valeur de la dette à 150% des revenus d’exportation du pays.<br />
L’objectif de &laquo;&nbsp;soutenabilité&nbsp;&raquo;, qui s’inscrit dans le cadre de cette stratégie PPTE est, par ailleurs, très contestable en soi, puisqu’il implique de faire rembourser à un pays le maximum de ce qu’il peut rembourser, sans égard pour les lacunes dans le développement humain sur place.<br />
Le 1er juillet dernier, la RDC n’a donc pas bénéficié d’une annulation de la dette mais simplement d’un allègement de dette, qui a été conditionné à l’application d’une série de réformes structurelles néolibérales. La RDC reste encore avec une dette extérieure publique de près de 3 milliards de dollars.<br />
Par ailleurs, il faut également prendre en compte le niveau de la dette publique interne, qui s’élève à 1,61 milliard de dollars car son remboursement a également un impact sur les finances publiques de l’Etat congolais et donc sur la population.<br />
L’Ouganda et le Rwanda ont vu leurs dettes annulées dans le passé mais ces pays n’ont pas dû attendre huit ans comme la RDC. Comment expliquez-vous cela ?<br />
L’Ouganda et le Rwanda sont parvenus très rapidement au point d’achèvement PPTE car ils sont les alliés stratégiques des États-Unis, qui, rappelons-le, dominent le FMI et la Banque mondiale. Les États-Unis possèdent, en effet, un droit de veto de fait sur toutes les décisions importantes des IFI. En pratique, des critères géopolitiques entrent donc en ligne de compte pour les allégements de dettes.<br />
Autres exemples significatifs : en novembre 2001, l’ex-Yougoslavie a bénéficié d’un traitement généreux de l’intégralité de sa dette de la part du Club de Paris, puisque celui-ci lui a accordé les conditions réservées aux pays les plus pauvres. Cette faveur a fait suite à la livraison par le nouveau pouvoir serbe de Slobodan Milosevic au Tribunal pénal international (TPI) de La Haye le 29 juin 2001. Après avoir passé une alliance avec les États-Unis à l’occasion de leur intervention en Afghanistan, après le 11 septembre 2001, le Pakistan a également obtenu des mesures inhabituelles du Club de Paris en décembre de la même année, qui a restructuré de façon avantageuse la quasi-totalité de la dette pakistanaise à son égard.<br />
Enfin, le cas de la RDC illustre à quel point la dette constitue un instrument de domination politique, puisque le point d’achèvement PPTE a été repoussé trois fois au motif que la RDC ne satisfaisait pas aux conditions imposées par les bailleurs de fonds occidentaux (FMI, Banque mondiale et Club de Paris1). Parmi ces conditions, citons la révision du fameux contrat chinois en novembre 2009. Officiellement, c’est le risque d’augmentation de la dette congolaise, lié à la garantie d’État initialement prévue dans le contrat chinois, qui avait justifié l’ingérence du FMI dans les affaires internes congolaises. Mais en réalité, la RDC, à l’instar d’autres pays africains regorgeant de ressources naturelles, est le théâtre d’une compétition acharnée entre les pays occidentaux et la Chine, dont l’appétit ne cesse de grandir.<br />
Il existe très certainement un lien entre cette décision d’alléger la dette de la RDC et le fait que les économies émergentes comme la Chine, le Brésil, l’Inde ou la Turquie tentent de se poser comme alternatives à ce qu’on appelle les partenaires traditionnels de l’Afrique (FMI, Banque Mondiale et Club de Paris). Avec ces allègements de la dette, ces partenaires traditionnels veulent relégitimer leur action en maintenant leur tutelle sur la RDC.<br />
Est-ce que cet allègement de la dette congolaise signifie que les créditeurs ont fait un don à la RDC ?<br />
Absolument pas. Un allègement de dette ne correspond pas à un flux financier. En revanche, les pays dits &laquo;&nbsp;créanciers&nbsp;&raquo; comptabilisent ces allègements de dette dans leur aide publique au développement (APD) pour la gonfler artificiellement dans le but d’atteindre l’objectif des 0,7% du PNB consacré à l’APD, sans débourser d’argent frais&#8230;<br />
Quelles sont les conséquences pour le budget du gouvernement congolais ?<br />
L’Etat congolais avait prévu de consacrer en 2010 environ 430 millions de dollars au paiement de sa dette publique extérieure. Avec cet allègement de la dette intervenu le 1er juillet dernier, la RDC n’aura pas à payer le service annuel de la dette. Toutefois, le gouvernement congolais devra continuer à appliquer les conditionnalités imposées par les bailleurs de fonds occidentaux. En effet, le budget 2010 de la RDC, s’élevant à 6,2 milliards de dollars (soit 77 fois moins que celui de la France pour une population de taille équivalente), est taillé sur mesure pour satisfaire les créanciers et les investisseurs étrangers au détriment des besoins fondamentaux de la population.<br />
Le gouvernement congolais doit, en effet, mettre en oeuvre le Document Stratégique de Croissance et de Réduction de la pauvreté (DSCRP).<br />
Conformément à ce programme triennal conclu avec le FMI en décembre 2010, pâle copie des plans d’ajustement structurels (PAS) imposés par le FMI et la Banque mondiale à l’ensemble des pays du Sud au lendemain de la crise de la dette de 1982, le gouvernement congolais a pour priorité l’amélioration du « climat des affaires ». Autrement dit, le gouvernement doit œuvrer pour le bien-être des transnationales en accélérant le bradage de ses ressources naturelles et en privatisant ses secteurs stratégiques. Par conséquent, l’atteinte du point d’achèvement par la RDC ne signifie pas une diminution de l’emprise du FMI et de la Banque mondiale sur la politique congolaise.<br />
Il est d’ailleurs prévu que, d’ici la fin de cette année, le gouvernement doit achever la privatisation des entreprises publiques telles que la Gécamines ou encore la Société Nationale des chemins de fer (SNCC). Cette politique de privatisation a des conséquences importantes sur le plan économique puisqu’elle entraîne automatiquement moins de recettes pour l’Etat. Dans ce contexte, on peut se demander comment la RDC pourra rembourser ce qui lui reste comme dette&#8230;<br />
Ces privatisation entraîneront également des dizaines de milliers d’emplois supprimés comme ce fut notamment le cas en 2003-2004 avec l’opération dite &laquo;&nbsp;Départs volontaires&nbsp;&raquo;. Ce plan de licenciement illégal a frappé 10 655 travailleurs de la Gécamines, qui n’étaient plus payés depuis 36 mois ! La Banque Mondiale était alors intervenue en finançant ces licenciements, sur demande du gouvernement congolais, mais en prenant le soin d’imposer au préalable ses conditions illégales : la Banque a plafonné le montant des indemnités selon une forme « pour solde de tout compte » et un mode de calcul qui violent le droit du travail congolais. Alors que l’enveloppe sollicitée par la direction de la Gécamines était de 120 millions de dollars contre 240 millions réclamés par les travailleurs, le consultant recruté par le gouvernement congolais sur recommandation de la Banque Mondiale et chargé de calculer le montant de l’indemnisation, propose seulement un forfait « pour solde de tout compte » de 43 millions de dollars ! Depuis 2004, ces ex-travailleurs luttent pour le recouvrement de leurs droits. En dépit de documents officiels attestant de l’illégalité de ce plan de licenciement, ils n’ont toujours pas reçu leurs indemnités. La Banque mondiale, comme à son habitude fait reposer l’entière responsabilité sur le gouvernement congolais et la Gécamines&#8230;<br />
Que pensez-vous du fait que le Canada a voté contre la décision d’alléger la dette congolaise du fait que le gouvernement congolais avait résilié le contrat KMT avec la société First Quantum ?<br />
Cette opposition du Canada est une preuve supplémentaire que la dette constitue un puissant alibi pour s’ingérer dans les affaires internes des pays du Sud. Rappelons que suite à l’annonce par le gouvernement congolais de la résiliation du contrat KMT en août 2009, plusieurs représentants politiques du Canada, Hilary Clinton et même le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, ont fait le déplacement à Kinshasa pour &laquo;&nbsp;raisonner&nbsp;&raquo; Kabila. En effet, la Banque mondiale a des intérêts économiques dans ce contrat KMT car la SFI (Société financière internationale, composante du groupe Banque mondiale) en est un des actionnaires.<br />
Pour ces représentants, la résiliation du contrat aura des effets néfastes sur le &laquo;&nbsp;climat des affaires&nbsp;&raquo; en RDC. Ce qui est important, c’est de constater la politique &laquo;&nbsp;deux poids, deux mesures&nbsp;&raquo; des Occidentaux. Car d’un côté, les IFI et le Club de Paris imposent la révision du contrat chinois (même s’il s’agit bien d’un contrat léonin au détriment de la partie congolaise) mais de l’autre coté côté, interdisent au gouvernement congolais de revenir sur le contrat KMT alors qu’il est entaché de nombreuses irrégularités. Aujourd’hui, le litige sur KMT est porté devant la Cour d’arbitrage de Paris, privant ainsi la RDC de sa souveraineté permanente sur ses ressources naturelles.<br />
Pourquoi faut-il continuer à demander l’annulation de la dette sans conditions ?<br />
Il existe de nombreux arguments (moraux, économiques, juridiques, écologiques et historiques) pour justifier cette revendication. Comme on l’a vu, la dette constitue notamment un instrument de domination politique au service des intérêts des transnationales. A l’instar de nombreux pays du Sud, il ne fait aucun doute que la dette congolaise n’a pas servi à la population. Elle constitue même l’archétype de la dette odieuse : une dette sans bénéfice pour la population, contractée par une dictature (celle de Mobutu) avec la complicité des créanciers. Cette dette est nulle en droit international et doit donc être annulée totalement et sans conditions. Soulignons que le gouvernement congolais est fondé à répudier la totalité de sa dette. Une dette décision constitue un acte souverain légitimé par le droit international.</p>
<p>Tony Busselen</p>
<p>Cet article fait partie d’un petit dossier sur l’allègement de la dette du Congo proposé par Intal.</p>
<p>© Copyright Alterinfo</p>
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		<title>Allégations de fraude contre une minière canadienne</title>
		<link>http://www.lavdc.net/portail/2010/09/allegations-de-fraude-contre-une-miniere-canadienne/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 14:29:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: Cyberpresse
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) va enquêter sur des allégations de malversations concernant la société minière canadienne First Quantum Minerals (FQM) présente dans le sud-est du pays, a-t-on appris mardi auprès d&#8217;un responsable congolais.
Ces allégations portent sur de la «fraude fiscale», a déclaré à l&#8217;AFP Bene M&#8217;Poko, coordonnateur pour le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Cyberpresse</strong></p>
<p>Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) va enquêter sur des allégations de malversations concernant la société minière canadienne First Quantum Minerals (FQM) présente dans le sud-est du pays, a-t-on appris mardi auprès d&#8217;un responsable congolais.</p>
<p>Ces allégations portent sur de la «fraude fiscale», a déclaré à l&#8217;AFP Bene M&#8217;Poko, coordonnateur pour le gouvernement congolais pour les questions d&#8217;investissements et les ressources naturelles.<span id="more-5402"></span></p>
<p>La RDC et FQM, qui opère dans la riche province minière du Katanga (sud-est), sont en procès devant la chambre de commerce de la cour internationale d&#8217;arbitrage à Paris après la résiliation en août 2009 d&#8217;un contrat liant les deux parties à l&#8217;entreprise Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT), qui opérait à Kolwezi et dont FQM est actionnaire majoritaire.</p>
<p>La résiliation, en raison notamment «d&#8217;irrégularités», selon le ministère des Mines, concernait aussi les deux autres filiales de FQM, Frontier et Comisa, qui exploitaient du cuivre à Sakania, à plus de 250 km de Lubumbashi, capitale du Katanga.</p>
<p>En mai, la Cour suprême de justice congolaise avait décidé de retirer le permis d&#8217;exploitation à ces deux filiales au profit de la Sodimico, une société de l&#8217;État congolais. Le site de Frontier, qui emploie quelque 1 500 personnes, a suspendu ses activités ces derniers jours.</p>
<p>«Non seulement la compagnie a agi de manière illégale, raison pour laquelle sa licence a été révoquée, mais des informations récentes suggèrent que les dirigeants de la compagnie ont été impliqués dans des malversations», déclare le ministre des Mines Martin Kabwelulu, cité dans un communiqué diffusé mardi au nom du gouvernement par une société de relations publiques basée en Grande-Bretagne.</p>
<p>L&#8217;enquête demandée par les autorités congolaises sera menée par un «cabinet d&#8217;audit de renommée internationale», est-il ajouté dans le communiqué, sans autres précisions.</p>
<p>«L&#8217;élimination de la FQM permettra d&#8217;assurer un niveau supérieur de gestion des consortiums présents dans notre pays», conclut le ministre.</p>
<p>La direction de FQM n&#8217;était pas joignable pour l&#8217;instant.</p>
<p>L&#8217;enquête demandée par les autorités congolaises sera menée par un «cabinet d&#8217;audit de renommée internationale», est-il ajouté dans le communiqué, sans autres précisions.</p>
<p>La RDC recèle d&#8217;immenses ressources naturelles, dont 34% des réserves mondiales connues de cobalt et 10% des réserves de cuivre, ainsi que de l&#8217;or, du diamant, de l&#8217;uranium.</p>
<p>4 542 titres miniers ont été octroyées à 642 sociétés sur l&#8217;ensemble du territoire. Les concessions couvertes par ces titres (pour la recherche ou l&#8217;exploitation) représentent 33 % de la superficie du pays, selon le ministère des Mines.</p>
<p>La révision d&#8217;une soixantaine de contrats miniers, débutée en 2007 et achevée en 2009, avait permis à l&#8217;État de récupérer 312 millions de dollars, essentiellement en droits d&#8217;entrée. Une quarantaine de contrats passés entre l&#8217;État et/ou des entreprises publiques ont été maintenus, 15 résiliés et six ont été finalisés.<br />
Agence France-Presse</p>
<p> © Copyright Cyberpresse</p>
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		<title>DÉPÊCHE : LES CES CINQ PAYS SUBSAHARIENS CANDIDATS À L&#8217;ÉMERGENCE.</title>
		<link>http://www.lavdc.net/portail/2010/08/depeche-les-ces-cinq-pays-subsahariens-candidats-a-lemergence/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Aug 2010 14:57:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles Africaines]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Francis Konan
Les rares pays d’Afrique admis dans le groupe des « émergents » étaient l’« Egypte » et l’« Afrique du Sud ». Aujourd’hui les choses semblent avoir changé, à tel point que l’on parle de « PEAS (Pays émergents d’Afrique au Sud du Sahara) ». Qui sont-ils ? 
Malgré les différentes crises qui ont secouées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par <em>Francis Konan</em></strong></p>
<p><strong>Les rares pays d’Afrique admis dans le groupe des « émergents » étaient l’« Egypte » et l’« Afrique du Sud ». Aujourd’hui les choses semblent avoir changé, à tel point que l’on parle de « PEAS (Pays émergents d’Afrique au Sud du Sahara) ». Qui sont-ils ? <span id="more-5284"></span></strong></p>
<p>Malgré les différentes crises qui ont secouées le continent, les « <strong>PEAS</strong> » ont réussi à maintenir une croissance économique sur une longue période. En moyenne sur les dix dernières années, ces pays ont connu une croissance de leur « <strong>PIB</strong> » réel aux alentours des <span style="text-decoration: underline;">5%</span>. Cette croissance économique stable a été rendue possible grâce à un influx d’investissements étrangers. Selon la théorie économique, l’apport excessif des Investissements directs étrangers aurait dû déstabiliser ces économies. Ce n’est pas le cas. Tout en étant en état de « <em>surchauffe</em> », les « <strong>PEAS</strong> » ont su maitriser l’inflation et stabiliser la dynamique de leur taux de change. Un instrument qui a contribué au succès de ces pays est l’existence d’un marché local ayant un revenu potentiel assez important. La théorie du cercle vicieux de la pauvreté (induite par la faiblesse des revenu/épargne) pourrait être rangée aux oubliettes. La faiblesse concurrentielle des coûts de production, particulièrement de celui de la main-d’œuvre, est le facteur qui a attiré beaucoup d’investisseurs vers ces pays. Croyez moi, ils auront encore de la visite, surtout quand, du côté de la Chine, les salaires sont en train de grimper. L’existence d’une infrastructure de production est aussi un des éléments à la base de l’envolée économique des « <strong>PEAS</strong> (<strong>Pays émergents d’Afrique au Sud du Sahara</strong>) ». Il est aussi important de noter que la croissance économique des « <strong>PEAS</strong> » a su avoir des retombées sur la qualité de la vie des populations de ces pays qui ont vu une amélioration du niveau de vie.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>LONGUE PÉRIODE DE STABILITÉ POLITIQUE</strong></span></p>
<p> Pour beaucoup de spécialistes, la stabilité politique est la condition sine qua non pour parler du concept de pays émergents. Rien ne sert de connaitre une hausse de la croissance économique si demain une bande de rebelles peut renverser le pouvoir en place, ou un gouvernement mandaté par le peuple se transformer en dictature. Au sein des « <strong>PEAS</strong> », on constate une certaine stabilité des institutions politiques, concrétisée par une absence de conflits armés au niveau local.</p>
<p>Sur la base de ces deux critères, voici <span style="text-decoration: underline;">les cinq premiers pays émergents non producteurs de pétrole d’Afrique au sud de Sahara</span> :</p>
<p> <span style="text-decoration: underline;"><strong>I. LA TANZANIE</strong></span></p>
<p> Ce pays n&#8217;est plus la risée des économistes de développement. Je me rappelle encore quand ce pays était mentionné comme exemple de l&#8217;inefficacité de l&#8217;aide internationale. On disait de la Tanzanie qu’elle recevait le plus d&#8217;aide internationale tout restant le pays le plus pauvre d&#8217;Afrique. Aujourd’hui le pays qui continue de recevoir l&#8217;aide internationale est l&#8217;un des meilleurs élèves de la classe du programme « <strong>FMI </strong>» de réduction de la pauvreté. A mon avis, c&#8217;est l&#8217;une des grandes performances économique de ces dix dernières années. Tenez vous bien : entre <span style="text-decoration: underline;">1992 et 2001</span>, le taux de croissance moyen du « <strong>PIB </strong>» réel était de <span style="text-decoration: underline;">3.3%</span>, soit au même niveau que la Cote d&#8217;Ivoire. L&#8217;économie tanzanienne va cependant prendre son envol à partir <span style="text-decoration: underline;">de 2002</span> (<span style="text-decoration: underline;">7.2 %</span>). Sur sept années consécutives, entre <span style="text-decoration: underline;">2002 et 2009</span>, le « <strong>PIB</strong> » s’est accru de <span style="text-decoration: underline;">6% en moyenne</span>. Quelle est donc la recette de la Tanzanie ?</p>
<p> Prenez un pays africain pauvre et très endetté,</p>
<p> <strong>1.</strong> éliminez <span style="text-decoration: underline;">70%</span> de sa dette extérieure,<br />
<strong><br />
2.</strong> libéralisez son secteur financier, tout en encourageant les « <strong>IDE </strong>(<strong>investissements directs étrangers</strong>) » dans le secteur des infrastructures économiques ;</p>
<p> <strong>3.</strong> réduisez l’effet d’éviction des dépenses publiques par rapport à l’investissement privé (Crowding-Out)</p>
<p> <strong>4.</strong> mettez en place une politique de réduction de la pauvreté</p>
<p> Et vous avez le secret de la bonne performance de l’économie tanzanienne.</p>
<p> <span style="text-decoration: underline;"><strong>II. LE CAP-VERT</strong></span></p>
<p> Ce pays est formidable ! De <span style="text-decoration: underline;">1996 à 2005</span>, le taux de croissance de son « <strong>Produit Intérieur Brut</strong> » fut de <span style="text-decoration: underline;">5,8%</span> en moyenne. <span style="text-decoration: underline;">En 2006</span>, le pays a accéléré la cadence avec une croissance <span style="text-decoration: underline;">de 11%</span> de sa production intérieure de biens, soit le pourcentage le plus élevé lors de ces dix dernières années. Le Cap Vert est l’un des « <strong>PEAS</strong> » à connaître à la fois une forte croissance économique, une baisse du « <strong>taux d’inflation</strong> » et un recul extraordinaire de la pauvreté. L’« <strong>Index du développement humain</strong> (<strong>0.738</strong>) » est largement au dessus de la moyenne des pays d’Asie. L’apport extérieur des transferts de sa population établie à l’étranger, le tourisme, constituent une force pour ce pays.</p>
<p> <span style="text-decoration: underline;"><strong>III. LE GHANA</strong></span></p>
<p> Le Ghana est une « <strong>success story</strong> » en matière de pays émergents. Voici un pays qui a connu beaucoup de troubles sociaux dans <span style="text-decoration: underline;">les années 80</span> mais qui, à partir <span style="text-decoration: underline;">de 1990</span>, a reformé son système politique. En près de vingt années, l’ancienne « Gold Coast » n’a connu aucun trouble. Les investisseurs ont pris note et y ont apporté leurs fonds. Ce pays est l’un des plus prisés en matière d’«<strong> IDE</strong> » dans la sous-région. La qualité de la main-d’œuvre est aussi assurée par une pléiade d’instituts de formation et d’universités. Coté chiffre, le « <strong>FMI </strong>» prévoit <span style="text-decoration: underline;">pour 2011</span> une hausse de la production de <span style="text-decoration: underline;">20.1%</span>, soit le taux le plus élevé de l’Afrique. L’investissement privé et le transfert des nationaux résidents à l’étranger constituent les principales forces de l’économie ghanéenne.</p>
<p> <span style="text-decoration: underline;"><strong>IV. LE BENIN</strong></span></p>
<p> Ce pays occupe une place particulière au sein des « <strong>PEAS</strong> » non producteurs de pétrole. D’abord les institutions politiques one été reformées. Ces réformes ont attiré les investissements directs étrangers, lesquels ont servis de soubassement à la croissance économique. La stabilité politique a donc entrainé la croissance économique du Bénin. <span style="text-decoration: underline;">Entre 1992 et 2009</span>, le taux moyen de croissance a été de <span style="text-decoration: underline;">8.6%</span>. En l’espace <span style="text-decoration: underline;">de vingt-ans</span>, il n’y a pas eu de guerres civiles, et aucun conflit armé. Les deux dernières élections se sont déroulées sans grande difficultés. Pour toutes ces raisons, ce pays est cité en exemple de démocratie et de bonne gouvernance, ce qui lui a valu une visite du président <strong><em>Bush</em></strong> en février de <span style="text-decoration: underline;">l’année 2003</span>.<br />
  <span style="text-decoration: underline;"><strong>V. LE BURKINA-FASO</strong></span></p>
<p> Entre la période <span style="text-decoration: underline;">1992-2001</span>, le Burkina a connu un taux de croissance annuel moyen <span style="text-decoration: underline;">de 5.1%</span>, propulsant son économie à la septième meilleure économie de l’Afrique au Sud du Sahara. Entre <span style="text-decoration: underline;">2002 et 2009</span>, le pays va gagner <span style="text-decoration: underline;">6.1 points</span> de croissance du « <strong>PIB</strong> ». Les « <em>atouts</em> » de l’ancienne Haute Volta sont la stabilité de son système politique. Il n’est certes pas le plus parfait mais il a au moins permis le développement économique de ces dernières années. Sur le plan de la stabilité macroéconomique, le Burkina tire profit du faible « <strong>taux d’inflation</strong> » en cours dans la zone monétaire du « <strong>Franc-CFA</strong> ». Le conflit politique qui mine depuis 6 ans son voisin du sud, la Cote d&#8217;Ivoire, a indirectement fait du pays un passage obligatoire pour les investisseurs.</p>
<p> <span style="text-decoration: underline;"><strong>QUELQUES REMARQUES SUR LES AUTRES « PEAS » PRODUCTEURS DE PÉTROLE</strong></span></p>
<p> J’ai délibérément omis de ma liste des cinq, des pays que l’on retrouve généralement dans le rang des « <strong>PEAS</strong> ». Le Nigeria n&#8217;en fait pas partie malgré les bons résultats enregistrés entre <span style="text-decoration: underline;">2002 et 2009</span>. Pendant cette période, le taux de croissance moyen du « <strong>PIB</strong> » a été <span style="text-decoration: underline;">de 8%</span>. L’instabilité sociopolitique du pays et le niveau de corruption sont les arguments qui l&#8217;ont éliminé de ma liste. Pratiquement pour les mêmes raisons, j&#8217;ai rayé de ma liste la Guinée équatoriale. Ce pays a enregistré un taux de croissance moyen <span style="text-decoration: underline;">de 38.9%</span> entre <span style="text-decoration: underline;">1992 et 2001</span> ! Entre <span style="text-decoration: underline;">2002 et 2009</span> ce taux avoisinait <span style="text-decoration: underline;">les 10%</span>. Ne vous laisser pas impressionner par les grands chiffres! La Guinée Equatoriale inquiète malgré les hausses impressionnantes de sa manne pétrolière ! Selon les projections du « <strong>FMI</strong> », le « <strong>PIB</strong> » serait stagnant pour <span style="text-decoration: underline;">cette année 2010</span> avec <span style="text-decoration: underline;">0.9% et de 0.7%</span> <span style="text-decoration: underline;">pour 2015</span>. Le « <strong>niveau de la corruption</strong> » dans ce pays est aussi l’une des raisons qui l&#8217;on éliminé de ma liste.</p>
<p> <span style="text-decoration: underline;"><strong>« PEAS » PRODUCTEURS DE PÉTROLE :</strong></span></p>
<p> <strong>1.</strong> République démocratique du Congo<br />
<strong>2.</strong> Angola(Post-conflictuel)<br />
<strong>3.</strong> Gabon<br />
<strong>4.</strong> Sao-Tomé &amp;Principe</p>
<p> <span style="text-decoration: underline;"><strong>« PEAS » NON PRODUCTEURS DE PÉTROLE (LES HABITUÉS DE LA LISTE):<br />
</strong></span><br />
<strong>1.</strong> Afrique du Sud<br />
<strong>2.</strong> Botswana<br />
<strong>3.</strong> Maurice<br />
<strong>4.</strong> Namibie<br />
<strong>5.</strong> Swaziland<br />
<strong>6.</strong> Ouganda<br />
<strong>7.</strong> Mozambique</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>NOTE :</strong></span></p>
<p>[<strong>*]</strong> <em><strong>Francis Konan</strong></em> Économiste, diplômé de l’Université d’Economie et de Gestion de Vienne (Autriche), diplômé de l’Institut des Etudes Avancées de Vienne (Autriche), diplômé de la Faculté des Sciences Economiques &amp; Gestion de l’Université d’Abidjan (Cocody).</p>
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		<title>Les Etats d&#8217;Afrique veulent une plus forte représentation au FMI</title>
		<link>http://www.lavdc.net/portail/2010/08/les-etats-dafrique-veulent-une-plus-forte-representation-au-fmi/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Aug 2010 14:21:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles Africaines]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavdc.net/portail/?p=5156</guid>
		<description><![CDATA[Source: AFP
Les responsables financiers des Etats d&#8217;Afrique ont réclamé une meilleure représentation du continent à la tête du Fonds monétaire internationale (FMI), mardi à l&#8217;issue d&#8217;une réunion de deux jours à Freetown, en Sierra Leone.
Les délégués, dont 39 ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales de 48 pays, ont demandé dans un communiqué, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: AFP</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5175" href="http://www.lavdc.net/portail/2010/08/les-etats-dafrique-veulent-une-plus-forte-representation-au-fmi/fmi-logo-2/"><img class="alignleft size-full wp-image-5175" title="FMI logo" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/FMI-logo.jpg" alt="" width="223" height="245" /></a>Les responsables financiers des Etats d&#8217;Afrique ont réclamé une meilleure représentation du continent à la tête du Fonds monétaire internationale (FMI), mardi à l&#8217;issue d&#8217;une réunion de deux jours à Freetown, en Sierra Leone.</p>
<p>Les délégués, dont 39 ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales de 48 pays, ont demandé dans un communiqué, une voix plus importante &laquo;&nbsp;au Conseil exécutif du FMI afin d&#8217;améliorer l&#8217;efficacité de la représentation&nbsp;&raquo; de l&#8217;Afrique. <span id="more-5156"></span></p>
<p>La Banque mondiale avait accru les droits de vote des pays en développement en 2008, mais le FMI, autre institution de Bretton Woods, n&#8217;a pas agi de même malgré des demandes répétées des Africains.</p>
<p>Dans leur communiqué, les Etats africains promettent de ratifier d&#8217;ici septembre le texte d&#8217;avril 2008 du Conseil des gouverneurs du FMI concernant des réformes sur la représentation des économies dynamiques, notamment des pays émergents, grâce à une augmentation des quotas pour les 54 pays membres.</p>
<p>Les responsables financiers africains se sont aussi engagés à &laquo;&nbsp;travailler avec leurs partenaires&nbsp;&raquo; internationaux afin de réduire les écarts en matière de développement et de pauvreté&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Un représentant de l&#8217;Union africaine a déclaré à l&#8217;AFP que la réunion de Freetown s&#8217;était tenue sous la menace d&#8217;une baisse de l&#8217;aide au développement de la part des pays donateurs, après la crise financière mondiale.</p>
<p>Au contraire, les délégués demandent au FMI &laquo;&nbsp;de maintenir, voire accroître son soutien à des conditions très avantageuses&nbsp;&raquo; aux pays en développement.</p>
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		<title>Cacophonie sur Inga</title>
		<link>http://www.lavdc.net/portail/2010/08/cacophonie-sur-inga/</link>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 01:37:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavdc.net/portail/?p=5082</guid>
		<description><![CDATA[Par  Le Potentiel
Le complexe hydroélectrique d’Inga fait désormais l’objet d’une attention  soutenue de la part des partenaires de la République démocratique du Congo. Le  besoin est criant, tant à l’échelle nationale que régionale.
Plusieurs accords de principe ont été signés, mais le bout de tunnel est  encore loin pour voir le complexe d’Inga [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par  Le Potentiel</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5084" href="http://www.lavdc.net/portail/2010/08/cacophonie-sur-inga/barrage-dinga-3/"><img class="alignleft size-full wp-image-5084" title="Barrage d'Inga" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Barrage-dInga.jpg" alt="" width="233" height="155" /></a>Le complexe hydroélectrique d’Inga fait désormais l’objet d’une attention  soutenue de la part des partenaires de la République démocratique du Congo. Le  besoin est criant, tant à l’échelle nationale que régionale.</p>
<p>Plusieurs accords de principe ont été signés, mais le bout de tunnel est  encore loin pour voir le complexe d’Inga dévoiler tout son potentiel  hydroélectrique.<span id="more-5082"></span></p>
<p>Dans la stratégie de fiabilisation et d’extension du complexe d’Inga, la RDC  donne l’air de naviguer à vue. A plusieurs reprises, elle a débouté ses  partenaires de la SADC pour se tourner vers d’autres aux propositions plus  juteuses, selon Kinshasa.</p>
<p>L’on se souviendra que la RDC et ses partenaires de la SADC avaient créé un  consortium constitué de cinq Etats pour la construction du barrage d’Inga III  d’une capacité de 4.500 mégawatts.</p>
<p>Alors que le projet visait à créer un marché commun de l’électricité dans  l’espace SADC, il s’est finalement avéré comme un projet « mort-né ».</p>
<p>Depuis lors, la RDC évolue en cavalier solitaire et se bat comme diable dans  un bénitier pour essayer de se trouver une sinécure qui délivrerait Inga de son  agonie. L’urgence est là au regard des enjeux qui s’étendent bien au-délà des  frontières nationales.</p>
<p>De l’intérieur, l’électricité figure parmi les « cinq chantiers » de la  République, vision sur laquelle est calqué le programme du gouvernement pour ce  premier quinquennat du président Joseph Kabila. Et, le site d’Inga possède un  potentiel hydroélectrique de 40.000 à 45.000 MW sur les 100.000 MW que possède  le pays tout entier. Il est constitué de deux centrales, Inga 1 et Inga 2, de  1800 MW chacune, mises en service respectivement en 1972 et 1982.</p>
<p>Mais hélas ! La Société nationale d’électricité (SNEL) ne peut plus assurer  la maintenance de ses machines selon les normes. Par conséquent, seule une  portion infime de la population &#8211; 5%, selon les dernières estimations, a accès à  l’énergie électrique.</p>
<p>C’est pour corriger ce déficit qu’en 2008, la SNEL a lancé un avis de  recherche de financement en vue de mobiliser des fonds pour la réhabilitation  complète des groupes 7 et 8 de la Centrale hydroélectrique d’Inga II.</p>
<p>Plusieurs partenaires ont souscrit à l’appel. La Banque mondiale s’y est  associée depuis 2002 dans le cadre du Programme Multisectoriel d’Urgence de  Réhabilitation et de Reconstruction (PMURR). La Banque Européenne  d’Investissement (BEI) lui a emboîté le pas en intervenant pour plusieurs  millions de dollars américains.</p>
<p>A ce jour, la RDC se prépare à s’offrir les services de la banque allemande  pour le développement, KFW. L’institution banacire allemande en a fait mention  lors de son récent passage au ministère de l’Energie. Preuve que l’option est  prise au sérieux au niveau de Berlin, capitale fédérale de l’Allemagne.</p>
<p>A regarder avec recul tous ces accords qui se font et se défont, il y a lieu  de percevoir une cacophonie sur la gestion du complexe d’Inga. Pas de  consistance dans les accords, pas de fidélité dans les signatures, pas  d’efficacité dans les exécutions des programmes… le tout se passe comme dans un  navire sans gouvernail.</p>
<p>Le gouvernement démontre qu’il n’a pas un objectif précis à court, à moyen ou  à long terme sur Inga. C’est la bouillabaisse totale.</p>
<p>Se souvient-il du vieux proverbe qui rappelle, avant toute action, que : «  Qui trop embrasse, mal étreint ». Réhabiliter Inga, dans sa grande majesté,  exige certes d’importants fonds que la RDC ne saurait pas disponibiliser.</p>
<p>Mais, n’empêche que le gouvernement use de tact dans les engagements qu’il  entend conclure avec divers partenaires extérieurs.</p>
<p>C’est de cette manière que l’on éviterait de récréer à partir du projet  d’Inga un nouveau cycle d’endettement qui replongerait la RDC dans une nouvelle  spirale de la dette.</p>
<p>Sachons donc préserver les acquis du 1er juillet 2010.</p>
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		<title>Aux origines du secteur informel en République démocratique du Congo</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Aug 2010 18:04:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: Un Monde Libre
En République démocratique du Congo (RDC), le secteur informel
représenterait plus de 80% de l&#8217;économie. Dès lors, il constituerait un frein au développement plus rapide et un facteur réducteur de l&#8217;assiette fiscale, minimisant ainsi les dépenses d&#8217;infrastructures dont le pays a besoin. Alors que certains voudraient l&#8217;atrophier ou le supprimer, le vrai problème [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: <strong>Un Monde Libre</strong></p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5097" href="http://www.lavdc.net/portail/2010/08/aux-origines-du-secteur-informel-en-republique-democratique-du-congo/congo-26-provinces-3/"><img class="alignleft size-medium wp-image-5097" title="Congo 26 provinces" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/Congo-26-provinces-297x300.jpg" alt="" width="199" height="201" /></a>En République démocratique du Congo (RDC), le secteur informel<br />
représenterait plus de 80% de l&#8217;économie. Dès lors, il constituerait un frein au développement plus rapide et un facteur réducteur de l&#8217;assiette fiscale, minimisant ainsi les dépenses d&#8217;infrastructures dont le pays a besoin. Alors que certains voudraient l&#8217;atrophier ou le supprimer, le vrai problème c&#8217;est avant tout d&#8217;en déterminer l&#8217;origine. <span id="more-5076"></span></p>
<p>Comme le souligne fort judicieusement B. Lautier, l&#8217;informalité « n&#8217;est pas le signe de l&#8217;absence d&#8217;Etat». On peut même dire, pour renchérir, que l&#8217;Etat en est très souvent la genèse et le constituant. En fait, si le formel officiel coûte trop cher, il devient normal que les gens ne s&#8217;en<br />
servent pas. Malheureusement s&#8217;il est imposé comme seule solution formelle, et qu&#8217;il est trop coûteux pour la plupart des gens, il ne peut y avoir qu&#8217;informalité. La RDC ne déroge en aucune manière à cette règle.</p>
<p>En effet, au début des années 70, avec ses taux de croissance de 7%, cette République occupe la position d&#8217;une des puissances économiques de l&#8217;Afrique. Le parachèvement de son développement n&#8217;était plus qu&#8217;une question de temps.<br />
Il a fallu cependant de peu pour que la vulnérabilité de sa structure économique &#8211; économie extravertie, faiblement diversifiée, &#8211; soit dévoilée au grand jour. Le retournement de la conjoncture mondiale des années 70 a entraîné une nette dégradation des termes de l&#8217;échange (ils sont passés de l&#8217;indice de 100 en 1970 à 34,4 en 1984), nourrie par la hausse des prix à l&#8217;exportation et à la baisse des cours mondiaux des matières primaires.<br />
Cette dégradation, à son tour, s&#8217;est répercutée négativement sur la production, débouchant ainsi sur une crise économique.</p>
<p>Celle-ci va prendre de l&#8217;ampleur à la suite des politiques inadaptées, à savoir des politiques monétaires et budgétaires durablement laxistes et des taux de change intenables, avec des écarts entre le taux de change officiel et le taux parallèle dépassant plus de 300%. A ceux-là s&#8217;ajoutent les mesures de zaïrisation (réservation exclusive des activités du commerce aux<br />
autochtones, nationalisation des sociétés agro-industrielles) et de «radicalisation » (contrôle étatique de tous les secteurs économique essentiels jusqu&#8217;alors abandonnés aux privés) et la mauvaise gestion des grandes entreprises publique. Tout cela va donner un coup fatal à cette économie. Ainsi, le secteur formel se réduit nettement comme l&#8217;atteste les indicateurs : entre 1980 et 2000, la production intérieure a baissé de 69%, les revenus de l&#8217;Etat de 81%, et les exportations de 67%. La capacité de prélèvement fiscal de l&#8217;Etat qui était déjà faible en 1980 (8% du PIB) était tombée à 5% en 2000.</p>
<p>Cette « déformalisation » a naturellement entraîné vers le bas les salaires (le revenu d&#8217;un salarié passe de 1572.5 dollars en 1973 à 28 dollars en 1998) et vers le haut le taux de chômage (il est estimé à plus de 90% aujourd&#8217;hui). Avec un tel tableau, la population dotée d&#8217;esprit d&#8217;entreprise s&#8217;est déversée dans les activités dites « informelles ». L&#8217;effondrement du secteur formel fut donc inévitablement compensé par le développement du secteur informel.</p>
<p>Et depuis lors, il est entretenu par l&#8217;Etat. Dans une étude de Makabu Ma Nkenda, Martin Mba, Sébastien Merceron et Constance Torelli intitulée « Le secteur informel en milieu urbain en République démocratique du Congo : performances, insertion, perspectives principaux résultats de la phase 2 de<br />
l&#8217;enquête 1-2-3 2004-2005 », les auteurs constatent que, dans les centres urbains congolais, près de 66% des chefs des entreprises informelles (EI) méconnaissent des obligations juridiques pour se faire enregistrer à l&#8217;administration. Entre 5,3 % et 8,3 % des EI estiment que les démarches à entreprendre sont trop compliquées. Enfin, le coût monétaire associé à<br />
l&#8217;inscription aux registres administratifs est invoqué par environ un quart des promoteurs. Alors que selon la même étude près de 91 % des UPI sont totalement inconnues des services publics.</p>
<p>Et à la question « existe-t-il une volonté de l&#8217;Etat de pousser les informels à s&#8217;insérer dans le cadre réglementaire, et donc d&#8217;accéder au secteur formel ? » les chercheurs répondent par la négative. Cela paraît évident lorsque l&#8217;on regarde le Doing Bussiness 2010 : la RDC occupe la 182ème position sur les 183 en termes de facilité de faire des affaires. Y créer une entreprise coûte 149 jours, avec 13 procédures, alors que dans le Rwanda voisin, cela ne prend que 3 jours. Et « Lorsqu&#8217;un litige survient, le différend se règle par le paiement d&#8217;une amende dans plus de 36 % des cas.<br />
Le paiement d&#8217;un « cadeau », symptôme du phénomène de la corruption, représente le mode de règlement du conflit pour plus de 44 % des chefs d&#8217;UPI interpellés par les agents de l&#8217;Etat », dixit les auteurs cités. Pour un pays se positionnant à la 162ème place sur 180 en matière de perception de la corruption, selon Transparency International ; cela se comprend spontanément.</p>
<p>En somme, l&#8217;Etat congolais apparaît comme le moteur de l&#8217;expansion du secteur informel. Et la seule option qui s&#8217;offre est l&#8217;amélioration de ses institutions : l&#8217;Etat doit travailler dans le sens de l&#8217;efficience et de la réduction de sa bureaucratie.</p>
<p>Publié en collaboration avec UnMondeLibre.org<br />
Auteur : Oasis Kodila Tedika<br />
© Copyright Un Monde Libre.org</p>
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		<title>APOSTROPHE: Le feuilleton MIBA</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 16:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[
Par Ben-Clet(Le Potentiel)
Chargées, de par la Loi, de protéger les biens publics et d’assurer la sécurité des citoyens, les autorités publiques s’adonnent à cœur joie dans la cannibalisation de la dépouille de ce qui fut autrefois la Minière de Bakwanga, la MIBA, leader mondial de la production du diamant de joaillerie, au Kasaï Oriental. 
Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><br />
</strong>Par Ben-Clet(<strong>Le Potentiel</strong>)</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-5042" href="http://www.lavdc.net/portail/2010/08/apostrophe-le-feuilleton-miba/miba-5/"><img class="alignleft size-full wp-image-5042" title="MIBA" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/08/MIBA.jpg" alt="" width="234" height="147" /></a>Chargées, de par la Loi, de protéger les biens publics et d’assurer la sécurité des citoyens, les autorités publiques s’adonnent à cœur joie dans la cannibalisation de la dépouille de ce qui fut autrefois la Minière de Bakwanga, la MIBA, leader mondial de la production du diamant de joaillerie, au Kasaï Oriental. <span id="more-5027"></span></p>
<p>Il a suffi que s’essouffle cette entreprise d’économie mixte, dont 90% de parts sont détenus par l’Etat, pour que les héritiers constitutionnels de ceux qui l’ont plombée, par des détournements massifs de ses « gemmedollars », récidivent afin de planter une croix noire sur le site.</p>
<p>Depuis deux mois, la RDC s’est accommodée d’un feuilleton économico-foncier singulier. Selon des accusateurs, le gouverneur de la province du Kasaï Oriental, fils du cru, aurait spolié 4 hectares du patrimoine foncier de la MIBA à Mbuji-Mayi. Il aurait procédé à leur lotissement anarchique au profit des politiciens, dont lui-même.</p>
<p>Réponse du berger à la bergère. Le gouverneur accusé, accuse à son tour le numéro 1 de la MIBA, actuelle « Présidente Administratrice Déléguée ». Membre du Conseil d’administration de l’entreprise, en avril 2009, elle a participé au cautionnement de la décision de lotir la portion de la concession aujourd’hui litigieuse.</p>
<p>Le gouvernorat enfonce le clou : « l’actuelle PAD, qui était alors ADGA, a bénéficié, comme d’autres hauts cadres de la MIBA, d’une parcelle dans la concession. Mais, plus habile, elle a vite filé son terrain à un autre, empochant 10 000 dollars » sans état d’âme. D’où la question : « quelles sont les motivations de la prétendue protectrice du patrimoine de la MIBA, dès lors qu’elle est impliquée jusqu’au cou ? »</p>
<p>Face à un dossier digne de figurer dans le fichier « Tolérance Zéro », le gouvernement central s’emmêle les pinceaux. Le 06 août 2010, le Conseil des ministres, cachant mal sa gêne, « a chargé les ministres du Portefeuille, des Mines et des Affaires foncières de présenter un rapport complet sur ce dossier afin de pouvoir statuer définitivement ». Le Conseil s’est, en outre, engagé « à protéger envers et contre tous le patrimoine de la MIBA, qui doit être relancée ».</p>
<p>A Mbuji-Mayi, le feuilleton MIBA n’en poursuit pas moins ses éclaboussures. Le ministre provincial des Affaires foncières a éclairé l’Assemblée provinciale. « Le terrain cédé, a-t-il déclaré, est morcelé en 69 parcelles, destinées aux sénateurs originaires du Kasaï Oriental et au gouvernement provincial ». A suivre …</p>
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		<title>Exclusif : drôle de deal sur la mine de Kolwezi</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Jul 2010 16:11:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: JA
Qui se cache derrière Highwind Properties ? La société  basée aux îles Vierges britanniques a signé un contrat pour  l’exploitation d’une mine de cuivre et de cobalt… encore attribuée au  groupe First Quantum. Imbroglio.
Le torchon brûle entre la RD Congo et le groupe canadien First  Quantum. Les deux camps sont arc-boutés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: JA</p>
<p>Qui se cache derrière Highwind Properties ? La société  basée aux îles Vierges britanniques a signé un contrat pour  l’exploitation d’une mine de cuivre et de cobalt… encore attribuée au  groupe First Quantum. Imbroglio.</p>
<p>Le torchon brûle entre la RD Congo et le groupe canadien First  Quantum. Les deux camps sont arc-boutés sur leurs positions. C’est à se  demander si les juges de la cour d’arbitrage de la Chambre de commerce  internationale de Paris parviendront à déminer la situation. <span id="more-4893"></span>Saisis le 5  février par le groupe minier et ses deux associés au sein de Congo  Minerals Developments (CMD) – la Société financière internationale (SFI,  filiale de la Banque mondiale) et l’Industrial Development Corporation  of South Africa (IDC) –, ils doivent organiser dans les semaines qui  viennent une séance publique de confrontation qui s’annonce  particulièrement houleuse.</p>
<p>Au cœur de tous les enjeux : l’exploitation de la mine de cuivre et  de cobalt de Kolwezi (province du Katanga), confiée à CMD en mars 2004.  Il s’agit de recycler, avec les technologies d’aujourd’hui, les rejets  du gisement de Kingamyambo, exploité dans les années 1930. Le site  affiche une capacité de production annuelle de 35 000 t de métal rouge  et 7 000 t de métal bleu. Selon les estimations, les rejets de l’ancien  site renfermeraient 1 million de t de cuivre et 400 000 t de cobalt,  alors que le sous-sol regorgerait de davantage encore de minerai non  exploité.</p>
<p>Mais en août 2009, le gouvernement a résilié le partenariat avec CMD  dans le cadre de la « revisitation » des contrats miniers amorcée en  2007. Les Canadiens et leurs associés ont crié au scandale et parlent de  « spoliation ». « Depuis le début du processus de revisitation, 26  partenariats ont été renégociés avec succès, seul celui avec CMD n’a pas  trouvé de solution », se défend Calixte Mukasa Kalembwe, directeur  général de la Gécamines. L’entreprise publique est actionnaire à hauteur  de 12,5 % de Kingamyambo Musonoi Tailings (KTM), la coentreprise  conclue en 2004 qui réunit aussi l’État congolais (5 %) et CMD (82,5 %).</p>
<p>La situation est dans l’impasse. « C’est très âpre de part et d’autre  », observe un industriel qui a longtemps travaillé dans le pays. «  Chacune des deux parties se sent dans sa légitimité. Le gouvernement  essaie de défendre les générations futures à travers un processus de  renégociation des contrats miniers, tandis que le groupe canadien est  armé de son bon droit, d’un contrat signé à une certaine époque et d’un  montant d’investissement déjà consenti », complète un consultant en  place à Kinshasa. Malgré tout, les fils très ténus du dialogue sont  maintenus entre la présidence congolaise et la direction du groupe. « En  parallèle à la procédure d’arbitrage, nous mettons tout en œuvre pour  trouver une solution négociée », avoue Desmond Dodd, porte-parole de la  SFI, qui a investi 5,4 millions de dollars (environ 4,2 millions  d’euros) dans la mine de Kolwezi.</p>
<p>Le différend a même été évoqué par le Premier ministre canadien  Stephen Harper lors du G8-G20, fin juin à Toronto. Dans la foulée, le  conflit s’est aussi invité aux conseils d’administration du FMI et de la  Banque mondiale, qui ont conduit, le 1er juillet, à l’annulation de 90 %  de la dette extérieure de la RD Congo, à 12,3 milliards de dollars.</p>
<p><strong>Site sous scellés</strong></p>
<p>Comble de l’ironie, le projet était sur le point d’aboutir avant de  virer au fiasco. En 2008, First Quantum, chef de file de CMD avec 65 %  du capital, débutait la construction de l’usine de traitement des  rejets. Au total, le groupe canadien a déjà mobilisé 450 millions de  dollars sur ses fonds propres dans l’exécution du projet. « L’usine est  réalisée à environ 80 % », précise Calixte Mukasa Kalembwe.  L’exploitation devait démarrer à la mi-2010… Mais à l’automne 2009, le  parquet général de la République de la province du Katanga a fait  déposer des scellés sur le site.</p>
<p>Amorcée en mars 2008, la renégociation du contrat minier s’est  arrêtée brutalement avec la décision du gouvernement Muzito de retirer  le permis à CMD le 4 août 2009. La dernière rencontre, qui s’était tenue  le 6 mars 2009, avait pourtant revu à la hausse les revenus attribués à  la RD Congo. Un pas-de-porte supplémentaire de 21 millions de dollars  était attribué à la Gécamines par CMD. Des royalties sur 1 % des ventes  nettes lui étaient versées. Au total, la revisitation du contrat se  traduisait par un chèque complémentaire de 88,75 millions de dollars  pour l’État et la Gécamines.</p>
<p>De plus, les négociations d’avant le clash attribuaient 51 % des  revenus à la partie congolaise. Soit 3,6 milliards de dollars par an  pour l’État et la Gécamines, d’après une simulation de mars 2009  estimant à 7 milliards de dollars le revenu annuel généré par la mine  pour une production de 67 000 t de cuivre et 13 000 t de cobalt.</p>
<p>Mais rien n’y a fait. Le 11 janvier, la Gécamines notifiait à First  Quantum l’annulation du contrat d’association. Or quatre jours plus tôt,  la RD Congo et l’entreprise publique signaient un nouveau contrat  d’association attribuant cette fois le permis d’exploitation des rejets  no 652 au groupe Highwind Properties. Un document que Jeune Afrique a  consulté. Daté du 7 janvier 2010, ce contrat de 56 pages a été  enregistré sous le numéro 27173 à l’office notarial de Me Kasongo Kilepa  Kakondo, à Lubumbashi, le 5 février. Côté congolais, il porte la  signature de Jeannine Mabunda Lioko, ministre du Portefeuille, de Martin  Kabwelulu, ministre des Mines, de Calixte Mukasa Kalembwe et de Jean  Assumani Sekimonyo, président du conseil d’administration de la  Gécamines. Côté Highwind Properties figure la signature de  l’administrateur Sydney Attias.</p>
<p><strong>Sorti de nulle part</strong></p>
<p>Que ce contrat ait été signé de gré à gré, et à la suite d’aucun  appel d’offres, n’est pas le seul point d’interrogation du dossier. «  Nous ne pouvons nous exprimer, une procédure d’arbitrage est en cours »,  répond Calixte Mukasa Kalembwe. Toujours est-il qu’un décret du  ministère de l’Économie a créé la société Metalkol le 14 mai 2010. Selon  le contrat d’association du 7 janvier, Metalkol a un capital social de  20 millions de dollars. Parmi ses actionnaires : l’État (5 %), la  Gécamines (20 %), la Société immobilière du Congo (5 %) et le groupe  Highwind Properties (70 %). D’après l’article 7.1 du contrat, ce dernier  doit s’acquitter d’un pas-de-porte de 60 millions de dollars. Et des  royalties équivalant à 2,5 % du chiffre d’affaires annuel seront versées  aux contractants congolais. Il ne manque qu’un décret présidentiel pour  que Metalkol commence son activité.</p>
<p>Un deal presque parfait pour la RD Congo ? Peut-être. Mais qui  contrôle le groupe Highwind Properties et ses filiales Pareas, Interim  Holdings et Blue Narcissus, associées au contrat ? Basé dans les îles  Vierges britanniques, un pays offshore, représenté par un avocat  d’affaires, le groupe paraît sortir de nulle part. Après avoir interrogé  la profession, on apprend que cette société n’est pas une entreprise  minière. Pour certains, elle aurait pour but de faire main basse sur la  mine de Kolwezi avant de la revendre avec une belle plus-value à un  groupe minier en embuscade pour 600 millions de dollars. Dans un pays  aussi surprenant que la RD Congo, l’ombre de personnalités proches du  pouvoir et du diamantaire israélien Dan Gertler, déjà impliqué dans la  reprise de mines de cuivre et d’uranium dans le pays, planent au-dessus  de Highwind Properties. On ne prête qu’aux riches.</p>
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		<item>
		<title>Qui favorisent le pillage de la Miba ?</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 15:12:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Par J.r.t. (Le Phare)
Le spectacle qui aujourd&#8217;hui, laisse pantois les habitants de Mbuji-Mayi et révolte l&#8217;opinion nationale, c&#8217;est l&#8217;invasion des cours d&#8217;eau de cette ville et de ses environs par un bataillon des dragues privées. Chaque jour, une activité fébrile bat son plein dans ces rivières qui charrient des restes alluvionnaires et des grains de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par J.r.t. (Le Phare)</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-4899" href="http://www.lavdc.net/portail/2010/07/qui-favorisent-le-pillage-de-la-miba/point-dinterro-2/"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4899" title="Point d'interro" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/07/Point-dinterro-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Le spectacle qui aujourd&#8217;hui, laisse pantois les habitants de Mbuji-Mayi et révolte l&#8217;opinion nationale, c&#8217;est l&#8217;invasion des cours d&#8217;eau de cette ville et de ses environs par un bataillon des dragues privées. Chaque jour, une activité fébrile bat son plein dans ces rivières qui charrient des restes alluvionnaires et des grains de diamants. Près d&#8217;un millier des travailleurs s&#8217;affaire ainsi dans ces carrières à ciel ouvert depuis le matin jusque tard dans la nuit.<span id="more-4887"></span></p>
<p>Et cela, sous la surveillance des éléments armés en tenue civile dont on croit savoir qu&#8217;ils appartiendraient à certaines unités des Fardc et de la Police nationale congolaise.</p>
<p>Là où le bat blesse, c&#8217;est que ces entreprises minières privées opèrent aussi sous la protection de la loi, car elles prétendent disposer d&#8217;un arrêt de la Cour d&#8217;appel de Mbuji-Mayi.</p>
<p>Plus révoltant encore est le fait qu&#8217;au plus fort de la confusion généralisée qui règne dans cette ville minière, d&#8217;autres bataillons des dragues privées ont envahi le polygone de la Minière de Bakwanga, contre la volonté les responsables de cette société et la validité de ses titres et droits d&#8217;exploitation.</p>
<p>En toute impunité, ces entreprises minières privées exploitent le diamant sans payer des taxes, ni verser des droits au Trésor public.</p>
<p>Comme dans un territoire conquis, ces opérateurs miniers privés agissant en lobby imposent leur loi, narguant à la fois le gouvernement central et le gouvernement provincial. La délégation syndicale de la Miba a beau élever de vives protestations, le cartel privé de l&#8217;exploitation minière de Mbuji-Mayi ne bronche pas. Il est prêt à occire toute personne ou toute organisation pouvant remettre en cause ses titres, et voulant menacer ses intérêts.</p>
<p>Même les responsables de l&#8217;exécutif provincial saisis par plusieurs correspondances de la délégation syndicale de la Miba, n&#8217;osent réclamer des éclaircissements auprès des autorités judiciaires.</p>
<p>C&#8217;est donc dans un Etat de non droit que se retrouve actuellement la province du Kasaï Oriental. D&#8217;où des questions importantes se posent sur la situation qui prévaut à Mbuji-Mayi.</p>
<p>Qui favorisent le pillage des concessions de la Miba ?</p>
<p>Qui couvrent les activités d&#8217;exploitation minière dans le polygone de la Miba et qui protègent ces opérateurs miniers privés, au détriment des intérêts de l&#8217;Etat ?</p>
<p>Au moment où le gouvernement central se débat pour renforcer sa capacité mobilisatrice des recettes publiques, et accroître les moyens de sa politique, de gros bras contrecarrent son action en garantissant l&#8217;impunité aux entreprises minières privées.</p>
<p>Pourtant, la réunion institutionnelle tenue en novembre dernier, à Mbuji-Mayi, avait levé l&#8217;option de trouver un financement de plus de 18 millions de dollars, afin de liquider quelques arriérés de salaires et assurer la relance des activités de cette société minière. C&#8217;est dans ce cadre qu&#8217;il avait été également décidé l&#8217;accélération du projet de construction du barrage de Katende devant disponibiliser une quantité importante de l&#8217;énergie électrique au bénéfice de la Miba.</p>
<p>Le gouvernement central et le gouvernement provincial qui méritaient d&#8217;être encouragés dans leur démarche tendant à redonner à la Miba, la jouissance de ses droits sur toutes ses concessions, aujourd&#8217;hui livrées au pillage, sont réduits à l&#8217;impuissance.</p>
<p>Pour la délégation syndicale de la Miba, comment dans ces conditions, ne pas décourager les investisseurs surtout que les réserves en diamant de cette société minière sont pillées.</p>
<p>Devant l&#8217;impuissance des autorités nationales et provinciales, la délégation entend porter sa voix jusqu&#8217;au niveau du chef de l&#8217;Etat, garant de la nation et initiateur de la restauration de l&#8217;autorité de l&#8217;Etat.</p>
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		<title>Les portes de la FIKIN ouvertes depuis le 27 juillet dernier !</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 23:43:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Source:La Prosperite
Le mardi 27 juillet 2010 à la FIKIN, le Vice-premier  Ministre et ministre de Poste, Téléphones et Télécommunications, Simon  Bulupiy a déclaré ouverte l&#8217;édition foraine 2010 de la Foire  Internationale de Kinshasa.
La décoration, les stands et les podiums sont presque fin prêt. A  présent, toutes les manifestations peuvent s&#8217;y dérouler. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source:La Prosperite</p>
<p><em><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-4869" href="http://www.lavdc.net/portail/2010/07/les-portes-de-la-fikin-ouvertes-depuis-le-27-juillet-dernier/fikin/"><img class="alignleft size-medium wp-image-4869" title="Fikin" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/07/Fikin-290x300.jpg" alt="" width="290" height="300" /></a>Le mardi 27 juillet 2010 à la FIKIN, le Vice-premier  Ministre et ministre de Poste, Téléphones et Télécommunications, Simon  Bulupiy a déclaré ouverte l&#8217;édition foraine 2010 de la Foire  Internationale de Kinshasa.</em></p>
<p>La décoration, les stands et les podiums sont presque fin prêt. A  présent, toutes les manifestations peuvent s&#8217;y dérouler. S&#8217;adressant la  première à l&#8217;assistance, la DG de le FIKIN, Mme Perpétue Tambu Sudila, a  déclaré que, la présente édition est signée Cinquantenaire de  l&#8217;indépendance car, il s&#8217;agit de « notre pays, notre histoire ».<span id="more-4868"></span></p>
<p>Comme qui voudrait dire que, le Commissariat Général du  Cinquantenaire a du pain sur la planche. « Dans cette présente édition  foraine du cinquantenaire, nous avons jugé bon d&#8217;exposer aussi quelques  minerais, et produire davantage la culture de notre pays.</p>
<p>C&#8217;est pour cela, nous saluons nos partenaires traditionnels ainsi que  les efforts du Président la République et son Gouvernement, pour le  maintient de la paix en RDC. Nous rendons aussi hommage à toutes les  entreprises du secteur privé qui ont voulu s&#8217;associer à cette édition »,  a déclaré Perpétue Tambu.</p>
<p>Cette édition foraine 2010 compte 107 sociétés participantes parmi  lesquelles les brasseries et autres. Par ailleurs, pour cette édition  spéciale Cinquantenaire, la FIKIN a réhabilité plus de 355 m&#8217; pour les  expositions et spectacles.</p>
<p>Pour cette raison, la DG a lancé un appel à tout le monde,  particulièrement au gouvernement. Vu la nécessité de réhabilitation de  la FIKIN, elle a besoin d&#8217;une attention particulière pour qu&#8217;elle soit  le complexe le plus attractif du Congo. La FIKIN, depuis l&#8217;époque du  Ministre Futa, à comme ambition, s&#8217;implanter à travers toutes les  provinces du pays.</p>
<p>Pour le Ministre du Commerce, Petites et Moyennes Entreprises,  Bernard Biando Sango, qui a par la suite pris la parole, cette année du  jubilé d&#8217;or de la RDC, certaines activités du cinquantenaire y seront  organisées.</p>
<p>En outre, il a déclaré que, la FIKIN a subi, parmi tant d&#8217;autres  entreprises publiques, des modifications en matière de statuts, dans le  cadre de la réforme des entreprises de l&#8217;Etat. Celle-ci est passée de  l&#8217;Entreprise publique à l&#8217;Etablissement public.</p>
<p>Cependant, a-t-il dit, il s&#8217;agit d&#8217;une mutation nécessaire en vue de  lui doter de capacités qu&#8217;il faut. Cette transformation, a-t-il  souligné, redonne un espoir, pas seulement à la FIKIN seule, mais aussi à  la jeunesse.</p>
<p>Cela, parce que la FIKIN est un lieu de communication et d&#8217;échange.  Il sied de rappeler que le mot d&#8217;ouverture a été prononcé par le  Vice-premier Ministre et ministre de Poste, Téléphones et  Télécommunications, Simon Bulupiy Galati. Celui-ci a demandé aux  participants à cette édition de la FIKIN 2010, à donner le meilleur  d&#8217;eux-mêmes.</p>
<p>Après cette étape, toute l&#8217;assistance était conviée à la visite du  Pavillon 10 où est exposé la richesse minière de la RDC. Ils ont pu voir  l&#8217;exposition du coltan, diamant, or, cobalt et autres pierres  précieuses et semi-précieuses.</p>
<p>D&#8217;autre part, l&#8217;ISAM et l&#8217;INA, ont presté au cours de cette cérémonie  d&#8217;ouverture de la FIKIN. L&#8217;ISAM a présenté sa petite collection de  couture en couleur nationale. Des jolies demoiselles ont défilé, et  présenté la femme en pagne, robe d&#8217;hôtesse, robe du soir, Bazin, le «  libaya » et autres tenues.</p>
<p>A son tour, les étudiants de l&#8217;INA ont préféré la danse et le chant.  Ils ont chanté le « Débout congolais » à l&#8217;aide des tam -tam. Dans un  autre registre, cette édition foraine offre l&#8217;opportunité aux  consommateurs congolais et étrangers, l&#8217;occasion de s&#8217;approvisionner  directement et sans intermédiaire, auprès des exposants.</p>
<p>Et aussi, elle offre au public, des distractions saines, ciblées et bien organisées, dans un cadre sécurisé.</p>
<p>Une kyrielle d&#8217;activités y sera organisée : « exposition &#8211; vente,  conférences scientifiques, rencontres promotionnelles, séances de  démonstration et animation culturelle ».</p>
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