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	<title>Radio LAVDC &#187; Culture &amp; Arts</title>
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	<description>La Voix de la democratie congolaise</description>
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		<title>Reprise des émissions des trois chaines de l’opposition après 24 heures de coupure de leur signal</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 00:14:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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Source: JED-AFRIQUE


Journaliste en Danger (JED) prend acte de la reprise du signal,  mercredi 28 juin 2010 à 20 heures, de Canal Congo Télévision (CCTV),  Canal Kin Télévision (CKTV) et Radio Liberté Kinshasa (RALIK), trois  organes de presse appartenant à l’opposition, dont le signal avait été  interrompu dans la nuit du lundi [...]]]></description>
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<tbody>
<tr>
<td></td>
</tr>
<tr>
<td>Source: JED-AFRIQUE</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Journaliste en Danger (JED) prend acte de la reprise du signal,  mercredi 28 juin 2010 à 20 heures, de Canal Congo Télévision (CCTV),  Canal Kin Télévision (CKTV) et Radio Liberté Kinshasa (RALIK), trois  organes de presse appartenant à l’opposition, dont le signal avait été  interrompu dans la nuit du lundi 26 juillet 2010.</strong></p>
<p>Selon  les informations parvenues à JED, la reprise des émissions de ces  chaines aurait été ordonnée par le Ministre de la Communication et des  Médias, M. Lambert Mende, après en avoir conféré avec sa hiérarchie.  Aucune raison officielle de cette coupure de signal n’a été donnée, ni  communiquée aux responsables de ces chaines.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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		<title>L’Histoire du Congo vue par le Petit futé (édition 2010)</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jul 2010 13:47:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: Afriqu&#8217;Echos Magazine
Rédigée par Médard Tambwe Mangala et préfacée par José E.B. Endundo,  ministre de l’environnement et du tourisme de la RDC, l’édition 2010 du  guide RD Congo du Petit futé a été présentée le 3 avril dernier au  centre Wallonie- Bruxelles de Kinshasa. Depuis cette date, quelques  recensions de ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Source: </strong><strong>Afriqu&#8217;Echos Magazine</strong><br />
Rédigée par Médard Tambwe Mangala et préfacée par José E.B. Endundo,  ministre de l’environnement et du tourisme de la RDC, l’édition 2010 du  guide RD Congo du Petit futé a été présentée le 3 avril dernier au  centre Wallonie- Bruxelles de Kinshasa. Depuis cette date, quelques  recensions de ce guide ont été faites par les médias congolais, presse  écrite, sites web etc. sans qu’aucun d’entre eux n’en relève les  paragraphes extrêmement douteux consacrés à l’histoire de la RDC.</p>
<p>Certes ce guide – édité à Bruxelles, financé par des encarts  publicitaires de firmes essentiellement belges – <span id="more-4806"></span>est à l’usage des  Belges, avant tout. En effet, tout autant que de donner des informations  (utiles) à un séjour en RDC, l’une des raisons d’exister de cet  ouvrage, sans nul doute, est de flatter l’orgueil d’une nation belge  mythique en célébrant l’ « œuvre » coloniale et en insistant sur la  participation belge au développement du Congo d’aujourd’hui (p.73-78).  Essayer de redorer le blason d’un pays dont l’unité part en eau de  boudin est certes louable &#8211; surtout si l’on se place du côté belge (et  plus précisément wallon) &#8211; cependant ceci n’autorise pas les libertés  que prend l’auteur avec la vérité historique. Car ce livre – dont on  peut s’étonner qu’il soit signé par un Congolais et préfacé par un  ministre congolais – est l’exemple même du négationnisme en Histoire  quand il s’agit de retracer l’action de Léopold II et les premières  années de l’indépendance de la RDC.</p>
<p>Déjà, la première édition de 2006, sous la houlette d’auteurs belges,  avait de quoi irriter le lecteur un tant soit peu averti de l’histoire  coloniale du Congo et des combats pour l’Indépendance, mais celle de  2010 dépasse toutes les bornes admissibles. On n’ y trouvera absolument  rien sur l’exploitation inhumaine de l’ « État indépendant du Congo »  par Léopold II, de 1885 à 1908 ; pas un mot sur les millions de morts,  les mains coupées, les viols et toutes les horreurs dont fut responsable  la cupidité du souverain belge qui mit le Congo, sa possession  personnelle, en coupe réglée pour la production du caoutchouc rouge. Le  Petit futé ignore superbement l’abondante recherche historique qui a  établi, depuis longtemps, l’aspect génocidaire de la colonisation  léopoldienne. Ce n’est comme à regret qu’il mentionne &#8211; et seulement à  partir de la seconde guerre mondiale &#8211; que le « regard des Congolais se  modifia à l’égard du système colonial belge dont les traitements  devenaient inhumains et insupportables » (p.55).</p>
<p>Les luttes pour l’indépendance sont évoquées subrepticement, les  événements du 4 janvier 1959, au cours desquels 300 Congolais au moins  furent massacrés par la Force publique aux mains des Belges, ne font  l’objet que d’une simple notation neutre. Le rôle de Lumumba, pour  l’indépendance de son pays, est totalement occulté, son discours  fondateur du 30 juin 1960, passé sous silence. Sa victoire électorale du  printemps 1960, qui résulte d’élections libres – les seules que connut  le Congo, jusqu’en 2006, est oubliée, le rédacteur indiquant seulement,  dans une approximation fallacieuse, que « le 24 juin, à l’issue d’un  vote au Parlement, Joseph Kasa-Vubu est élu chef de l’État et devient le  premier président de la République. Patrice Lumumba, leader de la  majorité parlementaire, occupe le poste de premier ministre et chef du  gouvernement ». On apprend, quelques pages plus loin (p.58) que Lumumba  fut assassiné le 17 janvier 1961 ; par qui ? Pour quelles raisons ? Rien  n’est dit. En revanche, Tshombe – qui a droit, tout comme Mobutu, et à  la différence de Lumumba, à une photo – est présenté comme le  pacificateur du pays (p.57) alors qu’au contraire, dès juillet 1960,  avec la sécession du Katanga, il précipita le désastre. Le lecteur ne  saura pas que cette sécession fut le résultat d’un accord passé entre  les féodalités locales, les colons et l’Union minière du Haut-Katanga  dans laquelle étaient concentrés les intérêts économiques et financiers  de la Belgique. Le lecteur restera aussi dans l’ignorance du coup d’État  de Kasa-Vubu, dès la fin de 1960, du pronunciamiento de Mobutu, « ce  flic aux ordres des Belges » (JP Sartre) qui prit le contrôle de la  Force publique, de la partialité de l’ONU, du rôle des États-Unis  craignant que le Congo ne s’allie, alors, avec l’URSS, et qui, tous  ensemble, feront assassiner Lumumba par leurs séides, Tshombe et  Munongo, parce que le premier ministre représentait, vivant, le refus le  plus total du néo-colonialisme.</p>
<p>On l’aura compris, pour sa partie historique, ce guide 2010 du Petit  futé, est à rejeter absolument parce que, loin d’apprendre ce que fut  l’histoire immédiate de la RDC, il est coupable de raccourcis abusifs,  d’omissions scandaleuses, d’analyses superficielles et fausses qui  induiront le lecteur en erreur. Il ne participe en rien, bien au  contraire, à la construction d’une mémoire historique pourtant  indispensable aux Congolais, particulièrement à ceux – les plus nombreux  – qui ne connaissent rien des combats menés par leurs glorieux  prédécesseurs pour l’indépendance de la RDC. On regrettera que,  malheureusement, les autorités congolaises actuelles ajoutent à la  confusion &#8211; si bien illustrée par le résumé du Petit futé &#8211; et  brouillent le peu de conscience historique des Congolais : d’abord, en  inaugurant à Kinshasa (pour le cinquantenaire de l’Indépendance) un  monument à la mémoire de Kasa-Vubu, qui, en bon fédéraliste, fit passer  l’unitaire Lumumba, père de l’Indépendance, l’un des héros du  panafricanisme, pour un apprenti-dictateur et qui géra entre 1961 et  1965, de concert avec Tshombe, les intérêts occidentaux au Congo ;  ensuite, the last but not the least, en tolérant que Lubumbashi,  capitale du Katanga, puisse élever une statue à Tshombe, fossoyeur de  l’unité nationale du Congo.| Alain Bischoff*</p>
<p>[1]<br />
Notes:</p>
<p>[1] *Auteur de Congo-Kinshasa, la décennie 1997-2007, Paris, Éditions du Cygne, 2008).</p>
<p>mardi 27 juillet 2010 Alain Bischoff*</p>
<p>©   Copyright   Afriqu&#8217;Echos Magazine</p>
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		<title>La découverte au Kasaï d’un vase des Pharaons signifie-t-elle que les anciens rois d’Egypte auraient vécu en RDC ?</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 15:20:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Laurent Buadi/AfricaNews
Sensationnelle et énigmatique découverte signalée dans la  province du Kasaï occidental, celle d’un vase indiscutablement de l’art  pharaonique, ce qui relance le débat sur l’influence antérieure de la  civilisation négro-africaine sur la splendeur des anciennes dynasties  royales d’Egypte
Les  archéologues vont trancher : l’affaire de cette vase qui correspond [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Laurent Buadi/AfricaNews</strong></p>
<p><dfn><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-4771" href="http://www.lavdc.net/portail/2010/07/la-decouverte-au-kasai-d%e2%80%99un-vase-des-pharaons-signifie-t-elle-que-les-anciens-rois-d%e2%80%99egypte-auraient-vecu-en-rdc/pharaons_arts/"><img class="alignleft size-full wp-image-4771" title="pharaons_arts" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/07/pharaons_arts.jpg" alt="" width="150" height="133" /></a>Sensationnelle et énigmatique découverte signalée dans la  province du Kasaï occidental, celle d’un vase indiscutablement de l’art  pharaonique, ce qui relance le débat sur l’influence antérieure de la  civilisation négro-africaine sur la splendeur des anciennes dynasties  royales d’Egypte</dfn></p>
<p>Les  archéologues vont trancher : l’affaire de cette vase qui correspond  curieusement à la petite cuve dans laquelle les Egyptiens auraient  conservé les organes internes d’un Pharaon à sa mort, notamment le foie,  et qui représentait la direction Sud, a circulé dans le plus grand  secret dans les milieux politiques et culturels de la France avant  d’être révélée.<span id="more-4769"></span></p>
<p>L’Egypte présente la caractéristique unique d’avoir été le berceau d’une  civilisation extrêmement originale qui s’est maintenue continûment, et  quasiment sans emprunt extérieur pendant près de trois millénaires,  entend-on toujours dire. Mais cette affirmation risque d’être  contredite. Et pour cause: la découverte dans une mine d’or, à Kakulu,  un village situé dans les environs des localités de  Kabemba et Konyi, à  plus ou moins 200 km de Kananga, au Kasaï occidental, d’une de quatre  vases canopes jadis utilisées dans l’Egypte antique pour conserver les  organes internes du Pharaon, notamment le foie, les poumons, l’estomac  et les intestins.</p>
<p>Au nombre de quatre, ces vases très recherchés dont l’un vient d’être  repéré sur le sol RD-congolais représentent les quatre âmes d’Horus  l’ancien, eux-mêmes secondés dans leurs tâches par une déesse. Ils  étaient, selon les chercheurs dont AfricaNews a plongé dans les études,  fabriqués en calcaire, en albâtre, en terre cuite, en céramique ou en  faïence et étaient déposés près du sarcophage, dans la chambre funéraire  du tombeau, sur une caisse ou une cuve.</p>
<p>Si le chiffre 4 représente les quatre directions, selon les  égyptologues, l’homme et la déesse Isis protègent le vase canope  contenant le foie et représentant le Sud, ce qui correspond à la  découverte du RD-Congolais Mohamed Betu Abba. La pierre verte prisée par  les Reines égyptiennes pour le maquillage y également été trouvée.  C’est également au Sud, et encore en RD-Congo, précisément sur la  rivière Lualaba qu’a été découverte en 1918 un Osiris en or. Les  Egyptiens et leurs Pharaons auraient-ils vécu en RD-Congo avant de  migrer au Nord ?</p>
<p>Les archéologues tentent d’y trouver une réponse. En attendant,  l’histoire du vase de Kakulu a circulé dans les plus hauts milieux  politiques et culturels français avant de nous être contée. La  découverte, y croit-on, peut permettre de réécrire une page d’Histoire  de l’Afrique. Débat suscité.</p>
<p>Après une première découverte d’un Osiris en or faite en 1918 sur la  rivière Lualaba, dans le Katanga, la même zone lubaphone, Mohamed Betu  Abba, un exploitant de l’or, vient de découvrir, dans une mine d’or  ouest-kasaïenne, un objet d’origine égyptienne. Et il estime, avec  conviction, que cela vient remettre en cause la théorie selon laquelle  la civilisation égyptienne n’a pas subi l’influence négro-africaine. Les  archéologues devront s’investir pour que la lumière jaillisse.</p>
<p>Au mois de novembre 2009, Mohamed Betu Abba, dans sa routine dans une  mine d’or de Kakulu, un village localisé dans les environs de Kabemba et  Konyi, à plus ou moins 200 km de Kananga, au Kasaï occidental, tombe  pile sur un objet d’art qui ne manque pas de retenir toute son  attention. Entre la peur et la curiosité, il sort l’objet du cours d’eau  et constate qu’il s’agit d’une œuvre ancienne qui est loin d’avoir des  origines kasaïennes, RD-congolaises. Gardé jalousement pendant quelques  mois dans ce coin de la province, l’objet se retrouvera à Kananga une  fois que Mohamed se rendra dans cette ville plusieurs mois plus tard. De  là, il toque à plusieurs portes censées lui apporter de la lumière sur  cette trouvaille.</p>
<p>Dans cette quête effrénée d’un analyste avisé, Mohamed va se retrouver  entre les murs de la société SALOME SPRL, l’entreprise du Français  Pascal Rimani, un opérateur culturel très versé dans la chose artistique  à Kananga. Rimani prend l’affaire à son compte en s’investissant à son  tour dans des recherches d’usage. Il adresse illico presto une  correspondance au musée de Kananga dans des termes sans équivoque : «  Cette découverte peut permettre de réécrire une page d’histoire de  l’Afrique. Il faut pouvoir certifier sans conteste que l’objet a été  bien déposé in-situ et non pas charrié par un fleuve ou un autre  quelconque cours d’eau », écrit Rimani en recommandant que le site où a  été découvert l’objet soit sécurisé avant que des spécialistes équipés  des matériels adaptés fassent la visite du lieu.</p>
<p>Car, pense-t-il, s’il existe d’autres objets du genre, il y a lieu de  préserver sa stratigraphie. «Un objet hors contexte n’étant pas un  élément de datation», précise le patron de SALOME SPRL.</p>
<p><strong>Des détails qui ne trompent pas</strong></p>
<p>Se fiant sur les conclusions du Musée des Confluences de Lyon, en  France, avec lequel il a pris langue, Rimani fait une lecture détaillée  de l’objet, laquelle a été soutenue par l’égyptologue Coté, en relevant  que d’après sa forme, son descriptif et sa matière, il s’agit d’un  couvercle de Vase canope. Les Vases canopes étaient utilisés pour  conserver les organes internes des Pharaons à leur mort: l’un pour le  foie, les autres pour les poumons, les intestins et l’estomac. Quatre au  total, ces vases représentent les quatre âmes d’Horus l’ancien,  eux-mêmes secondés dans leur tâche par une déesse tandis que le chiffre  quatre représente quatre directions.</p>
<p>Il s’agit d’Amset, l’homme et la déesse Isis qui protègent le Vase  canope contenant le foie et représentant le Sud -celui qui correspond  avec la découverte de Mohamed Betu. Il y a également Hâpi, le babouin,  la déesse Nephtys qui protège le Vase canope contenant les poumons et  représentant le Nord, Douamoutef, le chacal, déesse Neith, protégeant le  Vase canope contenant l’estomac et représentant l’Est tandis que  Qebehsenouf, le chacal, la déesse Selket, protège le Vase canope  contenant les intestins et représentant l’Ouest.</p>
<p>« Ils étaient fabriqués en calcaire, en albâtre, en terre cuite, en  céramique ou en faïence et déposés près du sarcophage, dans la chambre  funéraire du tombeau, sur une chaise ou une cuve», stipule la note de  lecture. Au cours de l’histoire, ajoute-t-on, le nombre de ces vases ne  varia pas mais leur forme, elle, subit une évolution remarquable. Tout  d’abord, assez sobres et ventrus, ils deviendront par la suite plus  élancés à partir du règne d’Amenhotep III – Nouvel Empire – avec des  épaules hautes et une base étroite.</p>
<p>A la basse époque, précise-t-on, leurs formes sont devenues trapues de  la même manière que les couvercles ont également évolué. Car, d’abord  ronds et plats avant de prendre, au Nouvel Empire, la forme humaine,  portant les traits des défunts. C’est à partir de la XVIIIème dynastie,  qu’apparurent les couvercles représentant les quatre fils d’Horus,  quatre génies dont les trois à tête d’animal, une représentation qui se  généralisa à l’époque ramesside.</p>
<p>L’un des quatre vases jamais trouvés nulle part, étant ainsi découvert  au Kasaï occidental, il est fort probable que les trois manquant se  trouvent dans les parages du site où l’autre a été trouvé. C’est là que  les autorités et d’autres scientifiques RD-congolais sont tenus de  remuer leurs méninges en vue de replacer la RD-Congo au centre des  débats innovateurs et que le pays retrouve peut-être une place qui lui  revient au niveau de l’histoire de l’humanité.</p>
<p>La chose a intéressé les milieux politiques et culturels français,  notamment le ministre Frédéric Mitterrand, déjà cité dans ces colonnes  dans l’affaire du panier Kuba, et le député Michel Terrot, président du  Groupe d’amitié France–RD-Congo à l’Assemblée nationale française.  Terrot devait faire le déplacement de la RD-Congo pour s’enquérir de la  situation. Mais il se serait vu refuser le visa.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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		<title>Papa Wemba, Koffi, Werrason : les grands de la chanson</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 13:53:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: JA
Ils font vibrer le Congo, et le monde entier, aux rythmes de la rumba, du &#171;&#160;soukouss&#160;&#187; ou du ndombolo.
Une mégalopole (Kinshasa), beaucoup de chorales religieuses et une jeunesse désespérée par ses hommes politiques… Voilà les trois ingrédients qui font du Congo l’épicentre de la musique africaine. Dès le 30 juin 1960, tout Léopoldville fête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: JA</p>
<p>Ils font vibrer le Congo, et le monde entier, aux rythmes de la rumba, du &laquo;&nbsp;soukouss&nbsp;&raquo; ou du ndombolo.</p>
<p>Une mégalopole (Kinshasa), beaucoup de chorales religieuses et une jeunesse désespérée par ses hommes politiques… Voilà les trois ingrédients qui font du Congo l’épicentre de la musique africaine. Dès le 30 juin 1960, tout Léopoldville fête l’indépendance au rythme de la rumba de Grand Kallé ou de Franco. Au début des années 1970, Papa Wemba quitte le groupe Zaïko et entame une carrière solo. Le rythme s’accélère, et la rumba met le feu à la nuit congolaise.<span id="more-4761"></span></p>
<p>Trente ans plus tard – et après un séjour de trois mois dans les prisons françaises pour aide à l’entrée de clandestins en Europe –, Papa Wemba, 61 ans, continue d’enflammer les clubs de Kinshasa avec son « soukouss » et sa voix haut-perchée. Mais l’un de ses anciens comparses va faire mieux.</p>
<p>Avec ses mélodies à couper le souffle et sa liberté tonale, Koffi Olomidé part à la conquête du monde. Troisième artiste congolais à l’Olympia (2000) – après Tabu Ley Rochereau et Abéti Masikini – et premier à Bercy (2002), « Koffi » impose à Paris et dans toute l’Europe une formidable machine à danser : le ndombolo. Et aujourd’hui, à 54 ans, l’homme à la voix de velours fait toujours chavirer le cœur des dames – son public est à 80 % féminin.</p>
<p>Y a-t-il une vie après Koffi ? À 45 ans, Werrason entretient la flamme du ndombolo. Ses relations avec son aîné sont mauvaises, mais lui aussi a « fait » Bercy. Papa Wemba, Koffi, Werrason… Le Brésil a ses footballeurs ; le Congo ses musiciens. Quel pays peut avoir plus belle ambassade ?</p>
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		<title>Musique:Papa Wemba, retour sous surveillance</title>
		<link>http://www.lavdc.net/portail/2010/07/musiquepapa-wemba-retour-sous-surveillance/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 13:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: JA
Papa Wemba, dont le nouvel album, Notre père, sorti le 6 juillet, vient de charger l’avocat français Manuel Aeschlimann de surveiller son image. Estimant avoir été sali dans les médias après son implication dans une affaire de trafic de visas, en 2003, le chanteur congolais (RD Congo) veut éviter que le scénario ne se reproduise. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: JA</p>
<p><a href="http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2572p040-041.xml4/rd-congo-musique-kinshasa-rumbapapa-wemba-koffi-werrason-les-grands-de-la-chanson.html" target="_blank">Papa Wemba</a>, dont le nouvel album, <em>Notre père</em>, sorti le 6 juillet, vient de charger l’avocat français Manuel Aeschlimann de surveiller son image. Estimant avoir été sali dans les médias après son implication dans une affaire de trafic de visas, en 2003, le chanteur congolais (RD Congo) veut éviter que le scénario ne se reproduise. <span id="more-4759"></span>Son conseil devra donc traquer les propos diffamatoires par une analyse régulière de ce qui se dit et s’écrit sur le maître de la rumba dans tous les supports francophones. C’est un dossier congolais supplémentaire pour Manuel Aeschlimann. Depuis 2009, ce proche de Nicolas Sarkozy est l’avocat de l’ex-vice-président Jean-Pierre Bemba.</p>
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		<title>Interview-Theatre:Faustin Linyekula : &#171;&#160;La congolité n&#8217;est pas une question de sang&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.lavdc.net/portail/2010/07/interview-theatrefaustin-linyekula-la-congolite-nest-pas-une-question-de-sang/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Jul 2010 13:47:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lavdc.net/portail/?p=4757</guid>
		<description><![CDATA[Par Propos recueillis par Tirthankar Chanda
Seul Africain à être régulièrement invité à participer au plus important rendez-vous théâtral français, qui se tiendra cette année du 7 au 27 juillet, Faustin Linyekula présentera une version congolaise de Bérénice. Interview.
Voilà maintenant une dizaine d’années que le Congolais (RD Congo) Faustin Linyekula s’est imposé sur les scènes internationales. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Propos recueillis par Tirthankar Chanda</p>
<p>Seul Africain à être régulièrement invité à participer au plus important rendez-vous théâtral français, qui se tiendra cette année du 7 au 27 juillet, Faustin Linyekula présentera une version congolaise de Bérénice. Interview.</p>
<p>Voilà maintenant une dizaine d’années que le Congolais (RD Congo) Faustin Linyekula s’est imposé sur les scènes internationales. Ses spectacles aux titres intrigants – <em>Spectacularly Empty</em> (2001), <em>Triptyque sans titre</em> (2002), <em>Radio Okapi</em> (2004), <em>Le Festival des mensonges</em> (2005-2006), <em>The Dialogue Series : III.</em> <em>Dinozord </em>(2006),<em> More, More, More… Future </em>(2009) – ont fait le tour du monde. <span id="more-4757"></span>À la fois danseur, chorégraphe, homme de théâtre, performeur, musicien, vidéaste, cet artiste avant-gardiste s’inspire des techniques de la danse contemporaine tout en accompagnant ses spectacles d’une réflexion novatrice sur le rapport entre l’art et les sociétés africaines.</p>
<p>Né en 1974 à Kisangani, Faustin Linyekula s’est initié au théâtre dans les années 1980 grâce aux ateliers organisés par le centre culturel français de sa ville natale. À cause de la guerre civile qui sévit dans sa région, il s’est exilé pendant plusieurs années, avant de revenir s’installer dans son pays en 2001. Il y a mis sur pied une structure pour l’enseignement et la promotion de la danse et du théâtre visuel, baptisée Studios Kabako.</p>
<p>Après Berlin (Allemagne) et Angers (ouest de la France) où <a href="http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN31088brnicesialo0/faustin-linyekula-theatre-theatre-2-gennevilliersberenice-a-la-mode-congolaise.html" target="_blank"><em>Pour en finir avec Bérénice</em></a> a été joué dans sa version <em>« work in progress »</em>, cette nouvelle pièce sera présentée au Festival d’Avignon, du 17 au 24 juillet.</p>
<p> <strong>Jeune Afrique : Vous êtes le seul artiste d’Afrique subsaharienne à avoir été invité cette année au Festival d’Avignon. Si ce n’est pas une consécration, ça y ressemble beaucoup !</strong></p>
<p><strong>Faustin Linyekula :</strong> Ce n’est pas la première fois que je viens à Avignon. J’étais déjà là en 2003 pour présenter un spectacle dans le in. Malheureusement, cette année-là, à cause de la grève des professionnels du théâtre, je n’ai pas pu jouer. Ce fut néanmoins une expérience tout à fait exaltante pour moi, car j’ai pu voter. Pour ou contre la grève. C’était la première fois de ma vie que je votais ! Je suis revenu à Avignon en 2007 avec deux spectacles qui ont été, je crois, appréciés. Je recommence cette année.</p>
<p><strong>Que proposez-vous cette année ?</strong></p>
<p>Un voyage au Congo avec Bérénice. Mon spectacle s’inscrit dans le prolongement du travail que j’ai fait en 2009 à la Comédie-Française où l’on m’avait demandé de monter <em>Bérénice </em>avec les acteurs de la Maison de Molière. Cette expérience m’a permis d’aller vers Racine, d’apprendre à le connaître et à l’aimer, surtout à travers sa langue si belle dans son ordonnance majestueuse­. Je me suis également rendu compte que mon travail sur le théâtre classique ne pouvait pas s’arrêter là. Pour le finir, il fallait emmener Racine dans mon monde, le faire entrer en résonance avec les questions linguistiques, culturelles, politiques qui se posent aujourd’hui au Congo. D’autant que cette pièce, où se joue le destin d’une princesse amoureuse d’un empereur romain qui va la rejeter car Rome ne veut pas d’elle à cause du sang oriental qui coule dans ses veines, se prête à une lecture actualisée.</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui fait de Bérénice une héroïne contemporaine ?</strong></p>
<p>Ce qui m’intéressait chez elle, c’est cette figure d’étrangeté et d’altérité qu’elle incarne. Bérénice a versé son sang pour le nouvel empereur, et pourtant elle reste une étrangère aux yeux de Rome et doit regagner les déserts d’Orient. Elle est en quelque sorte le tirailleur sénégalais avant la lettre ; elle est l’ancêtre des jeunes Africains qu’on expulse à coups de charters.</p>
<p><strong>L’étranger n’est pas très valorisé dans les pays africains non plus…</strong></p>
<p>Vous avez raison. La question d’étrangeté est également pertinente au Congo, où l’on se déchire depuis plusieurs années autour du concept de la « congolité ». L’appartenance se réduit partout à une question de sang, alors qu’elle devrait être à mon sens une question d’histoire partagée. Qu’est-ce qui fait que l’on reste ou non un étranger ? Bérénice pose aussi pour moi le problème du français, qui est la langue officielle de mon pays, alors qu’à peine 20 % de la population la pratique. Je voulais voir comment les acteurs de la pièce, tous congolais, s’empareraient de cette langue, qui est très chargée historiquement et socialement.</p>
<p><strong>Votre approche rappelle ce qu’ont fait un certain nombre d’écrivains postcoloniaux qui se sont saisis des thématiques de la littérature européenne pour les subvertir en les vidant de leurs préjugés impérialistes.</strong></p>
<p>Dans les interstices de l’histoire d’amour triangulaire réunissant Antiochus, Bérénice et Titus, que raconte Racine, j’ai effectivement essayé de glisser une autre histoire, qui commence en 1960. C’est l’histoire des indépendances africaines et des relations compliquées entre colonisateurs et colonisés. Le public pourra par ailleurs entendre pendant le spectacle un enregistrement de Stuart Hall, le grand intellectuel britannique d’origine jamaïcaine qui a été l’un des initiateurs des études post­coloniales dans les universités anglaises. J’ai voulu rendre hommage à Hall en rappelant sa belle réponse à un ami anglais qui s’était étonné de sa présence en Angleterre : « Je suis venu terminer le voyage colonial. »</p>
<p><strong>Vous êtes à la fois chorégraphe et homme de théâtre. Comment vous définissez-vous ?</strong></p>
<p>Comme un raconteur d’histoires, avant tout. Qu’il soit difficile de cerner la forme qu’épousent ces histoires, cela n’a rien d’étonnant, car le territoire mental, mais aussi le territoire géographique, physique, historique que j’essaie de partager, sont éminemment instables. C’est comme si je me trouvais en face d’un tas de ruines, et il me faut construire un abri avec ces ruines. Quand on travaille dans ces conditions, on ne se préoccupe pas de savoir de quelle couleur est la bâche ! J’utilise les moyens qui sont à ma disposition pour raconter ce qui me tient à cœur. Ces moyens peuvent être la danse, la parole ou même une chanson. S’agissant de <em>Pour en finir avec Bérénice</em>, nous serons sept sur scène. Six acteurs et un danseur. Les acteurs prennent la parole pour évoquer le quotidien congolais qui se mêle aux vers raciniens. J’ai jeté mon corps de danseur au milieu de ce brouhaha et de ces ruines. Pour moi, le théâtre est toujours une question de corps : un corps qui parle, qui chante, qui danse, qui crie.</p>
<p><strong>En 2003, vous êtes revenu au Congo, après un long exil qui vous avait conduit sur les routes d’Afrique et d’Europe. Est-ce que le pays natal vous manquait ?</strong></p>
<p>Je suis revenu au Congo quand ma condition d’étranger a commencé à me peser. Je me suis aussi rendu compte que ce ne sont pas les histoires d’exil que je voulais raconter à travers mes spectacles. À partir de ce moment, il était clair pour moi que je devais revenir au Congo, car c’est là que se trouvaient les sources de ce qui me met en branle, pour ne pas dire mon « inspiration », qui est un mot que je n’aime pas trop.</p>
<p><strong>Que pensez-vous des célébrations qui ont eu lieu un peu partout à l’occasion du cinquantenaire des indépendances africaines ?</strong></p>
<p>Vous avez dit « célébration » ? Qu’est-ce qu’il y a à célébrer ? Il suffit de regarder le délabrement autour de nous pour se rendre compte du gâchis humain qu’ont été les cinquante dernières années en Afrique. Qu’avons-nous fait de nos cinquante ans ?</p>
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		<title>France &#8211; Afrique : Le Marché Juteux des Manuels Scolaires</title>
		<link>http://www.lavdc.net/portail/2010/07/france-afrique-le-marche-juteux-des-manuels-scolaires/</link>
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		<pubDate>Wed, 07 Jul 2010 17:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[La France règne en maître sur le marché des manuels scolaires en Afrique francophone 
Par Brigitte PERUCCA
Les ancêtres des élèves africains ne sont plus les Gaulois depuis belle lurette mais la France conserve la haute main sur l&#8217;édition des manuels scolaires de la partie francophone du continent noir. En vertu d&#8217;un partage linguistique hérité de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a title="La France règne en maître sur le marché des manuels scolaires en Afrique francophone" rel="nofollow" href="http://www.afrique-actu.com/article-la-france-regne-en-maitre-sur-le-marche-des-manuels-scolaires-en-afrique-francophone-52283781.html" target="_blank">La France règne en maître sur le marché des manuels scolaires en Afrique francophone </a></strong></p>
<p><strong>Par Brigitte PERUCCA</strong></p>
<p><strong>Les ancêtres des élèves africains ne sont plus les Gaulois depuis belle lurette mais la France conserve la haute main sur l&#8217;édition des manuels scolaires de la partie francophone du continent noir. En vertu d&#8217;un partage linguistique hérité de la colonisation, Hachette International (filiale du groupe Lagardère par ailleurs actionnaire du groupe Le Monde et du Monde Intéractif) y règne en maître, occupe 85% des parts de marché de l&#8217;édition scolaire en Afrique subsaharienne francophone via les deux marques Edicef (Editions Classiques d&#8217;Expression Française) et Hatier International.<span id="more-4613"></span></strong></p>
<p>Bon connaisseur des manuels en cours dans les écoles africaines, le directeur international d&#8217;Hachette International, <strong>Jean-Michel OLLÉ</strong>, observe que l&#8217;histoire enseignée s&#8217;inscrit largement dans les <strong><em>&laquo;&nbsp;sous-régions&nbsp;&raquo; </em></strong>(Afrique de l&#8217;Ouest, de l&#8217;Est, etc.) donnant peu de place aux histoires nationales. En revanche, chaque livre scolaire se doit de refléter une réalité la plus locale possible (à travers les photos du pays, les prénoms qui y sont le plus usités, etc.). Chaque pays ou presque ayant opté pour un découpage différent au collège (en 3, 4 ou 5 ans), l&#8217;heure de la mise en commun entre les pays n&#8217;est pas pour demain.</p>
<p>Réaliser un bon manuel scolaire relève en partie de la gageure. D&#8217;abord à cause de la difficulté à trouver des auteurs. <strong><em>&laquo;&nbsp;Pour être un bon auteur de livres scolaires, il faut avoir de la fantaisie, de l&#8217;imagination et donc disposer d&#8217;une certaine liberté, ce qui est loin d&#8217;être toujours le cas en Afrique&nbsp;&raquo;, </em></strong>explique<strong> Jean-Michel OLLÉ</strong>.</p>
<p><strong>L&#8217;absence de démocratie au bout du compte, très souvent assortie d&#8217;une main mise dirigiste et bureaucratique sur la pédagogie et/ou les programmes, le manque de formation et le faible niveau des enseignants créent un environnement particulièrement peu propice à la créativité. </strong></p>
<p><strong>UNE DÉPENDANCE VIS-À-VIS DES BAILLEURS DE FONDS</strong></p>
<p><strong>Les contenus mis à part, l&#8217;édition des manuels scolaires échappent pour une très grande part aux pays africains qui, dans ce domaine comme dans beaucoup d&#8217;autres, sont soumis au bon vouloir et au rythme imposé par les bailleurs de fonds. </strong></p>
<p>Pauvres, les pays africains n&#8217;ont pas les moyens de commander des manuels. Hormis de rares pays, comme le Cameroun et la Côte d&#8217;Ivoire où l&#8217;achat des manuels repose sur les familles, l&#8217;édition des livres scolaires dépendent quasi totalement de la Banque mondiale le plus souvent, de la Banque africaine de développement parfois, ou des aides bilatérales de temps à autre.</p>
<p><strong>Au mieux, les élèves africains disposent d&#8217;un manuel <em>&laquo;&nbsp;pour trois ou cinq élèves&nbsp;&raquo;</em>, estime Patrick Dubs, directeur général d&#8217;Hachette International, <em>&laquo;&nbsp;les renouvellements étant peu courants&nbsp;&raquo;.</em> Peu de pays possèdent un outil industriel suffisamment performant et 80% des livres sont imprimés hors du continent.</strong></p>
<p>Bien qu&#8217;occupant une position archi-dominante, Hachette subit une concurrence que l&#8217;éditeur juge déloyale. <strong><em>&laquo;&nbsp;Les appels d&#8217;offre &#8211; une douzaine par an &#8211; se font de plus en plus rares&nbsp;&raquo;,</em></strong> explique M. <strong>DUBS</strong> qui se plaint, de surcroît, du fait que la Banque mondiale suscite des candidatures parmi les imprimeurs locaux. Souhaitant voir se développer un marché <strong><em>&laquo;&nbsp;national&nbsp;&raquo;</em></strong> du manuel scolaire, ses experts incitent en effet l&#8217;industrie locale du livre à se lancer… Sans égard pour la qualité des contenus, déplore l&#8217;éditeur. Mais <strong><em>&laquo;&nbsp;plus horrible&nbsp;&raquo;</em></strong> encore s&#8217;avère <strong><em>&laquo;&nbsp;le piratage&nbsp;&raquo;</em></strong> d&#8217;éditeurs locaux. <strong><em>&laquo;&nbsp;Je préférerais avoir de vrais concurrents&nbsp;&raquo;,</em></strong> pointe M. <strong>DUBS</strong>.</p>
<p><strong><a title="Les Africains veulent transmettre leur histoire" rel="nofollow" href="http://www.afrique-actu.com/article-les-africains-veulent-transmettre-leur-histoire-52344876.html" target="_blank">Les AFRICAINS VEULENT TRANSMETTRE LEUR HISTOIRE </a></strong><strong></strong></p>
<p><strong>Décoloniser l&#8217;histoire : tel était le sens et l&#8217;ambition des auteurs de l&#8217;Histoire générale de l&#8217;Afrique, un vaste projet lancé en 1964 par l&#8217;Unesco au lendemain des indépendances, <em>&laquo;&nbsp;pour remédier à l&#8217;ignorance généralisée sur le passé de ce continent et rompre avec les préjugés raciaux&nbsp;&raquo;. </em>Ce grand œuvre, dont le fil conducteur était de <em>&laquo;&nbsp;considérer l&#8217;Afrique comme un tout&nbsp;&raquo;,</em> a été orchestré, entre autres, par l&#8217;historien sénégalais, Cheikh ANTA DIOP, ou l&#8217;ethnologue malien, Amadou HAMPÂTÉ BA, a mis plus de trente ans à se concrétiser.</strong></p>
<p>Toutes les questions délicates, dont certaines sont encore débattues aujourd&#8217;hui, comme l&#8217;origine africaine de la civilisation égyptienne ou la traite négrière, ont été posées pour parvenir à un relatif consensus entre les africanistes.</p>
<p><strong>Le chantier, auquel plus de 350 historiens (dont 80 % d&#8217;Africains) ont participé, a abouti à la publication, de 1980 à 1999, de huit volumes, allant de la Méthodologie et préhistoire africaine à L&#8217;Afrique depuis 1935. Traduits en sept ou huit langues, certains d&#8217;entre eux ont été publiés en version abrégée, souvent traduits en kiswahili, la plus courante des langues africaines mais aussi en hawsa et en peul, pour les mettre à la portée des enseignants africains.</strong></p>
<p><strong>Sur les étagères</strong></p>
<p>Sans succès. Le panafricanisme militant ayant cédé la place aux nationalismes de choc, ce travail de titan est resté dans les mémoires et sur les étagères des ministères. Et rien ou presque n&#8217;a été fait pour transcrire ces travaux dans les programmes scolaires des pays. C&#8217;est à cette tâche monumentale que veut s&#8217;atteler l&#8217;Unesco : concevoir une <strong><em>&laquo;&nbsp;utilisation pédagogique&nbsp;&raquo;</em></strong> de l&#8217;Histoire générale de l&#8217;Afrique.</p>
<p><strong>Le coup d&#8217;envoi de l&#8217;initiative a été donné en mars 2009, après que l&#8217;Unesco s&#8217;est assuré du soutien politique de l&#8217;Union africaine et de celui, financier, de la Libye, qui s&#8217;est engagée à consacrer 1,66 million d&#8217;euros à l&#8217;opération.</strong></p>
<p>Les travaux pratiques ont commencé, jeudi 10 juin, à Tripoli (Libye), avec une première conférence qui réunira, pendant une semaine, historiens, pédagogues, représentants des ministères de l&#8217;éducation, sous l&#8217;égide d&#8217;un comité scientifique d&#8217;une dizaine de membres dont les professeurs <strong>ELIKIA M&#8217;BOKOLO</strong> (République démocratique du Congo) et <strong>SHAMIL JEPPIE</strong> (Afrique du Sud).</p>
<p><strong>Objectif : élaborer, d&#8217;ici à 2012, des programmes pour le primaire et le secondaire, qui intègrent cette histoire panafricaine si peu enseignée dans les établissements. </strong>  <strong></strong></p>
<p>En amont de la conférence, un questionnaire a été envoyé aux pays pour faire <strong><em>&laquo;&nbsp;l&#8217;état des lieux&nbsp;&raquo;</em></strong> de l&#8217;enseignement de l&#8217;histoire. Un premier exploit : 44 sur 53 pays de l&#8217;Union africaine ont répondu.</p>
<p>Un seul indique avoir utilisé l&#8217;Histoire générale de l&#8217;Afrique dans ses programmes : l&#8217;Afrique du Sud qui, après la suppression de l&#8217;apartheid, a éprouvé le besoin de reconsidérer cet enseignement stratégique à des fins de réconciliation nationale</p>
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		<pubDate>Sat, 03 Jul 2010 15:58:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles internationales]]></category>

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		<description><![CDATA[Source: JA
Le musée du Quai Branly retrace l’histoire des cultures  bantoues à travers 170 œuvres d’Afrique centrale.
Les yeux – deux petites fentes – de cet élégant masque en forme de  cœur enveloppé de cornes d’antilope se plantent dans ceux du visiteur.  Recouverte d’une teinture blanche, cette pièce kwélée du nord du bassin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Source: JA</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" rel="attachment wp-att-4565" href="http://www.lavdc.net/portail/2010/07/4564/masque-bantous/"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-4565" title="Masque bantous" src="http://www.lavdc.net/portail/wp-content/uploads/2010/07/Masque-bantous-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Le musée du Quai Branly retrace l’histoire des cultures  bantoues à travers 170 œuvres d’Afrique centrale.</p>
<p>Les yeux – deux petites fentes – de cet élégant masque en forme de  cœur enveloppé de cornes d’antilope se plantent dans ceux du visiteur.  Recouverte d’une teinture blanche, cette pièce kwélée du nord du bassin  du Congo et de l’Ogooué fait partie des trésors que propose de découvrir  le musée du Quai Branly (Paris) dans une exposition consacrée aux arts  d’Afrique centrale.<span id="more-4564"></span></p>
<p>Les 170 œuvres présentées (issues­ pour la plupart de collections  particulières belges et françaises) retracent l’histoire des différentes  cultures des populations de langue bantoue vivant de part et d’autre  des rives du fleuve Congo. Six pays sont concernés : le Cameroun, la  Guinée équatoriale, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la RD Congo et  l’Angola. On répond avec plaisir à cette invitation au voyage guidée par  trois lignes fortes : masques en forme de cœur, reliquaires et statues  d’ancêtres, représentations féminines.</p>
<p>La signification symbolique de ces œuvres est expliquée par 80  documents retraçant la manière dont elles ont été découvertes par les  colo­nisateurs, puis introduites dans des collections privées. Une frise  apporte, tout au long du parcours, des témoignages d’explorateurs  célèbres (Henry Morton Stanley, Pierre Savorgnan de Brazza) et des  éclairages d’ethnologues (Leo Frobenius), de missionnaires…</p>
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		<title>Serge Diantantu- Dessinateur Congolais parle de ses oeurvres</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Jun 2010 16:17:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<title>Cinquantenaire de l&#8217;indépendance &#8211; Les grands espaces aux grands esprits</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 13:59:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>donkayembe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture & Arts]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>

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		<description><![CDATA[ Par Alphonse- Marie Luzayamo(Le Potentiel)
Le monde se trouve entre les mains d&#8217;une infime minorité de dirigeants, de surcroît, membres de sociétés initiatiques philosophiques dont on ne sait rien quand on n&#8217;est pas dedans. Plusieurs dirigeants africains font partie de ces sociétés ; mais ils ne siègent nullement dans le carré très restreint des décideurs de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Par Alphonse- Marie Luzayamo(Le Potentiel)</p>
<p><em>Le monde se trouve entre les mains d&#8217;une infime minorité de dirigeants, de surcroît, membres de sociétés initiatiques philosophiques dont on ne sait rien quand on n&#8217;est pas dedans. Plusieurs dirigeants africains font partie de ces sociétés ; mais ils ne siègent nullement dans le carré très restreint des décideurs de ce monde. Ils sont à la tête de pays pauvres. Alors que leurs maîtres dirigent des pays riches qu&#8217;ils sont parvenus à développer.<span id="more-4456"></span></em></p>
<p>Dans cet ordre d&#8217;idées, Nejib Mekacher renchérit que « le système international est entre les mains d&#8217;une petite élite des pays du Nord qui se réunit et décide des règles globales : le G7, un club restreint qui manque même de légitimité et de représentativité. L&#8217;influence du G24 reste même limitée » (Mekacher, Nejib, « L&#8217;ONU, une vocation à une gouvernance mondiale légitime» in Géopolitique africaine n°26 avril-juin, Pasco, La Garenne-Colombes, 2007, p.206). On ne voit pas très bien où se trouvent les dirigeants d&#8217;Afrique.</p>
<p>L&#8217;Europe, l&#8217;Amérique et plusieurs nations asiatiques développées sont dirigées par des chefs « initiés ». Les Congolais d&#8217;une certaine catégorie croient mordicus que les chefs chrétiens seraient les dirigeants qui conduiraient leur pays vers les cimes du développement. Que nous sachions, le Japon est développé. La Chine est en passe de le devenir. L&#8217;Inde et la Corée du Sud sont de grandes nations émergentes. Ni le Japon, la Chine, l&#8217;Inde ou la Corée du Sud ne sont des nations chrétiennes. Il y a donc un problème qui nous échappe, celui du manque d&#8217;ingéniosité, d&#8217;élites, de leaders, de grands esprits.</p>
<p><strong>NE REVONS PAS</strong></p>
<p>Commençons par notre pays. La République Démocratique du Congo se trouve au bas de la liste des pays pauvres. Pourtant, la Thaïlande qui se situait en 1960 au niveau actuel de développement humain de la République Démocratique du Congo, est classée par le Pnud au 59ème rang mondial ; tandis que la R. D. Congo occupe le 143ème rang (Mayor, Federico, Un monde nouveau, Odile Jacob/Unesco, 1999, p.383).</p>
<p>Y aura-t-il un « miracle africain » comme il y a eu « un miracle asiatique » ?, s&#8217;est interrogé Federico Mayor, alors Directeur général de l&#8217;Unesco. Et nous de nous interroger sur un éventuel miracle congolais.</p>
<p>Depuis 1960, le pays souffre d&#8217;une vraie carence de grands esprits. A tous les niveaux de l&#8217;Etat, le problème semble être posé dans les mêmes termes : sommes-nous sûrs que ceux qui briguent les postes de responsabilités sont ceux-là qui devraient les occuper ? C&#8217;est la case-départ : dirigeants impréparés en 1960 ; dirigeants impréparés aujourd&#8217;hui. C&#8217;est une véritable tragédie.</p>
<p><strong>VIVRE ENSEMBLE POUR RIEN</strong></p>
<p>Rien ne semble avoir changé en cinquante ans d&#8217;indépendance. Les problèmes des Congolais dépassent l&#8217;entendement des dirigeants. Tout est à faire. Tout est à refaire. On se demande ainsi quelle théorie et quelle doctrine embrasser. Une dictature acrimonieuse mobutienne a « tué » le pays, victime aujourd&#8217;hui des pires difficultés pour emprunter le train du progrès, avant celui de la mondialisation. Une «démocrature» a pris le relais. Comme hier, le pays est encore et plus que jamais divisé en deux camps distincts : celui des sbires, panégyristes et thuriféraires, pays où coule le lait et le miel. Une minorité oligarchique dont maints caciques mobutistes se sont positionnés au Parlement de la Troisième République. Ce sont des opportunistes qui ont l&#8217;art de se placer toujours du bon côté. Pour continuer à se servir sur le dos du peuple.</p>
<p>Puis, le reste des Congolais, nivelés par le bas, clochardisés. Et c&#8217;est la rupture de la démocratie et de la culture politique qui font défaut au pays. La culture politique exige un débat politique permanent. Or, hier comme aujourd&#8217;hui, il y a absence total de débat. Aujourd&#8217;hui, la RD Congo est ingouvernable, prisonnière du jeu des intérêts occidentaux et du schéma du Dialogue inter congolais de Sun City et Pretoria : les mauvais gestionnaires et les prévaricateurs ont pris ou repris le chemin du pouvoir. En somme, le pays a été pris en main non par des compétences, mais par des « composantes politiques ».</p>
<p>Les Congolais vivent ensemble pour rien. Leurs problèmes dépassent l&#8217;intelligence de leurs dirigeants. Les Congolais cohabitent pour ménager et servir d&#8217;exutoire aux débats politiques interminables. L&#8217;impolitique a atteint des proportions inquiétantes, notamment avec les débats pseudo idéologiques de bas étage.</p>
<p>Nous avons besoin de dirigeants qui visent le mieux-vivre collectif des Congolais et évitent des maladresses préjudiciables à l&#8217;unité encore très fragile du pays susceptibles d&#8217;engendrer des frustrations inévitables. Prenons un exemple quasi banal et donc imperceptible. Il y a trois langues sur le franc congolais : le français, langue officielle de communication ; l&#8217;anglais, peut être parce que c&#8217;est la langue des affaires dans le monde. Et puis le swahili. Ce n&#8217;est que l&#8217;une des quatre langues nationales de communication sur les deux cent cinquante ethnies congolaises. On a du mal à être moins disant que ça : serait-ce le signe évident de triomphalisme, de conquête, au lendemain du 17 mai 1997. L&#8217;Alliance des Forces Démocratiques de Libération du Congo aurait -elle libéré les Zaïrois de l&#8217;époque ? On ne libère pas un peuple s&#8217;il ne se libère lui-même.</p>
<p><strong>LES FEUILLES MORTES</strong></p>
<p>Maintenant, parlons un peu du continent lui-même. L&#8217;Afrique dispose de tous les atouts possibles pour se positionner en tant que puissance. Mais, à cause de mauvais dirigeants, les Africains meurent de faim comme des rats dans un sac plein de cacahuètes. Le temps presse. Les Africains devraient réagir.</p>
<p>Il y a un devoir de violence que les peuples d&#8217;Afrique, à travers des structures politiques et de la Société civile, doivent imposer aux chefs d&#8217;Etat élus démocratiquement. Ce devoir, à mon sens, consisterait essentiellement à créer un club de chefs d&#8217;Etat des pays démocratiques, libres et épris de paix, dans une structure autre que l&#8217;Union africaine. Bien entendu, il s&#8217;agit ici d&#8217;une démarche pour le moins révolutionnaire, quasi utopique. On peut se demander qui ferait sauter le verrou du carré des dirigeants africains capables d&#8217;abandonner, sinon de trahir, leurs pairs pour fonder une autre structure ? Nous pensons spécialement aux dirigeants de la Namibie, du Ghana, du Nigeria, du Botswana, de l&#8217;Afrique du sud, de la Tanzanie.</p>
<p>Je ne vois pas la RD Congo faire partie de ce carré. L&#8217;intolérance politique affichée par le pouvoir inquiète. La phobie du débat contradictoire est manifeste. Les Congolais ne peuvent jamais exprimer leur mécontentement. Ici comme ailleurs, il faudrait confiner les feuilles mortes dans la poubelle de l&#8217;histoire. Parce que les grands espaces doivent être gérés par de grands esprits.</p>
<p>Ces derniers sont susceptibles de transformer ces espaces en grandes puissances. Il est plus que temps pour nous d&#8217;inventer : une réelle vision politique, nos propres critères de développement, du PNB (Produit national brut), du PIB (Produit intérieur brut) et définir ce qu&#8217;est le développement, ce que représente la pauvreté, non pas nécessairement telle qu&#8217;elle est définie par le Nord. Le vrai développement doit être compris comme l&#8217;antithèse d&#8217;un « enveloppement ». Car, il s&#8217;agit d&#8217;extirper notre mental d&#8217;un carcan morbide, d&#8217;une enveloppe geôlière.</p>
<p>Terminons avec Henry Kissinger qui a écrit que « Singapour, dont les seules ressources sont, littéralement, l&#8217;intelligence de son peuple et de ses dirigeants, affiche un revenu par tête bien supérieur à celui des pays nettement plus vastes et plus favorisés par la nature» (Kissinger, Henry, La nouvelle puissance américaine, Fayard, Paris, 2003, p.20). En Afrique et en RD Congo, c&#8217;est le règne de l&#8217;impéritie et la prévarication.</p>
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